vendredi, février 10, 2006

Vendredi, Michel siffle, Martin persiffle

Samedi 11 février
MANIFESTATION DE SOUTIEN AUX GREVISTES
15H30, Reconvilier, parking de la Boillat
>>> VOTRE PRESENCE EST NECESSAIRE <<<



Bühler fait résonner la 1

Ce soir, Michel Bühler donnait un concert de soutien aux ouvriers de la Boillat. Infatigable, il se déplace toujours pour la juste cause... Les grévistes méritaient bien de souffler un peu ce soir, merci Michel!
Bon, des fois, il a de ces chansons déprimantes Michel Bühler...'Faut pas trop lui en vouloir, c'est le monde qui est comme ça. Et elles sont très jolies! Mais perso, une petite disco années '80... Aïe, je vais recevoir des courriers de menaces si je continue sur cette voie!


Ousk on é?

Dos Formatted, repris des commentaires (tu as gagné, "Solidarité" ;-P ):

"Cette rupture était froidement planifiée par Hellweg, tout comme la (ré-)acquisition de Busch-Jaeger, depuis longtemps, et son sbire Sauerländer fait le clown avec Deiss pour faire passer le temps. Il fera peut-être aussi la même chose avec papi Ragusa, pendant que les initiés s'engraissent. Il fallait à ces calculateurs juste trouver le moment optimal pour faire passer le message. Là les grévistes ont donné un prétexte.
Les guerres ont presque toujours été lancées pour des prétextes fallacieux. S'il y a plainte, il auront beau jeu de rappeler qu'ils auront donné toute leur chance à leur chers employés. Il est beau le libéralisme! J'ai vécu un cas semblable de l'intérieur, alors je suis encore plus écoeuré de voir ce qui arrive.

J'ai lu quelque part que Hellweg et Sauerländer sont des incapables. Pas du tout. Ils sont intelligents, implacables, malhonnête et sans éthique. Ils renieraient leur père et leur mère pour Dieu le Fric. On ne peut pas négocier avec des gens comme ça. Sauerländer nous a tous trompé. Tenez-bon les gars et ne vous faites pas un cancer à l'estomac. Il y a certainement des jours meilleurs pour les gens corrects, avec ou sans laiton Boillat."

Je ne suis pas totalement d'accord avec Dos Formatted (au nom poétique et au verbe intelligent: il est pas si formaté que ça. Et pas si Dos en fait). Certes, les grévistes ont donné le prétexte. Mais avaient-ils le choix? Ils pouvaient lancer leur grève ou se taire et se faire virer par petits wagons dans les mois suivants.
Un prétexte, la direction en aurait trouvé un autre, ils sont assez verreux pour ça. Tellement verreux en fait, qu'il ne reste que des vers, et rien à bouffer. C'est pour ça que Sauerländer enrage à cause des pic-nics à la Boillat: il est jaloux ce petit teigneux affamé.


L'action s'actionne

L'action UMS (Swissmetal) a clôturé en hausse de 13,8%, ce qui est une hausse importante. Hors bourse, il y a eu un échange de 300'000 actions, soit un peu moins que 5% (à 5% et plus, il est obligatoire de faire connaître le nom de l'acheteur). Qui a vendu ces actions? Qui les a achetées? Ont-elles servi à financer une partie de l'achat de Busch-Jaeger? Un des actionnaires ayant plus de 5% a-t-il souhaité passer la barre des 10%?

Tout cela est obscur, très très obscur. L'action UMS monte, certes, mais semble assez peu stable. Si quelques infos sur les magouilles financières de la direction de Swissmetal filtrent, par exemple dans la NZZ, le château de cartes pourrait bien s'effondrer.

Cette histoire de rachat est une pièce de théâtre dont le bouffon s'appelle Fridou et le marionnettiste Martinou, ne l'oublions pas. Ils prétendent que Busch-Jaeger offre 90% de la palette des produits de la Boillat, mais c'est un mensonge, un de plus: si c'était le cas, les clients de la Boillat n'essaieraient pas de la défendre. Actionnaires, vous vous êtes faits avoir, vous voilà prévenus.

