mardi, janvier 31, 2006

Infrarouge: Programme et résultats

Programme (publié avant l'émission)

Ce soir, mardi 31 janvier, à 22H15, la Boillat sera sur la TSR. L'émission "Infrarouge" sera consacrée à la grève et confrontera ses différents acteurs. Sont invités sur le plateau:
  • Maxime Zuber, maire de Moutier
  • Thomas Daum, directeur de Swissmem, industrie suisse des machines, équipements électriques et métaux
  • Sam V. Furrer, chef du développement d'entreprise Swissmetal, en duplex de Zurich
  • Dominik Koechlin, vice-président du conseil d'administration de Swissmetal, en duplex de Zurich
  • Dominique Lauener, directeur de Lauener Décolletage à Boudry et Shanghai
  • Edmond Bailat, ancien directeur des ventes Swissmetal
  • Fabienne Blanc-Kühn, membre du comité directeur d'Unia
  • Nicolas Wuillemin, président de la représentation des employés en grève de Swissmetal
  • Une importante délégation d'ouvriers et habitants de Reconvilier


On ne manquera pas de noter que ni M. Saurländer ni M. Hellweg ne seront là. Ils ont préféré déléguer leurs laquais pour la basse tâche consistant à s'approcher à moins de 50 kilomètres des travailleurs de la Boillat. En plus, ils ne parlent plus qu'à des gens assez intelligents pour être d'accord avec eux (chose qu'ils nomment "dialogue").

N'oubliez pas de vous entraîner dès maintenant à écouter Sam Furrer, Thomas Daum et Dominique Koechlin en utilisant votre boîte à meuh (oui, c'est une publicité commerciale indue. Mais que ferions-nous sans boîte à meuh?).


Résultats (publié après l'émission)

Erreur, grossière erreur, immense erreur! O combien j'ai pu être bête. Mon optimisme sans borne m'a fait lire que Sam Furrer et Dominik Koechlin allaient venir sur le plateau d'Infrarouge, exécuter les basses besognes de leurs suzerains Hellweg et Sauerländer. Mais non, ces deux nobles serviteurs sont encore membres d'une catégorie sociale trop élevée pour s'abaisser à venir voir de près leurs subordonnés.

Si l'on devait trouver les pensées de ces deux petits truands à la tête qu'ils faisaient, peu de doutes qu'elles se rapprocheraient de ceci:
"Les gueux, voyez-vous, crient aux pieds des fenêtres, les pieds dans la boue. Jamais on ne les laisse monter à l'étage salir le beau tapis (à part la femme de ménage sous-payée)."

Le mépris dédaigneux du larron Koechlin se lisait assurément sur son sourire, son visage trônant au-dessus du plateau de télé sur un écran géant, arborant l'air triomphal de celui qui a enfin vaincu sa constipation.
Quant à Sam Furrer, il a été bombardé il y a peu chef de la communication à Swissmetal. Le grand homme sait en effet tout faire, et là il se trouve que pour écrire et prononcer toutes les âneries de la direction, un coûteux plein-temps se justifie pleinement. A ce tarif, il aurait tout de même plus se déplacer à Genève. Ah Sam, son air aggressif de vendeur d'abonnement de téléphone à la criée. Sam, son petit accent de HEC Saint-Gallois. Sam, sa méconnaissance totale du dossier Swissmetal.


Quelques perles de la soirée

La palme revient bien sûr à Sam Furrer. Un communicateur professionnel, c'est imbattable: "Les grévistes portent un grave préjudice à la Vallée de Tavannes".
Dans la Vallée de Tavannes, tout le monde soutient pourtant les grévistes. Une vallée de fous furieux qu'on vous dit.

