mardi, mai 02, 2006

Un premier mai couleur Boillat!

Cet "édito" n'est malheureusement pas aussi complet que je l'aurais voulu, faute de temps. Mais ce n'est que partie remise!


Des Boillat, partout, partout

Corinne Cattin-Brischoux, tout d'abord, qui, après avoir eu de nombreuses sueurs froides quant à l'usage de l'allemand, a bien sûr réussi son coup, comme on l'attendait. Lors de son discours (que voici en français, et en allemand), Corinne a souligné plusieurs fois que les "Femmes en colère" étaient montées sur l'estrade, derrière elle, et ont déployé un grande banderolle "La Boillat vivra!". On peut entendre Corinne remettre les pendules à l'heure dans le journal de 12H30 de la RSR.



A Lausanne, c'était Nicolas Wuillemin qui intervenait (et Karl n'en savait rien. Ca fait bizarre!). Une récolte de signatures pour la pétition était aussi organisée sur place. Nicolas et Maria Wuillemin étaient aussi à la TSR, avec Laurent Graenischer (réalisateur de Société anonyme, un documentaire sur la Tornos), dans l'émission intitulée "Photos de famille".

Enfin, Marianne Huguenin, conseillère nationale POP était à Delémont et n'a pas épargné Fridou et Martinou, tandis que Renzo Ambrosetti (dont voici une interview du premier mai) avait quelques mots sur la Boillat dans son discours, à Sion.


Le Journal du Jura

Le Journal du Jura résume la journée du premier mai, sans oublier de parler de la Boillat. On y trouve aussi un bref article où un ex-collègue de Fridou (pauvre homme, il a dû en baver!) explique tout le mal qu'il pense du bonhomme. Et encore, il est gentil. Le dernier article discute les problèmes des clients de la Boillat, qui sont en train de constater qu'ils peuvent attendre encore un moment avant la prochaine livraison. Swissmetal, en ce moment, promet en effet à tous ses clients qu'il les livrera alors que, côté Boillat, les problèmes sont tels que ces derniers devront être patient. Tant qu'ils ne s'endooorment pas...

53 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Salut karl je vous ai aperçu enfin je peut mettre un visage sur votre nom,je post très rarement je m'appelle Larissa et je vous suis depuis le début vue que mon mari a travaillé a la boillat, même si il a trouvé un autre travail, je me battrai toujours avec vous, même si je n'ai pas les bonnes armes, j'ai mon coeur qui vous soutien a fond, bravo Corinne pour ton discours,bravo a Nicolas pour son combat, bravo a toi Fred pour avoir eu l'idée génial d'avoir fait naître un endroit aussi chaleureux, bravo a vous tous qui vous vous battez,je resterai a côté de vous la lutte est loin d'être fini mais tous ensemble nous arriverons a faire vivre la boillat.

mai 02, 2006 7:29 AM  
Blogger solidarnoch said...

Bonjour,

J'ai lu vos commentaires de hier soir, mais je vous en prie, ne perdez pas votre courage. Continuez le combat.

Je m'imagine que c'est trés dur se que vous vivez de l'intérieur, mais faites une réunion une fois par semaine, comme pendant la gréve, pour vous exprimer et surtout dire se qui ne va pas et trouver des solutions.

Pourquoi pas vous retrouvez en dehors de l'usine, dans une halle où autre ? Trouvé de nouveau un meneur, c'est trés important pour concentrer vos idées, Nicolas me semble t'il vous motivais bien, demandez lui.

Des milliers de gens sont encore avec vous et croyent encore en votre combat. Vous avez des magnifiques personnes qui vous soutiennes, sur le blog et à l'usine 3, en suisse et ailleurs dans le monde. Continuez de vous battre pour tous ses gens, pour votre fiertée, votre dignitée dont j'ai un immense respect.

Courage et la "BOILLAT VIVRA"

mai 02, 2006 8:51 AM  
Anonymous paddy said...

@tous

J'aimerais que quelqu'un parmi les Boillats transmette, lors des assemblées, le fait que des milliers d'individus vous comprennent et vous aident.
Qu'ils le font avec leurs moyens, et que ces moyens ne sont jamais ridicules ou inutiles.
Ils le font en essayant de respecter les choix des Boilats, de les suivre et de ne pas se substituer à eux. Ils sont des milliers à attendre plutôt qu'à juger ou décider à votre place.
Ils ne peuvent pas laisser faire, et ils ne veulent pas vous voler vos décisions.

Mais restez ensemble pour décider. Ne laissez pas le champ libre à la dispute stérile ou à l'abandon.
Quoi que vous décidiez, on attend. Et on n'attend pas des querelles et des drapeaux en berne. Quand on sait la dignité dont vous avez fait preuve, vous avez tout à gagner.

mai 02, 2006 9:02 AM  
Anonymous Grand-mère said...