On comprend maintenant pourquoi Sauerländer a fait un caca nerveux en lisant les révélations du Temps sur l'état financier de l'usine de Dornach: les chiffres sont vrais (évidemment) mais il ne faut pas, surtout pas, que les actionnaires l'apprennent. Oulala ça ferait mal, ça!


La "stratégie"

Au moins, cette fois, la stratégie de M. Hellweg et sa bande de petits malfrats est bien dite: la Boillat, ils n'en veulent pas. On avait beau l'expliquer, personne ne voulait le croire vraiment. Eh bien là, pourtant, il va bien falloir le croire.

Comme dit, la Boillat ne peut pas être rapidement démantelée, étant donné que le terrain sur lequel elle est bâtie doit être dépollué avant d'être revendu. Donc, il faut laisser une activité là. L'idée, exprimée dans la "stratégie", au moins dans les 5 ans, est de garder à Reconvilier un centre de finition, de stockage et de distribution pour les décolleteurs de l'arc jurassien. La direction disait "un centre de compétence de décolletage". Maintenant, "un centre de compétence pour le 'finishing fils et barres' ". Bref, un gag comparé à ce qui existe actuellement. En langage décodé, on devrait presque dire "un gros entrepôt". Allez, disons 60 emplois, comme Sam Furrer semble l'avoir craché dans un lapsus. Mais c'est un maximum. Et quels emplois? Plus de développement, plus de cadres dirigeants. Des ouvriers qui doivent se taire sous la dictature d'un ou deux kapo (déjà en lice d'ailleurs): ça devrait être ça, le "centre de compétence".

Donc, à ceux qui se demandent si les grévistes ont fait le bon choix:
Ils ont choisi de risquer de se retrouver au chômage (où de s'en aller) environ une année plus tôt que prévu par la direction. Rien de plus, rien de moins. De toute façon, ils sont les seuls membres de Swissmetal à vouloir faire vivre la Boillat.
Si quelqu'un n'a pas encore compris ça, il faut qu'il sorte de sa caverne, et achète un journal.


Revoilà Le Temps

Jean-Claude Péclet semble avoir vraiment changé d'avis sur la direction de Swissmetal. Il n'est peut-être pas aussi branché que ça finalement, JCP. En tout cas, son allusion technologique du jour, avec l'ordinateur portable, n'est pas là pour mettre en valeur l'aura du prophète Hellweg cette fois. Au contraire.

Le fait que F. Sauerländer aille baver sur Le Temps à la RSR a dû passablement énerver le rédac-chef et JCP, puisqu'ils en remettent une couche, en éditorial cette fois. JCP semble avoir bien compris, enfin (!), que cette grève n'est pas un jeu de vilains qui travaillent avec leurs mains. Et il a bien compris que Hellweg, Sauerländer et leur club de vautours se foutent de tout le monde, y compris de lui. Bref, Jean-Claude Péclet veut la tête de Hellweg et Sauerländer. Nous aussi, avec du persil dans les narines et une rondelle de citron entre les dents.

Un malentendu à régler toutefois, cher nouvel ami JCP: à la Boillat, les gens sont clairement conscients que le savoir-faire de la Boillat n'est pas impérissable. Il n'appliquent pas une recette de grand-père depuis 150 ans, comme le ferait, je ne sais pas, un artisan luthier. Au contraire, ils sont toujours à la lutte pour développer de nouvelles technologie et renouveler leur savoir-faire, et très conscients de la concurrence.
Simplement, jour après jour, la direction leur vampirise les moyens de ce développement et de ce renouvellement. Le CEO fait dans le transfert de techologies, en gros. A se demander s'ils racontent les petits secrets de la Boillat depuis longtemps à leur "concurrents" devenus "partenaires" de chez Busch-Jaeger. Je suis mauvaise langue? Vous croyez?

Ce sera tout?

Non, bien sûr. J'ai dû bosser pour autre chose toute la journée alors là je m'exprime, na! Surtout qu'on a envie de crier, quand on voit l'équipe dirigeante de Swissmetal faire ses coups pourris, toujours dans le dos. C'est un métier, y a pas à dire. Etre une ordure à ce point, il doit en falloir de l'entraînement. Grévistes de Swissmetal, vous qui avez l'amour du travail bien fait, avouez que c'est de la belle ouvrage.