Monsieur SWISSMEM, Thomas Daum, a marqué par son sens de l'esquive. S'il faut désigner un porteur d'eau de la direction, on lui remet le prix sans hésiter. Quand on lui demande si oui ou non le protocole d'accord a été respecté, il répond:
"Il y a des questions auxquelles on ne peut pas répondre par oui ou par non".
Eh oui... Euh, non! Enfin, ni oui ni non. Quoique, p'tet ben qu'oui, p'tet ben qu'non. Et un peu plus tard, il donne son petit coup en-dessous de la ceinture:
"Vous les syndicats, vous parlez toujours de solidarité. Maintenant, il y a un front entre Reconvilier et Dornach".
La sauvegarde de Dornach passe par la bonne santé de Reconvilier. Ce n'est pas encore clair on dirait.

Maxime Zuber, maire de Moutier, a mis le doigt sur l'indignité de la direction de Swissmetal: "Si la stratégie de la direction était la bonne, M. Sauerländer serait là pour la défendre".
Karl me fait signe qu'il est d'accord.

Un qui le connaissait bien, le dossier, contrairement à MM. Furrer et Koechlin, c'est Edmond Bailat. Le savoir-faire Boillat, et la haute qualification de ses vendeurs n'ont pas été un vain mot lorsqu'il a parlé. La place des presses et de la fonderie, c'est clairement Reconvilier pour le téléspectateur moyen, maintenant. Médaille en chocolat pour ce monsieur qui aura fait ce qu'il pouvait:
"La fonderie de la Boillat est neuve, et aux normes européennes, ce qui est très rare. A Dornach, c'est Germinal. On se croirait au XIXe siècle. Vous appelez logique industrielle transférer ce qui est bon et ce qui est neuf dans un endroit insalubre".
"Selon les études qui ont été menées, mettre la nouvelle presse à Dornach coûterait 34 millions. La mettre à Reconvilier coûterait 22 millions".
Vous avez bien lu. Et ce ne sont pas des bêtises.

Dominique Lauener, quant à lui, a tenté de calmer un peu le jeu, mais prend parti pour les grévistes. Le prix du bon sens bien terre à terre pour la réplique ci-dessous. Quand Romaine Jean veut savoir s'il demande la démission de Martin Hellweg, il répond:
"Ecoutez, ce monsieur a eu deux grèves sur le dos. La confiance de ses employés est totalement détruite. Et sans les employés, on ne fait plus rien".
Seul M. Hellweg et sa clique n'ont pas compris ça.

Mais les grévistes se battront pour se faire comprendre. Chaque mensonge de leur direction leur donne un peu plus de force, et leur direction ne sait que mentir. Si la sincérité était visible quelque part ce soir, c'était chez ces travailleuses et travailleurs de la Boillat, qui parlent peut-être moins bien que la brochette d'universitaires présents, mais qui ont un coeur gros comme ça.

12 Comments:

Anonymous Annie Constantin said...

Bonjour à tous,
J'ai admiré votre détermination en 2004. "Remettre çà" en ce début d'année, démontre un courage et une volonté de survie exemplaires. je ne peux que vous encourager à continuer. il serait temps que les patrons descendent de leur Olympe. Les bénifices indécents versés aux actionnaires au détriment du petit peuple, les délocalisations et les licenciements qu'elles engendrent, çà suffit. Votre combat est un exemple pour les travailleurs méprisés depuis trop longtemps. Je suis chômeuse en fin de droit et épouse d'un ex-président de la FTMH Transjurane, membre du comité Unia de cette même section, chômeur en fin de droit lui aussi. A 61 et 59 ans, nous avons peu d'espoir de retrouver un emploi. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas penser aux autres, à leur combat. Alors, continuez! J'espère que votre mouvement fera école dans d'autres entreprises.
Bonne journée à tous, si cela est possible. Sachez que nous sommes nombreux à vous soutenir. Moralement, et, dans la mesure du possible, financièrement.

janvier 31, 2006 7:45 PM  
Anonymous Anonyme said...

Bonjour !

Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne connais personnellement aucun membre de la Direction, du Conseil d'administration ou un employé de Swissmetal. Je donne mon avis, en étant donc totalement externe à ce dossier, et en toute objectivité.