Je viens de lire le discours de Corinne en allemand. Eh bien chapeau! et mes félicitations. Je n'ai pas eu le plaisir de l'entendre, mais j'imagine que ce fut très bien. Aimé aussi l'apparition de Nicolas et Maria Wuillemin à la télé, qui ont donné une belle image des Boillat.
Amitiés à tous et continuez le combat. C'est ce que Martinasse et consorts redoutent le plus.

mai 02, 2006 10:10 AM  
Anonymous petzi said...

@Paddy

C'est fait, ne t'inquiète pas je me charge de transmettre ce genre d'info pour bien faire comprendre aux Boillat qu'une bonne partie de la suisse se bouge pour faire avancer les choses

mai 02, 2006 10:21 AM  
Anonymous Anonyme said...

Je comprend...

oui je comprend que shreck soit surpris par l'hatitude de certains de ses collègues.
Lui dire qu'il na pas été solidaire frise l'inssulte.le connaissant un peu, je pense que vous l'avez perdu,car c'est l'homme d'une seule idée pour la lutte que vous avez commencé ensemble, il en a essuyé des critiques mais il était toujours là.
Cette fois je pense que c'est la goute qui a fait débordé le vase.
Je lui dit bonne chance pour la suite, et a vous tous les boillat, je vous demande de de vous serrer les coudes pour ne pas en perdre d'autres.

La Boillat vivra

mai 02, 2006 11:04 AM  
Anonymous Qui tu sait... said...

@ Shreck

Copain, alors... moi qui te porte deuis presque le premier jour!!! Il faudra que je te donne un vrai bon coup de sabot...

J'espère pas qu'il t'envoie de l'autre côté de la ligne de démarcarion...!

Je te contacterai personellement. A+

mai 02, 2006 12:42 PM  
Anonymous Rigueur said...

Chers amis,

Tenez bon!!!

Il faut que MH saute!


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Tenez bon!!!

mai 02, 2006 1:24 PM  
Anonymous LPJ said...

bonjour @ tous
bravo les boillats
votre lutte est juste et exemplaire et c'est pour ça qu'elle attire autant de sympatisants de tout bord,
elle est dure, elle est longue.
Votre lutte est au syndicalisme ce que la patrouille des glaciers ou le grand raid sont au sport, des courses de longue haleine où même ceux qui s'arrêtent en route sortent vainqueurs. Vous avez su dire stop, vous avez su dire non, il n'y a jamais eu de coups bas, des coups de gueules bien-sûr et il y en aura encore mais vous restez digne.
Je n'ai que des mots pour vous soutenir, je sais que l'économie du Jura dans son Ensemble, décolteurs et horlogers en premiers, dépend de vous et de votre force de continuer à dire NON.
MERCI.
Peut-être un jour notre pays comprendra sur quoi il est construit, et pour qu'il ne s'effondre pas il faudra enfin qu'il puisse faire quelque chose à contrario de ce mal conseillé fédéral démissionaire. La presse à parlé de scoop, mais il avait déjà démissionné en février avec son "je ne peux rien faire".
Bien à vous.
La boillat vivra

mai 02, 2006 2:38 PM  
Blogger Karl said...

Merci à vous qui êtes venu poster un petit mot de soutine aux Boillat. Ils le méritent bien, et je crois qu'ils en ont bien besoin...

J'ai mis une photo du discours de Corinne dans l'"édito".

mai 02, 2006 2:59 PM  
Anonymous Anonyme said...

@lpj et votre remarque au sujet de Joseph Deiss:

"La presse à parlé de scoop, mais il avait déjà démissionné en février avec son "je ne peux rien faire".

Juste entre nous, Joseph Deiss a déjà outrepassé ses compétences en mettant son nez dans cette affaire et en proposant un médiateur.
Encore une fois, ce n'est pas aux politiques de gérer l'économie.
Attendez simplement que le successeur de M. Deiss soit connu(e) et vous verrez qu'il ou elle ne fera rien de plus pour la Boillat! Pas par faiblesse, mais parce que CE N'EST PAS LE ROLE du conseil fédéral de régler ces problèmes.
Alors ne vous acharnez pas sur les mauvaises personnes. Vous devriez plutôt remercier Joseph Deiss d'avoir bien voulu d'abord réunir et écouter les parties, ensuite proposer un médiateur.

Pour la suite, c'est à régler entre les parties, avec l'aide du médiateur.

mai 02, 2006 3:34 PM  
Blogger Karl said...

@Anonyme de 3:34pm

Si ce n'était pas le rôle de Joseph Deiss que d'intervenir, il ne l'aurait pas fait, tout simplement. Même s'il est, en effet, fort probable que son successeur ne fasse pas plus, voire moins.