Là, donc, je parle parce que voilà, j'en ai envie. Vous n'êtes pas obligés de lire, hein! Enfin, les clients de la Boillat ont dit deux choses:

  1. Ils veulent rester clients de la Boillat et n'ont pas envie d'aller faire leurs emplettes chez Busch-Jaeger ou ailleurs.
  2. Ils veulent faire leur emplettes à la Boillat dès lundi.

Ce délai, lundi, c'est un petit coup de couteau dans le dos... Ils ont leurs besoins, d'accord, mais enfin, lundi, c'est après dimanche, pas comme mardi. Surtout que lundi, on dirait que Hellweg et ses potes ont envie de faire un coup de force (Sauerländer ne disait pas le contraire il y a peu. Oui bon, c'est Sauerländer... s'il dit la vérité, où va le monde?). Une histoire de camions, qui voudraient venir chercher de la marchandise, et tout ça. La police cantonale commence d'ailleurs à s'intéresser de près, l'air de rien, à la Boillat.

Donc, lundi, méfiance. Citoyens de Reconvilier et d'ailleurs, votre désobéissance civile ne vous coûte rien, sachez-le. Quand José Bové va arracher un champ de maïs transgénique, il convie 1000 personnes, qui arrachent chacune un plant. Comme ça, au lieu de faire un procès à une personne pour 1000 plants, il faut faire 1000 procès à 1000 personnes, pour un plant chacune. Vous imaginez le tableau. Hahaha, ça me fait marrer tiens! Il y a des fois des combines drôles à faire, dans la vie.

Bon, moi je dis ça, mais je ne dis rien, hein. C'est juste des idées comme ça, qui me passent par la tête. Je suis un rigolo, comme vous savez.


Et encore...

Ben oui, je ne me calme pas. Je n'ai pas eu le concert de Michel Bühler moi. Je suis frustré! Là, j'écoute des MP3 (pas piratés, je vous jure!) de ses morceaux. "Vulgaire" est de circonstances je crois. "Ainsi parlait un vieil indien aussi"... Les temps changent, mais pas tant que ça.

Donc, Fridou "toudur" s'est bien moqué de Joseph Deiss, on dirait. Mais Rolf Bloch semble avoir digéré la blague, et s'apprête à se mettre au boulot. Servira-t-il à quelque chose? Il va en tout cas essayer, et on lui souhaite bien du plaisir. Vous vous rendez compte? Il va aller discuter avec M. Hellweg et sa clique, comme ça, en tête à tête. Je lui recommande un aspivenin, beaucoup de prudence, un masque respiratoire. Sinon, une barre de Ragusa.

Et encore, l'édito du Juju pour encourager les grévistes. Le Temps, quant à lui, fait profil bas et relate les événements dans cet article, et celui-ci.

14 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Bonjour à tous,

Chers habitants de Reconvilier et d'ailleurs, si vous ne savez pas quoi faire lundi je vous invite cordialement à venir nous soutenir dans notre lutte, un petit rassemblement devant les deux usines ce serait sympa non? Histoire de médire encore un peu plus ces tordus du CEO...!!! Et surtout de nous permettre de garder notre matière. Hahaha Continuons notre lutte camarade, elle est juste. Alors à lundi n'oubliez pas d'amener un petit pique-nique et du thé chaud Fridou le Fou sera content

février 11, 2006 8:30 AM  
Anonymous Anonyme said...

Chers décolleteurs, clients de Swissmetal, le temps est venu de changer de stratégie si vous voulez continuer à être livrés par la Boillat (et pas par Busch-Jaeger!). Le sort de la Boillat est désormais entre vos mains. Puisque la direction de Swissmetal est convaincue que les produits de Busch-Jaeger soient identiques à ceux de la Boillat, il faut explorer toutes les pistes pour sortir la Boillat de Swissmetal, si l'on ne veut pas qu'elle devienne un simple lieu de stockage et de production de pointes de stylo! La grève, qui vous prive de produits que vous appréciez tant, est désormais là pour vous le rappeler! Jusqu'à aujourd'hui, vous en étiez les victimes, devenez encore plus des acteurs maintenant, après vos efforts déjà remarquables! Les ouvriers de la Boillat travailleraient volontiers pour vous, mais vous comprenez sûrement qu'ils ne bougeront désormais même plus le petit doigt pour Swissmetal. Et ne placez pas trop d'espoirs dans le processus de médiation. Sans vouloir mettre en doute les compétences de Rolf Bloch (par exemple le fait qu'il soit bilingue, face à des gens comme Hellweg qui ne parlent pas un seul mot de français), la direction de Swissmetal a déjà suffisamment montré qu'elle ne souhaite discuter (et encore moins dialoguer) avec personne. Lui non plus, il ne pourra pas faire partir Hellweg ou Sauerländer, et encore moins les actionnaires, apparemment très contents du rachat de Busch-Jaeger, qui contribuent à ce que la direction soit plus solidement assise dans son fauteuil que jamais.