Mon message s'adresse à Karl qui, visiblement, n'a pas tout compris le fonctionnement d'une entreprise.

Il parle de MM Saurländer et Hellweg en tant que grands manitous.

Karl, juste une chose, l'autorité suprême d'une entreprise n'est pas sa direction mais son Conseil d'administration (CA). Le(s) membre(s) de la direction ne sont là que pour appliquer et faire appliquer les décisions stratégiques et opérationnelles prises par le CA.

Le CA n'est pas au service de la direction. C'est exactement le contraire, ceci dit juste en passant.

Si je suis administrateur et que mon entreprise est au bord de la faillite comme c'était le cas pour la Boillat il y a quelques mois, je serais content de voir quelqu'un arriver avec un groupe d'investisseurs prêts à débourser 50 millions de francs. Je lui ferais moi aussi confiance. Je comprends donc que les membres du CA de Swissmetal fassent confiance à M. Hellweg, puisqu'il a déjà sauvé cette entreprise de la faillite.

De plus, je pense que ce n'est pas aux employés d'une entreprise de décider quels sont les bons ou les mauvais choix stratégiques à faire. Il y a des gens qui sont nommés, payés (et même très bien payés), pour faire ça.

Si un employé juge que son chef fait des mauvais choix stratégiques, rien ne l'empêche de chercher du travail ailleurs. Mais il n'a pas le droit de demander la tête du directeur parce qu'il n'est pas d'accord avec sa vision de management.

Pour terminer, je trouve que l'intrusion des politiciens dans cette affaire est très malvenue. Pour ma part, je vois ça comme une tactique électoraliste et purement démagogique. Je me demande comment réagirait M. Zuber si quelqu'un appartenant au monde économique venait lui dire comment il doit gérer la commune de Moutier, dont il est maire ????

Les économistes ne se mêlent pas de politique alors que les politiciens s'occupent de leur domaine.

Par contre, je retiens l'excellente idée de M. Lauener qui prône la nomination d'un médiateur externe non politique pour faire le "joint" entre les employés et la direction.

J'espère qu'une solution aboutira et ceci très rapidement. Il en va du tissu économique du Jura Bernois tout entier. Beaucoup de sous-traitants sont déjà pris à la gorge par cette grève.

Voilà, salutations à tous...

février 01, 2006 1:56 PM  
Anonymous Anonyme said...

Comment réagirier vous si vous aviez travaillé dans une entreprise pendant 40 ans et qu'on vienne faire des choix de restructuration tel que M. Hellweg est entaint de faire déplacer une fondrie qui fait gagner de l'argent tout ça pour sauver le cul au site de dornach si vous écoutiez tout se que la diréction dit et que vous le regroupiez le resulta serais que on restructure Boillat on prend tout se qu'on peut servir pour dornach Sans les employer parceque si vous ne parler pas allement pas possible de rentrer sur le site dornach et le reste on le vend comme sa on essaye de sauver dornach et la direction dirra merci Boillat d'avoir été si con alors déffender la boillat aussi longtent qu'il le faudra c'est sur que sa vat faire des dégat mais au moin le jura bernois la boillat se serra battu et toujours avec la tête haute Bravo Medames et Messieurs employer de la boillat.
La boillat est à qui?

février 01, 2006 11:03 PM  
Blogger Karl said...

A vous!

février 01, 2006 11:46 PM  
Anonymous Anonyme said...

Réponse au Monsieur qui donne des leçons d'économie...
Les milieux économiques font de la politique, toujours, intensément. Pour obtenir des conditions cadres qui conviennent, et surtout pour préserver la richesse accumulée. Il s'agit d'éviter de la partager toujours moins, par exemple par des baisses d'impôts.
La politique, quand à elle, doit intervenir dans l'économie. Pour la régulariser, et pour protéger les intérêts des enployés. C'est ce qu'elle fait à la Boillat, sur demande d'ailleurs du Conseil d'Administration, et c'est bien...
Michel

février 02, 2006 3:55 PM  
Blogger Karl said...