Dans notre pays, le rôle du monde politique est de permettre à l'économie de fonctionner au sein d'un système de libre-concurrence. Néanmoins, la Suisse étant un petit pays, les limites d'un tel système sont vite atteintes, étant donné les nombreuses situation où une entreprise occupe une place déterminante sur le marché.

L'Etat, en tant que payeur de pots cassés (chômage, maladie, pollution, etc.) a de toute façon un certain droit de regard sur le comportement des entreprises. De plus, comme on l'a vu avec Swissair, il a la possibilité d'intervenir très fortement quand des raisons politiques, même très discutables, l'exigent.

Dans le cas de Swissmetal, la raison politique principale était la restauration de la paix du travail, détruite, en l'occurence, par le comportement irresponsable de la direction de Swissmetal (non respect de la CCT, traitement innacceptable de la Boillat et de ses employés). En dernier recours, c'est en effet l'Etat qui est garant de la cédibilité de la paix du travail.

Les règles économiques, en Suisse, sont très libérales. Mais cette libéralité implique, pour être maintenue, une intervention de l'Etat dans les cas limite, comme celui de Swissmetal. En effet, des lois libérales doivent se doubler d'acteurs économique agissant de manière responsable face à ces lois, et évitant d'en exploiter les lacunes à des fins contreproductives, et en opposition avec l'esprit desdites lois. Assurément, la direction de Swissmetal, en ce sens, a fait exactement l'opposé de ce qui est acceptable, justifiant une intervention étatique.

Enfin, à propos de J. Deiss lui-même. D'une part, il n'a pas pris ce conflit au sérieux dès les départ, malgré de nombreux appels, ce qui, de la part d'un Conseiller fédéral est la preuve d'une étroitesse de vision assez inquiétante. De plus, au moment d'agir, son manque d'autorité politique et son discours en demi-teinte ont été un échec. D'autre part, le point positif de son action est qu'il s'est abstenu de se prononcer sur la légalité de la grève, ayant compris que cette dernière n'était pas, et de loin, indubitablement illégale, et ayant compris qu'aborder ce sujet amplifierait encore le problème. En effet, s'il avait dit que la grève était légale, le patronnat helvétique aurait pris fait et cause pour la direction de Swissmetal, et s'il l'avait déclaré illégale, il y aurait alors eu une aggravation de la crise.

mai 02, 2006 3:59 PM  
Anonymous Anonyme said...

@ utilisateur anonyme de 3:34

si ce n'est aux pas aux politique de veiller au bon fonctionement de notre pays je me demande à qui est-ce le rôle ?!? Et ne me répondez pas que c'est notre rôle à tous car les politiciens sont payés (par nous tous) pour nous représenter nous, notre pays et notre BELLE ECONOMIE (ou ce qu'il en reste à par les banques et la chimie ....) et agir en notre nom à tous !!!

Je suis désolé de ne pas être de votre avis mais mais tout salaire se mérite et cette règle vaut aussi pour les politiciens !!!

De tout coeur avec les Boillats qui mènent un combat pour notre avenir professionel à tous (même si on ne s'en rend pas toujours compte) !

mai 02, 2006 4:07 PM  
Anonymous paddy said...

@anonyme de 3:34 PM

Je profite un peu de ton message pour éclairer ma lanterne.

Je te cite:
"Encore une fois, ce n'est pas aux politiques de gérer l'économie"
Tu dis fort heureusement gérer et pas de se mêler, nuance que j'apprécie...

Mais j'ai une puce qui me court sous les tuiles... J'ai un problème de raisonnement.
Je t'explique:
Le "politique" en charge de l'économie agit (s'exprime, appuie, proteste, se félicite,...) dans certains cas:
- Pilatus en Turquie
- échanges commerciaux divers
- répartition des contrats liés à l'aérospatial, l'aéronautique, l'armement
- l'agriculture (protectionnisme ou non, subventions,paiements directs,indirects
- Swissair
- Swiss Dairy Foods
- Swisscom
- La Poste
- la libéralisation du marché de l'électricité

Il y a sûrement d'autres exemples.

Le politique va balader des chefs d'entreprises dans des "visites" en Chine, à Doha, un peu partout.

Je ne dis pas que c'est pas bien ou que ça l'est.

Je pose ma question:

Pourquoi le "politique" ne doit pas se mêler de l'entreprise dans un cas (lorsqu'il y a un problème manifeste) et au contraire appuyer l'entreprise quand son action politique lui est favorable ( à l'entreprise)?

Je ne polémique pas. Je cherhce à comprendre. Pourquoi? Parce qu'asséner la même phrase (ce n'est pas aux politiques de gérer l'économie) à de multiples reprises ne suffit pas à la rendre plus "vraie", ça ne convainc pas. La répétition ne change pas le résultat d'un raisonnement. J'attends le raisonnement sous-jacent avant de dire si c'est de la propagande, ou la conclusion logique d'une réflexion aboutie. Comme 1+1=2...