Aux grèvistes: Tenez bon, surtout face aux assauts que vous risquez de subir lundi pour sortir du matériel de l'usine!

février 11, 2006 9:40 AM  
Anonymous Anonyme said...

a tous les membres de cette usine de Reconvilier
J'ai percu tous de suite le tournant dans votre lutte, c'est un precedant flagrant; l'enjeux n'est pas le syndicalisme de bas etage, mais bien la guerre contre un systeme tenu par des gens qui peuvent passer des yogourt aux textile en passant par le laiton et les cuvettes de toilette et qui demontrent a mon grand regret le decalage de notre societe actuelle.
-faite une bonne formation avec exelence c'est un gage de securité.
a nos jeunes qui pourraient etre tres qualifiés, quel avenir avec des gens comme MH ! ...
J' ai a l'atelier une Schaublin 13
de 1959 chaque fois que je travaille avec je suis emu, c'est quelque chose de special, je fais des choses avec c'est pas croyable, c'est le temoin d'une epoque ou l'entreprise etait au service du mecanicien qui dans son atelier devait créer des pieces pour le client et non pas comme maitenant la fiance au service de la finance,je ne veux pas developper, tout n'est pas negatif mais quand meme...
vous etes les dernieres chevilles de ce systeme humain, vous fabriquez bien sur des produits rentables, mais affiné pour vos clients peut etre meme des fois pour un seul client...imaginez le decolteur qui se fait ch... par ce que ca va pas et qui recois votre nouvelle nuance X, je vous le dit, comme moi sur ma 13 .. c'est le pieds...
voila ce qu'ils vont peut etre foutre en l'air...les docteurs avec les dents jusque par terre
c'est a pleurer...Suisse reveille
toi!...
Courage les gars

février 11, 2006 9:45 AM  
Anonymous Anonyme said...

Quand se réveillera-t-on à Dornach? Aujourd'hui c'est Reconvilier qui se trouve dans l'oeil du cyclone, mais demain se sera Dornach, car vous savez les cyclones se déplacent. La seul chose qui subsiste , c'est la pollution. Il serait intéressant de savoir ce qui sort des cheminés de Dornach, et ce qui se trouve dans leurs sous-sol. Garder deux dépôts en Suisse, cela évite de les décontaminer. Jusqu'à Quand???
Un petit pollueur.

février 11, 2006 9:59 AM  
Blogger Padroll said...

Ils ont la poudre de perlimpinpin et toc! Le Martin il nous a fait le coup de la stratégie des grandeurs, le coup qui plaît aux actionnaires. Il pense probablement qu'il n'est qu'au début d'une carrière prometteuse. Il croit certainement que son étoile est montante et que ce qu'il a réalisé ces jours n'est que le début d'une série d'opérations juteuses à venir.

Il sait comment faire: il suffit de s'informer, de faire copain copain avec ceux qui accepteraient de vendre, puis il suffit d'acheter. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas avec la poudre de perlimpinpin (en carte bancaire ça marche aussi, ce n'est pas nécessaire d'aligner les millions cash). Ah quel beau coup ils ont fait avec les métalleurs saxons! Je pense qu'ils ont dû fêter ça hier !