Tout à fait, Michel.

Le libéralisme économique absolu, où l'Etat a pour fonction unique de protéger la propriété privée, n'est qu'une fiction, une théorie bancale.

Les penseur néolibéraux, comme Hayek, Friedman, ou encore Buchanan, croyaient avoir prouvé que l'Etat n'était pas nécessaire à la régulation du marché. Pour eux, un marché économique en concurrence parfaite créait, par le jeu de la concurrence et les lois de l'offre et de la demande, ses propres règles, qui étaient optimales. L'intervention de l'Etat, dans leur théories, ne pouvait qu'éloigner le marché de cet optimum.

Bien sûr, de telle théories sont fausses, et vouloir les matérialiser dans la réalité est très dangereux.

Prenons l'exemple de la pêche. Des pêcheurs artisanaux gagnent leur vie en pêchant dans la mer X. Un beau jour, des pêcheurs industriels pêchent là. Ils pêchent en plus grande quantité, gr^ce à leur infrastructure, ce qui augmente l'offre sur le marché, et fait baisser les prix du poisson. Leur commerce industriel est néanmoins rentable, parce que le prix de revient du poisson au kilo est plus bas que celui des pêcheurs artisanaux. Les pêcheurs artisanaux doivent donc proposer le produit de leur travail à un prix plus bas, c'est-à-dire qu'avec leur matériel, ils doivent pêcher plus. Les prix baissent donc encore, parce qu'ils font augmenter l'offre... Le cercle vicieux est ouvert. A quoi mène-t-il? A l'épuisement des ressources de la mer X. Bravo.

Voilà le résultat d'une économie sans régulation politique. Dans cet exemple, la régulation politique consiste à fixer un quota de pêche et à le faire respecter.

De plus, Maxime Zuber doit bien rire s'il a lu ce monsieur, qui prétend que les chefs d'entreprise de s'occupent pas de ses affaires de maire de Moutier...

Quant à moi, je ris bien quand ce monsieur m'enseigne ce qu'est un CEO. Il pourrait se rendre compte qu'un CEO, qui est donc le directeur exécutif, a beaucoup de pouvoir par rapport au conseil d'administration. Le CEO prend toutes les décisions opérationnelles, au jour le jour, tandis que le conseil ne se réunit que parfois, pour définir une stratégie, sur base, entre autres, de donnée fournies par le CEO. De plus, M. Hellweg est membre du conseil d'administration de Swissmetal, en plus d'être CEO. Enfin, l'ex-président du conseil d'administration de Swissmetal, François Carrard, est parti en toute discrétion, pour être remplacé par Friedrich Sauerländer, un homme plus en accord avec Martin Hellweg, semble-t-il. Quel est le rôle de ceux ont recapitalisé Swissmetal dans ces choix? Quel est le but de ceux qui ont recapitalisé Swissmetal? Faire vivre l'entreprise ou récupérer leurs billes au plus vite, quitte à démanteler le groupe?

février 02, 2006 6:54 PM  
Anonymous Noname said...

Je persiste et signe en répondant aux intervenants que les politiciens n'ont pas à se mêler d'un conflit dans une entreprise "privée". Si c'était dans une entreprise au service public, je ne discute pas. Ce n'est pas le cas en l'occurrence.

Les politiciens sont là pour s'occuper de politique, fédérale, cantonale ou communale. Il me semble d'ailleurs qu'ils ont déjà bien assez de mal dans leurs domaines respectifs, en voyant la panade dans laquelle les cantons, communes et la Confédération se trouvent.

Qu'ils se limitent donc à faire ce pourquoi ils ont été élus !

Les politiciens ont voulu se mêler de l'affaire Swisscom (je pourrais ajouter Swissair, BCV, etc.) il y a quelques semaines, le résultat a été plutôt éloquent, non ?