Autre question épineuse pour moi:
Dans ton messages tu affirmes encore:
CE N'EST PAS LE ROLE du conseil fédéral de régler ces problèmes.

Peux-tu me donner les critères principaux qui permettent de définir un problème qu'un politicien a le droit de régler? Je parle évidemment de problèmes qui concernent le "bien commun", pas seulement les propriétaires de chiens potentiellement dangereux.

Merci de tes réponses

mai 02, 2006 4:12 PM  
Anonymous paddy said...

@tous
J'ai décidé, après mêtre consulté et avoir interprété mes paroles avec sagesse... (c'et de Franquin, je crois)
... de tutoyer tout le monde sur le blog.

Ce n'est pas par manque de respect, c'est pour simplifier.
J'espère que personne ne s'en offusquera.

mai 02, 2006 4:16 PM  
Anonymous Anonyme said...

@Paddy

Vos questions sont tout à fait pertinentes.

Dans les cas que vous citez, le politique se manifeste d'une manière ou d'une autre parce qu'il s'agit d'échanges internationaux et d'accords portant sur des montants fort conséquents et qui de par leur importance, nécessitent un coup de pouce des politiques.
Dans d'autres cas que vous citez, c'est simplement parce que la confédération est actionnaire, majoritaire ou non, qu'elle a son mot à dire, ce qui me semble tout à fait normal.

Dans le cas de la Boillat, il s'agit d'un conflit interne entre la direction et ses employés. Même si la situation est dramatique pour la région, ça n'en reste pas moins un problème local et interne à l'entreprise.
Ce serait différent si par exemple la Boillat avait besoin d'un appui pour acquérir un marché de plusieurs milliards de francs avec un état étranger. Voyez-vous la nuance? En tout cas pour moi elle est de taille.

Disons pour simplifier que le politique peut intervenir pour aider à passer des contrats avec l'étranger ou lorsque l'état est actionnaire.
En aucun pour régler le fonctionnement (ni même les disfonctionnements) interne d'une entreprise.

mai 02, 2006 4:33 PM  
Blogger Karl said...

@Anonyme de 4:33pm

Je n'arrive toujours pas à m'accorder avec votre raisonnement. Certes, l'Etat était actionnaire de Swissair. Mais il s'est toujours refusé à discuter les décisions stratégiques qui ont mené à la catastrophe qu'on sait. Pourtant, au moment de passer à la caisse, sans discuter, l'Etat était le bienvenu. On peut aussi regarder le cas de Swisscom, où une décision de l'Etat, en tant qu'actionnaire, dans les affaires de l'entreprise, a créé une véritable tempête.

Bref, il me semble qu'il y a un paradoxe. On se tient sur une ligne doctrinale selon laquelle l'Etat ne doit pas intervenir dans l'économie, alors que dans la réalité, il en va tout autrement. Dans la réalité, l'Etat est omniprésent dans l'économie, en tant que régulateur et en tant que redistributeur. L'implication de l'Etat dans l'économie est bien sûr, quantitativement, dynamique, et est le résultat d'un rapport de force entre les parties au débat.

Dans ce rapport de force, vous êtes favoralbe à une moindre implication, et d'autres sont favorables à une plus grande implication. Et vous avez parfaitement droit à votre opinion. Mais, par contre, je ne vois pas ce qui, par principe, s'opposerait à des positions opposées à la votre...

mai 02, 2006 5:20 PM  
Blogger un voisin said...

@ anonyme (4.33PM)
Il faut une fois pour toute balayer cette fausse idée qu'il s'agit d'un simple conflit interne entre une direction et des ouvriers. Dans ce conflit, c’est le monde à l’envers : des ouvriers et des cadres qui se battent pour maintenir une entreprise performante et innovante fasse à une direction qui applique une stratégie financière à très court terme. De plus, les récents évènements confirment les pires craintes qui étaient exprimées : à savoir le transfert programmé des outils de productions, des techniques de productions et de la clientèle vers un concurrent allemand. Il s’agit d’un véritable pillage industriel - mené avec une rigueur, sans aucun état d’âme et avec une opacité complète – au profit d’une entreprise étrangère.
Et c’est bien là l’enjeu et la raison d’être d’une intervention étatique : protéger son patrimoine industriel face à des pirates étrangers de la finance. L’idéal aurait été une intervention claire et déterminée des milieux économiques suisses qui auraient fait eux-mêmes le ménage. Lorsque les règles de la bonne foi et du partenariat social sont bafouées par des gens sans scrupules, il appartient en dernier recours à l’état de rappeler le cadre et de protéger son industrie d’un véritable pillage. De la réaction à cette situation particulière dépend le renouvellement ou pas de nouvelles attaques d’entreprises industrielles suisses. L’état fédéral doit donner un signal clair.
Au-delà de toutes considérations juridiques, j’estime inacceptable qu’on laisse agir, sans réaction officielle, des pirates tels que Hellweg, Twietmeyer, Suchord et Sauerländer. Une convocation officielle pour une remontrance et une mise en garde serait à mon avis un minimum. L’état doit préserver son intérêt (chômage, dépollution de sites, etc.), le faire savoir et montrer la ligne à ne pas franchir.

mai 02, 2006 5:35 PM  
Anonymous Bronstein said...