Quelque part, un poète désillusionné marmonnait: "Elle était belle la liberté de commerce quand il n'y avait pas encore des gens comme ça pour en profiter... "

Tandis qu'un juriste intrigué essayait de poser une équation pour comprendre: "Si un père abandonnait son fils à cause d'un différend, on trouverait une loi pour le punir. Idem s'il le maltraitait. Mais si une direction d'entreprise saccage ses propres biens, aucune loi ne saurait l'en dissuader. Une entreprise c'est une chose, non pas un être humain. Une chose n'a pas de droits, c'est la loi. Et la loi protège d'abord les personnes, en tout premier lieu, puis, en second lieu seulement, la liberté de commerce de certains. Ou est-ce le contraire? Est-ce devenu le contraire? Donc... (trou de mémoire).. en tout cas la loi a bien raison de protéger les personnes".

Ces salauds n'ont même pas besoin de faire les choses en cachette. Ils font leurs grandes annonces à la presse: "Ils ont agrandi la famille ! Swissmétal veut partager avec tout le monde la joie d'avoir un nouveau bébé-entreprise!"

Si le juriste n'avait pas eu son trou de mémoire il aurait peut-être découvert que l'histoire ça devrait donner des droits. L'histoire d'une seule personne devrait donner des droits. A plus forte raison l'histoire de plusieurs centaines de personnes rassemblées dans un même parcours, une même destinée, ça devrait compter. Oui, ça devrait compter, car les personnes, contrairement aux entreprises, elles, sont bien vivantes, douées de sensibilité, de la faculté de comprendre, et de la faculté de juger. Et si elles jugent, elles peuvent aussi s'indigner.

Allez, Reconvilier, n'avez-vous pas dans vos chaudrons encore un peu de potion magique ?

février 11, 2006 11:41 AM  
Anonymous Anonyme said...

http://www.limpartial.ch/journal/neuchatel/art_73576.php

Les décolleteurs n'ont pas voulu que le nom de leur entreprise soit publié: «Il y a parmi nous des sociétés membres de grands groupes, et ceux-ci ne souhaitent pas apparaître...», a précisé Jean-Daniel Renggli, secrétaire de l'AFDT.

cette partie d'article tiré du liens ci-dessus donne froid dans le dos ! rendez-vous compte que même les grands groupes ne veulent pas se mouiller me semble t-il.Qui se rend vraiment compte du carnage que ces .... sont en train de fabriquer ? Une chose est certaine il ne faudra pas venir pleurer après et critiquer ce mouvement de grève qui est pour les ouvriers la seule façon ,de démontrer qu'ils tiennent à travailler ! mais de façon intelligente . Chapeau bas à toutes et tous les collaborateurs

février 11, 2006 11:47 AM  
Anonymous Anonyme said...

Pas de sous mais des idées?...
A vous, gens concernés par l'affaire Boillat-Reconvilier. Vu d'ici (dans le Midi) il me semble que le conflit est monté d'un cran, et comme le disait Yvette Jaeggi, alors syndique de Lausanne: "ce n'est pas le moment de mollir".
Est-il encore temps, est-il encore possible de décréter un "droit d'ingérence économique" de la part des ouvriers regroupés en une S.A. ou autre forme associative afin de mettre le nez dans des comptes qui n'ont pas l'air de sentir bon?
L'exemple de Tapie et Messier qui, malgré leur superbe, ont trouve un jour leur maître devrait vous inciter à ne pas flancher même si les personnels de Boillat-Reconvilier sont sur le fil du rasoir.
D'autre part, où est sa Seigneurie de Berne? Confinée au Rathaus en attendant l'issue de la catastrophe? Messieurs et Mesdames les Conseillers d'Etat bernois, êtes-vous entièrement occupés à votre succession ou ai-je manqué un épisode et vous vous êtes mouillés, ce qui m'étonnerait fort?
Je pense que le refrain est toujours valable: " ce n'est qu'un début, continuons....
De tout coeur avec vous.
Une Prévôtoise délocalisée

février 11, 2006 1:17 PM  
Anonymous Anonyme said...