En parlant d'élections, j'ai lu avec le sourire l'annonce de candidature de Maxime Zuber pour les prochaines élections. Comme par hasard ;-)....

Pour la définition d'un CEO (Chief Executive Officer = PDG en français), je sais très bien ce qu'on attend de lui, merci.

Le fait que M. Hellweg soit renvoyé et qu'un autre CEO lui succède ne changera rien au problème. Le nouveau CEO appliquera lui aussi les décisions du CA du groupe.

M. Furrer l'a répété l'autre soir : le CA veut travailler sur les 2 sites. Partant de là, ça n'est pas aux employés de dire "ce site est plus rentable que l'autre pour le domaine ABC et l'autre site est plus rentable pour le domaine DEF".
Chacun son job !

Une entreprise ne fait pas dans le social. Le but d'une entreprise est de fournir des prestations pour en retirer des bénéfices.

Voilà la réalité économique...

Que ceux qui ne sont pas d'accord avec ça ouvrent leur propre entreprise, ils verront bien.

février 02, 2006 8:31 PM  
Anonymous Anonyme said...

Et bien j'espère pour tout le monde que vous n'êtes pas chef d'entreprise car vous êtes certainement un hellweg No 2 et peut être même que vous n'habités pas la vallée parceque ces jours il y a un telle élant de solidarité vous ne savez surement pas se que c'est....
La boillat vivra

et moi non plus je ne travail pas à la boillat mais j'ai tout à perdre aussi ......La vallée
Courage

février 02, 2006 9:45 PM  
Blogger Karl said...

On croirait effectivement presque que le monsieur un peu plus haut se nomme Sam Furrer et veut nous faire sa com' ici. D'où mes réponses un peu sèches, et référencées.

Etes-vous un patron d'entreprise monsieur? Sur quelles bases sérieuses, au-delà de l'idéologie basique que vous déployez, justifiez-vous vos considérations?

Les principes, du genre "un politicien ne se mêle pas d'économie" sont des affirmations péremptoires. Il faudrait nous expliquer pourquoi elles vous semblent justes. Le fait que Maxime Zuber cherche à tirer un profit électoral de la grève, cela n'étonne personne: il fait son métier de politicien, ni plus ni moins, sans votre cynisme. Je suis surpris que vous le lui reprochiez.

En tous les cas, il est triste de constater que vous n'avez pas saisi le fond du problème, malgré vos explications paternalistes.

Les employés de Swissmetal ne sont pas des cas sociaux, contrairement à ce que vous prétendez en croyant énoncer une vérité, et en disant qu'une entreprise ne doit pas faire dans le social. Une entreprise ne doit pas faire dans le social, oui. Mais la Boillat ne fait pas dans le social. Votre argument est donc faux jusqu'à preuve du contraire.

La Boillat est un site rentable, "un fleuron" disent de nombreuses personnes. Le CEO et son conseil d'administration ne font que détruire la rentabilité de ce site (lisez ce que disent les clients), tout en ne permettant nullement au site de Dornach de le rejoindre dans les chiffres noirs. Voilà la réalité. Si vous voulez qu'on vous donne raison, prouvez-nous le contraire. Dire que le CEO ne se trompe pas sur ses décisions parce qu'il est CEO manque vraiment de solidité. Connaissez-vous Werner K. Rey? Suivez-vous le procès Enron? Expliquez-nous donc pourquoi M. Hellweg ne se trompe pas autrement qu'en disant que c'est parce qu'il est CEO. Un ouvrier peut savoir beaucoup de choses sur une entreprise, que son patron ignore. Un patron intelligent cherchera à mettre ce savoir à profit. Ce n'est assurément pas le cas de M. Hellweg.