Karl... ton plaidoyer étatiste n'est pas pour nous surprendre eu égard à ton pseudo.

Il se trouve pourtant que l'expropriation que toi et tes acolytes revendiquez pour la Boillat, aucun politicien suisse n'est en mesure de vous l'accorder, même en y mettant le meilleure volonté du monde.

Par principe, rien ne s'oppose en effet à une intervention plus décisive de l'Etat. Suffit de faire la révolution et de réécrire les textes de loi...

En pratique... la méfiance à l'égard de l'Etat ou de la planfication centralisée se justifie essentiellement par un souci d'efficacité. Eh non, l'Etat n'est pas en mesure d'appréhender tous les choix économiques - telle que la façon le plus adéquate de concevoir un alliage pour stylo à bille - de façon aussi efficace qu'un système décentralisé...

Bullshit d'économiste néo-libéral... me rétorqueras-tu !

mai 02, 2006 5:47 PM  
Anonymous Un fribourgeois said...

@Karl

Je suis l'anonyme de 3.34 et 4.33PM. Si je me prends au jeu des questions réponses, autant choisir un pseudo, ce sera plus simple.

Rien ne s'oppose bien entendu à des positions différentes de la mienne.
Cependant, si l'on souhaite l'intervention de l'Etat dans l'économie, il faudrait également savoir proportion garder.
Je peux comprendre qu'un conseiller fédéral s'exprime sur la politique d'une entreprise géante qui concerne chaque citoyen suisse dans sa vie quoditienne, comme Swisscom, La Poste ou même Swissair à l'époque.

Par contre, lorsque l'affaire concerne une entreprise locale, c'est aux autorités concernées d'intervenir.
Nous avons vécu à Fribourg il y a une dizaine d'année l'affaire de la Brasserie Cardinal que l'on menaçait de fermer. Cette entreprise faisait et fait toujours partie du patrimoine historique et économique de notre ville et de notre canton.

Et bien, les autorités cantonales et communales étaient montées aux barricades, tous partis confondus, en entreprenant de véritables actions, puis en proposant de véritables solutions.
Convocation de la direction de Feldschlösschen à l'époque propriétaire de Cardinal qui voulait fermer la brasserie de Fribourg, nombreuses tables rondes, proposition de mesures concrètes. Je veux dire par là offres qui avaient un intérêt économique pour l'entreprise: réduction d'impôts en cas de nouveaux investissements à Fribourg, prix plus favorable pour l'eau... et diverses autres mesures dont je ne me souviens plus dans le détail.

Mais jamais on n'avait demandé l'intervention du conseil fédéral. Les choses doivent se régler à un échelon correspondant à la situation.
Si le conseil fédéral se mettait à intervenir chaque fois qu'il y a divergence de point de vue entre une direction d'entreprise et son personnel, ce n'est plus 7 conseillers dont nous aurions besoin, mais au moins 7'000!

Donc, à vos autorités locales de bouger. On les a beaucoup entendu fustiger la direction de Swissmetal, mais ça pour moi... ça s'appelle brasser du vent, et pas agir de manière constructive.

Voilà... j'espère avoir été un peu plus clair sur ma vision de la politique dans l'économie. Je persiste en disant que pour moi, Joseph Deiss à fait ce qu'il fallait dans le cas Boillat et qu'on ne peut pas lui reprocher grand-chose. Et je ne dis pas ça parce que cet un fribourgeois... mais parce que je pense simplement qu'il n'avait pas à s'ingérer davantage dans ce conflit.

mai 02, 2006 5:52 PM  
Anonymous Un fribourgeois said...

@Un voisin

Même si ce que vous dite est vrai, La Boillat fait partie du groupe Swissmetal dirigé et en partie propriété de Martin Hellweg.
S'il décide de déplacer certaines activités d'un site vers un autre ou d'un pays vers un autre, pour des raisons plus ou moins sombres qu'il ne m'appartient pas de juger... ça n'en reste pas moins son droit le plus strict, économiquement et juridiquement parlant.