A lire: un petit article intéressant sur les conditions de travail lors de la reprise de Busch-Jaeger sur le site www.recyclingmagazin.de/nachrichten:




23.07.2004


Busch-Jäger an Investor verkauft




In den nächsten drei Jahren sollen cirka 4,5 Mio. Euro in das Metallwerk investiert werden. An erster Stelle der Investitionen stünden eine neue EDV und der Maschinenpark. Weitere finanzielle Details des Deals wollte der Sprecher nicht nennen. Laut einem Bericht der "Westfälischen Rundschau" werden 31 Mitarbeiter, vornehmlich aus der Sparte Profilzug, entlassen. Die restliche Belegschaft habe sich zu einer 40-Stunden-Woche mit Teillohnausgleich sowie auf gestaffelte Verzichte bei Urlaubs- und Weihnachtsgeld verpflichtet. Falls die Geschäfte gut laufen, soll es ab 2007 Nachzahlungen geben. Die Jahresproduktion des Unternehmens beträgt pro Jahr cirka 20.000 t NE-Metall-Produkte bei einem Jahresumsatz von ca 60 Mio EUR. Der Exportanteil liegt bei rund 40 Prozent.

Copyright RECYCLING magazin

En bref 31 licenciements et pour les autres renonciation à divers avantages. (A soumettre à Unia pour traduction et diffusion!)

février 11, 2006 4:00 PM  
Anonymous fredoche said...

je veux pas faire anti-syndicaliste de base, mais vous pourriez traduire et diffuser vous-même, hein. La photocopieuse de l'usine 1 fonctionne et ya assez de journalistes sur place pour que l'info circule à l'extérieur aussi, non?

février 11, 2006 6:12 PM  
Anonymous Takou said...

Cet article décrit effectivement la dure réalité d'un "rachat-sauvetage"...

février 11, 2006 6:19 PM  
Anonymous léon said...

lE PEUPLE SOUFFRE
LE PEUPLE DOIT SUBIR
LE PEUPLE EST HUMILIE
MAIS GAFFE HELLWEG
LE PEUPLE JUGE AUSSI
MAIS GAFFE HELLWEG
LE PEUPLE N'OUBLIERA PAS
MAIS GAFFE HELLWEG
LES COUILLES ON TE COUPERA

février 11, 2006 6:33 PM  
Anonymous Léonie said...

HI HI HI HI

HELLWEG Y S'EN RACHETERA PAS

IL EST BREDOUILLE EN ACTIONS POUR

S'OFFRIR DE NOUVELLES C.....

février 11, 2006 6:39 PM  
Anonymous Anonyme said...

Le bar

Dialogue de sourds que je dédie aux ami(e)s de la Boillat

C’est le rot pourtant discret mais assez profond de son voisin de bar qui fit sursauter Martin, presque endormi, et surtout bien éméché déjà.

- Verdammt, commença Martin dans une sorte de grognement qui tenait tout du mépris, vous pourriez vous retenir de me rappeler votre infâme présence de manière aussi nauséabonde ! Je vous ai supporté toute la journée !
- Et vous ne vous demandez pas pourquoi nous sommes tout seuls dans ce bar minable, loin de tout ?
- Ach, Scheisse, vous me faites gerber, avec vos questions… Toujours des questions, toujours parler de nous, de l’homme, des valeurs, de votre famille et surtout de votre travail ! Scheisse, taisez-vous !
- Je sais, la journée a été dure… surtout pour vous !
- Pour moi ? Qu’est-ce que « moi », maintenant ? Plus rien qu’un numéro de compte en banque… S’il existe encore.
- Ne vous en faites pas, Martin, il y a plein de choses à découvrir, dans la vie !
- Découvrir ??? Je ne veux rien découvrir !!! Je veux un autre whisky.

Le bar était minable, c’est vrai. Et les verres parfaitement dégueulasses, comme la situation du moment.