Démonter la fonderie de Reconvilier, qui est exceptionnellement moderne et performante au niveau européen(ceci en s'appuyant sur des soi-disant études qui "oublient" l'existence d'une partie de ladite fonderie), pour la remonter à Dornach, dans des locaux où une telle opération est impossible: cela tient au mieux du mensonge, au pire de la méconnaissance crasse.

Ni l'un ni l'autre ne doivent être des choses qui participent du jugement d'un CEO sérieux. En cas de méconnaissance, vous comprendrez aisément pourquoi. En cas de mensonge, il faut se demander quel est le but. Essayez de répondre à la question: Si la fonderie de Reconvilier est déplacée, et n'est pas implantable à Dornach, quel est le but de cette suppression?

Monsieur, justifiez vos affirmations comme nous justifions les nôtres, sur des faits, et sur la raison, et nous vous prêterons toute notre attention.

février 02, 2006 10:09 PM  
Anonymous Anonyme said...

Bravo Karl,
Je vais tout les jours à la boillat et quant je vois les ouvriers et ouvrières aussi détérminés à sauver leur entreprise et que des personne se permettent de donner des leçons qui ne sont même pas basés sur la réalitée j'ai les nerf qui lache vous devriez monsieurs peut être venir à la boillat et discuter un peut avec les gens vous changeriez peut être avis à moin bien sur que vous soyez un chef d'entreprise, mais soulignon qu'il reste encore des patrons qui veulent gagner de l'argent en travaillant dur et en collaborations avec les ouvriés sinon ou irions nous.

Saluons le dévouements au employers de boillat

février 02, 2006 10:40 PM  
Anonymous Anonyme said...

Bien entendu toujours pas d'accord avec Noname.
L'Etat et la politique ont à intervenir dans l'économie.
Lorsque Werner K, Rey, qui a créé en son temps Swissmetall, se casse la figure, un trou d'1 milliard de francs a été épongé par le contribuable bernois.
Lors que des gens sont licenciés, cassés psychiquement ou physiquement par des entreprises qui ne les respectent pas, ils sont alors à la charge de la collectivité, assurance-chômage ou assurance-maladie.
L'Etat, qui représente la collectivité, se doit de prévenir et d'empêcher de tels agissements.
C'est le cas pour la Boillat. Un système capitaliste a dû apprendre à respecter certaines règles pour ses ouvriers.
Le système néo-libéral s'en moque. Et parce qu'il détient le capital, il refuse de considérer le capital humain qui crée aussi sa richesse. Il s'agit donc de lutter, et la grève est un moyen, pour obliger le capital financier à rendre à César et aux autres employés ce qui leur revient...
Michel

février 03, 2006 11:01 AM  
Anonymous Anonyme said...

Il m'est venu une idée durant l'émission. Si M. Hellweg et le "CEO" étaient au bord du gouffre financier,par exemple 50 millions, que feraient-ils pour s'en sortir?
Ils proposeraient au CA et aux divers actionnaires d'investir encore 75 millions dans un projet fallacieux de regroupement d'activités, de déplacement de fours,de déplacement de centre de compétence, de construction de nouvelles halles modernes et sur-équipées,plus c'est gros plus ça passe,et tout cela sur un nouveau site où l'on ne voit pas ce qui existe déjà, entre apéritifs et petits fours histoire d'endormir les investisseurs avide de gains. Ainsi M.Hellweg et le CEO pourraient renflouer leurs dettes et quitter doucement la scène, en vendant ou pas l'entreprise, comme l'avait fait en son temps un certain Werner K Rey.
Messieurs les actionnaires n'ayez crainte ce scénario ne sort que de mon cerveau,et ne se termine pas encore aux Bahamas, mais de grâce arrêter de croire aux chimères et promesses de gain illusoires du "CEO", profitez de ce que vous offre une entreprise qui rapporte comme LA BOILLAT et faite votre boulot, retirez votre confiance à un "CEO" désolant de contradictions en fait partie. Merci

Il faut savoir lutter pour ses idées et ne se décourager jamais. X.S.

février 04, 2006 2:47 PM  

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