Je ne parle pas de l'aspect humain, c'est un autre problème sur lequel chacun a sa propre sensibilité. Mais pour l'instant, MH n'a encore absolument rien fait d'illégal. Alors... pour quel motif une intervention étatique? Et sur quelle base juridique? Soyez concret et citez moi un délit punissable prouvé commis par Hellweg. Ou citez-moi un article de loi précis qui permettrait à qui que ce soit d'intervenir dans la légalité et... je serai alors prêt à revoir ma position.

mai 02, 2006 6:02 PM  
Anonymous expatrié said...

@tous ceux qui pensent que ce n'est pas le rôle du gouvernement...

1°)
Il fut une époque où l'on considérait que la mise à mort d'un esclave était une affaire privée...


2°)
Si la politique ne doit pas se mêler d'économie, pourquoi y a-t-il une commission de la concurrence?

3°)
Si la politique ne doit pas se mêler d'économie, pourquoi l'économie a-t-elle le droit de se mêler de politique?

4°)
économie et politique concernent la nation tout entière. En médecine on commence à réaliser que les système sanguin ne peut être dissocié du système nerveux...

5°)
que l'on cesse de nous gaver avec des inepties comme "la croissance pour le bien de tous" (jusqu'où et jusqu'à quand dans un système fermé comme notre planète) et la "l'auto-régulation des marchés"

6°)
La Boillat, un conflit interne entre patron et employés? Mon oeil. De un, il faudrait pour ça qu'il y ait un patron et de deux, si c'est le cas ça fait quand même beaucoup de monde dans les rues pour quelques irréductibles ouins-ouins

7°)
Et puis si les règles du jeu nous disent "ferme ta gueule", je propose qu'on change les règles du jeu, un point c'est marre.

Au risque de me répeter:

Si la solidarité, le respect et la dignité sont devenus un rêve, si ce rêve est illégal, alors ce sont les lois
qu’il faut changer, pas les rêves.
LA BOILLAT VIVRA ! VIVENT LES BOILLAT !

Et puis c'est marre.

mai 02, 2006 6:15 PM  
Anonymous bloggeur fou said...

@fribourgeois,

je crois comprendre que vous estimez que la diférence se conçoit au nombre de 0 qui suivent le premier chiffre.Pourtant, chez Swissmetal, ce ne sont pas les zéros qui manquent:M.Hellweg,F.Sauerländer,
V.Suchort,etc...!

Plaisanterie mise à part, c'est quand même la direction qui a fait appel aux autorités lorsqu'elle ne contrôlait plus la situation en 2004,les autorités qui n'ont pas tourné le dos à ce moment là.

Alors, maintenant que les accords pris en présence de ces mêmes autorités sont bafoués(E.Zolch l'a elle-même déploré),il faudrait gentiment admettre que tout ce monde se retire, en refermant doucement la porte derrière soi pour ne pas déranger les pillards ?

mai 02, 2006 6:17 PM  
Anonymous Poivre said...

a propos de la commission de la concurrence...

savez vous que le Conseil fédéral à supprimé , au nom des sacro-saintes économies, plus de 60 postes de fonctionnaires qui y était rattachés ?

Ainsi, Martinou et ses petits copains ont le champ libre.

Bien sûr que le politique doit intervenir !

Mais le politique, c'est nous qu'on le met en place.

Donc, pour faire de la résistance, 1ère chose à faire, c'est d'aller voter !

mai 02, 2006 6:26 PM  
Anonymous paddy said...

@anonyme de 4:33 PM désormais fribourgeois

Merci pour l'explication.
Je comprends mieux.
(Et comme le dit Karl, il y a eu des exceptions "surprenantes"..).
Je continue cependant de penser que les coûts sociaux (chômage, maladie,etc) et économiques (marais économique persistant dans une région, pertes de compétences, etc) sont causés parfois par la conjoncture, parfois par l'incurie, voire la malveillance (économique et/ou politique), mais toujours supportés in fine par la collectivité.
D'où le fait que je sois partisan, lorsqu'il ne s'agit pas d'un facteur conjoncturel, d'une instance (privé + état pourquoi pas?) chargée d'évaluer puis de statuer sur un cas. Inutile de figer dans la loi ce genre de concept? Peut-être. Cependant, on n'a rien d'autre sous la main face à la récurrence de certaines activités boursico-économiques qui s'apparentent plus à des armes de destruction massive qu'à une stratégie industrielle.

La Boillat est exemplaire à ce titre.
- rien de conjoncturel dans ses difficultés
- la stratégie décrite n'apporte rien à la collectivité, c'est le contraire.
- d'autres entreprises, (élargissant le cercle des personnes morales concernées) sont touchées.
Dans ce cas on ne peut pas se contenter d'évoquer une crise ou un conflit interne (bien qu'il y en ait un(e)).