- De toute façon, tu ne travailles pas, Ernest, tu fais grève… Et tu ne travailleras plus jamais. En tout cas pas dans mon Groupe… Le fleuron que j’ai bâti… Nein, Ernest, schluss ! Je t’évacue ! Liquidé ! T’es foutu ! (difficile de décrire le rire malheureux qui achevait la phrase)
- Oh, je le savais depuis le début, que c’est ce que vous vouliez… Je suis préparé, moi, mais pas vous ! On a négocié toute la journée, je suis fatigué.
- Négocié, négocié ! Bullshit ! Le business, c’est pas de négocier, mais de travailler !
- Travailler ? Mais je veux travailler, moi ! Pas me morfondre dans vos couloirs de mort ! Pas me tourner les pouces à vous écouter parler de stratégie !
- La stratégie est pourtant tout… Tout pour nous, les managers. C’est notre âme, notre conscience, notre raison de vivre, tu comprends ça, au moins ?!!!
- Vous avez déjà mangé une fondue à la forêt ou décoré un sapin de boules de neige ?
- Das isch doch nit wor ! C’est pas possible ! On est dans la scheisse et vous, vous me parlez de trucs débiles !
- Vous réjouissez-vous aussi à l’avance de découvrir le bleu d’une fleur de gentiane ou de voir les oreilles d’un chevreuil entre deux buissons ?
- Tu m’énerves, ouvrier ! Et tu me déçois beaucoup. Je n’aurais jamais investi tant de millions pour ta place de travail si j’avais su !
- Ma place de travail ou vos bénéfices ?
- Ach, impossible de discuter avec toi !

Le patron du bistrot s’impatientait. Il voulait fermer. Il avait suivi toute l’affaire à la télé, mais… voir ces deux lascards pour de vrai, en face, et un peu bourrés... Il tardait à monter les chaises sur les tables, l’oreille collée au bar.

- Tu vois, ouvrier, tu prends beaucoup trop de place…
- Une place qui vous arrange, qui vous fait vivre !
- Oui, mais quand on est comme toi, Donnerwetter, on ferme sa gueule !
- Ouais… expliquez-moi un peu cette philosophie…
- Tu n’as rien, toi, niet, nada, nix. Et tu arrêtes de travailler ! Tu te marches sur… les pieds !
- Vous avez des amis, des copains, vous ?
- Dans mon milieu, on dit des relations…
- Et ils ont du travail, eux ?
- Ils font 25 heures par jour… du bureau à la Bourse, en passant par le business-lunch !
- Ils produisent quoi, eux ?
- Ach… ils produisent de la production, oui c’est ça, ils produisent de la production pour les autres !
- Et ils mangent des fondues à la forêt ?

Le patron a monté toutes les chaises sur les tables, mais comme il est curieux et pour en savoir plus, il en redescend, pour les remonter après… Ca s’appelle gagner du temps.

- Et votre « stratégie » ? J’avoue n’y avoir encore rien compris !
- On ne te demande pas de comprendre, mais d’accepter. Punkt Schluss !
- D’accord… Mais là, en fin de soirée, dans un bar, allez, faites-moi une fleur, expliquez-moi…
- REPRENDS LE TRAVAIL !
- Euh oui, ça je veux bien… mes mains s’engourdissent, justement. Mais… votre stratégie ?
- C’est le travail.
- Pour combien de temps ?
- Le temps que je mette en place la stratégie.
- Ah oui, mais c’est quoi, la stratégie ?
- De faire travailler les gens.
- Oui, mais comment, si vous licencier ?
- Ca c’est justement la question que je me pose en ce moment… Il faudra trouver une stratégie pour ça. Surtout une stratégie qui rapporte.

D’un bond, le patron éteignit les lumières, ôta les verres du bar et dit fermement « Bonne nuit, on ferme ». Des deux clients, l’un pensa « Moi aussi, je veux fermer ! » et l’autre « Nous, on va tenir ferme ! ».

La suite ? On verra…

Denis Seydoux

février 11, 2006 7:01 PM  
Anonymous pauvre diable said...

Hello, une grande info pour lundi.
Les camions ne passeront pas par Les Genevez.
En effet depuis que le JePeTto des Genevez doit façonnez des longs nez pour ses Pinocchio de la direction tout le village est envahi par les copeaux.
Il aurait mieux fait de conseiller de mettre la nouvelle presse chez Boillat car de cette manière tout ce qui se passe ces derniers jours ne serait pas arrivé. Et oui cette fois le coupable de l’implantation du centre d’extrusion à Dornach est démasqué. Et dire qu’il est considéré comme Boillat au sein de la direction. Mais bon ce n’est pas la seule marionnette à se faire tirer les ficelles par MARTIN L’Enchanteur.(n’est-ce pas M. Sauerländer)
Merci Karl et à +

février 11, 2006 7:03 PM  

Links to this post:

Créer un lien

<< Home