J'élargis.
Que le "politique" appuie les entrepreneurs devrait trouver son pendant dans l'économie de manière beaucoup plus patente.
Novartis, Nestlé, les banques en général , et d'autres s'appuient encore sur l'arbalète et la stabilité pour asseoir leurs prédominances. En attendant, les médicaments coûtent beaucoup plus cher ici qu'ailleurs, les licenciés (chômeurs) des banques des années quatre-vingt - nonante, ceux de Swisscom et de la Poste, ceux de Swissair, et j'en oublie, ceux-là ont coûté et coûtent encore...
Qu'une entreprise passe à l'as dès lors qu'elle n'est plus rentable ou qu'elle soit victime d'une crise plus générale, chacun peut l'admettre et surtout le comprendre. Ce n'est pas le cas ici. En laissant ainsi faire l'économie à sa guise, le contrôle se perd, la confiance se perd, les abus de pouvoir fleurissent et la politique se noie. En laissant faire, nn arrivera dans le soviétisme, faute de réflexion et de remise en question de dogmes économiques tels que ceux qui nous préoccupent ici. Les deux granes révolutions du XXème siècle, russe d'abord, chinoise ensuite, ont été déclenchées par un abus de pouvoir généralisé. Et le résulttat n'était prpobablement pas ce que l'humanité a produit de mieux. On peut y réfléchir avant, non?

Addendum
Pendant que je travaillais (eh oui, même les indépendants travaillent) et que je me relisais, il y a eu plein de messages de fribourgeois et d'autres... Désolé d'en remettre un couche.

Fribourgeois! merci de donner ton avis et tes explications, même si je ne partage pas ton opinion. Nous avon aussi besoin de réflexions extérieures pour ne pas vaticiner ou penser en rond. Tu vas prendre des coups, peut-être, mais je ne crois pas. Ce que les gens de la Boillat et de ce blog on tle plus besoin, c'est de comprendre et d'être compris.
On ne te demande pas d'adhérer à nos perceptions respectives sans condition, on préfère écouter ce que tu dis, l'approuver ou le contester, même si les interpellations peuvent parfois être sèches.

Et pendant qu'on "papote", n'oublions jamais que d'autres sont au feu, en première ligne, se prennent des baffes et sont soumis à une pression terrible... (juste pour dire qu'on pense aux Boillat).

mai 02, 2006 6:53 PM  
Anonymous Anonyme said...

Avec la casse que SM est entrain de créer, l'état saura bientôt combien ça coûte. Ca va coûter cher, très cher. Ce que personne ne comprend c'est pourquoi on détruit une entreprise rentable.
Les clients ont du soucis à se faire. On appellera cela les dégâts collatéraux.

mai 02, 2006 7:19 PM  
Anonymous Poivre said...

traité Martinou de Martinasse, c'est faire injure aux femmes

Vous voulez que je vous donne la liste ?

conna
peta...
béca...

Merci donc d'éviter de l'appeler ainsi

Martinou, c'est bcp + moqueur

mai 02, 2006 8:01 PM  
Anonymous humble avis said...

@Tous, bonsoir! @Fribourgeois

... je réponds en profane, avec des pincettes, donc, à la question de l'absence ou non d'acte illégaux de la part la direction de Swissmetal.
De mon point de vue - qui n'est pas celui d'un juriste, du tout - je relève que les employés de Swissmetal et diverses autre personnalités liées à ce conflit sont victimes d'abus graves. Swissmetal a commis des d'infractions dans les domaines du contrat de travail et dans celui de l'atteintes à la personnalité et certainement aussi dans celui du droit des affaires, pour ce qui est des clients, mais je n'ai aucune de référence dans ce domaine.
Les faits sont connus, on les trouve très détaillés sur ce blog et les sites en lien depuis le début.
En droit...
Sur le plan pénal, on peut imputer à Swissmetal depuis 2004:
-la calomnie,
-la diffamation,
-le délit contre l'honneur,
-la menace,
-la contrainte,
- la mise en danger de la santé d'autrui,
respéctivement art. 103(?) et ss, 174, 180, 181, 230 bis du CP - voir, en ligne aussi, le recueil systématique du droit fédéral, au point 310.0.
Les liens web me manque ici, je m'en excuse platement.
Plus particulièrement pour 21 cadres et 112 licenciés, il y a manifestement:
- résiliation abusive du contrat de travail
- infraction sur la loi fédérale sur l'assurance chômage,
respectivement, art. 13, 335 et 336 CO,
voir ici:
http://www.admin.ch/ch/f/rs/812_215_4/a13.html

http://www.admin.ch/ch/f/rs/220/a335g.html

http://www.admin.ch/ch/f/rs/220/a336.html

et la Loi fédérale sur l'assurance chômage, art. 88 entre autres, ici:

http://www.admin.ch/ch/f/rs/837_0/a88.html#fn2

J'espère n'induire personne en erreur avec ma réponse, ni en avoir moi-même commis de trop grossières.
Toutefois, j'ose me rassurer en me disant qu'il y a de nombreux juriste sérieux autour des Boillat qui ont des avis compétents sur ces questions.
Dire que nul n'est censé ignorer la loi ;-P
Il me semble possible que vous ayez vous aussi un regard avisé dans ce domaine, est-ce vrai? Merci de nous donner votre opinion sur ce point également, le cas échéant!

ps: je chercherai dès que possible les références en ligne des art. 103 à 230 CP

mai 02, 2006 8:53 PM  
Anonymous idéaliste incurable said...

@tous

Je trouve l'échange entre bloggeurs au sujet de la responsabilité, respectivement des pouvoirs étatiques très intéressant.

Comment va David B. ?

Encore beaucoup de félicitations aux intervenants Boillat du 1er mai. C'était vraiment de bonne tenue.

Idéaliste incurable vous assure de sa solidarité inoxydable.

C'est vrai que Martinasse a une connotation un peu trop "féminine". Et si nous l'appelions

Martigland ?

Hi hi hi hi (je crois que c'est le moment pour moi d'aller reposer mes neurones, je commence à écrire n'importe quoi ...)

mai 02, 2006 8:57 PM  
Anonymous humble avis said...

En complément à ma réponse de 8:53 à cette question de Fribourgeois 6:02:

"Mais pour l'instant, Martin Hellweg n'a encore absolument rien fait d'illégal. Alors... pour quel motif une intervention étatique? Et sur quelle base juridique? Soyez concret et citez moi un délit punissable prouvé commis par Hellweg. Ou citez-moi un article de loi précis qui permettrait à qui que ce soit d'intervenir dans la légalité et... je serai alors prêt à revoir ma position."


Délit contre l'honneur, diffamation calomie:

http://www.admin.ch/ch/f/rs/311_0/a174.html

contrainte:

http://www.admin.ch/ch/f/rs/311_0/a181.html

menaces:
http://www.admin.ch/ch/f/rs/311_0/a180.html

mise en danger de la vie ou de la santé d'autrui

http://www.admin.ch/ch/f/rs/311_0/a127.html

abus d'autorité:

http://www.admin.ch/ch/f/rs/311_0/a312.html

mai 02, 2006 9:13 PM  
Blogger Karl said...

@ Un Fribourgeois

Merci tout d'abord d'avoir pris un pseudo.

Sur la vue d'ensemble, je crois que nous nous sommes compris, même si nous divergeons probablement sur le degré d'interventionnisme.

Toutefois, le cas de Swissmetal est particulier, par rapoort à celui de Cardinal, en ce sens qu eSwissmetal avait signé un protocole d'accord sous l'égide du gouvernement bernois, qui n'a pas été respecté. Dès lors, il est envisageable qu'une instance supérieure intervienne (je pense du moins que c'est sur ce motif, poussé par E. Zölch, que J. Deiss est intervenu). Avant l'intervention de J. Deiss, plusieurs politiciens, en particulier P. Kohler et M. Zuber ont participé à des discussions avec la direction de Swissmetal, à la fin desquelles ils ont considéré s'être fait mener en bateau. Ladite direction prétendait vouloir négocier alors qu'aucune proposition ne trouvait grâce à ses yeux.

De plus, le fonds du conflit n'est pas tout à fait le même que celui du cas de Cardinal. Avec Cardinal, il y avait des raisons économiques, et des patrons prêts à discuter, par rapport à de telles raisons, de manière ouverte et responsable: ils ont mis en application ce qu'ils ont accepté dans les discussions, Cardinal existe encore, et au sein de Feldschlössen.

Avec Swissmetal, nous avons affaire à des gens qui prétendent faire une chose, mais en fait, font le contraire, en le cachant aux autorités, aux employés, et à une bonne partie des actionnaires (il y a même soupçon de délit d'initié). Cette direction n'est donc pas crédible, et les raisons qu'elle avance non plus. Si le déplacement de moyens de production de la Boillat vers l'Allemagne, ou ailleurs, se justifiait en quelque manière que ce soit, il serait possible de parlementer. En l'occurence, un tel transfert est une aberration totale, qui ne permettra pas de maintenir l'existence des produits de la Boillat, ni à la Boillat, ni ailleurs. Ce faisant, Swissmetal va couler, en laissant certainement derrière elle un Busch-Jaeger externalisé, qui pourra, peut-être, poursuivre son chemin.

Du point de vue juridique, même si nous n'en avons pas les preuves matérielles (nous avosn des fuites et des témoignanges) et pas le smoyens juridiques de nous faire entendre:

-Swissmetal a favorisé Busch-Jaeger (en supprimant le stand de la Boillat à la foire Paperworld à Francfort, alors que BJ y était pour la première fois. En implantant le logiciel SAP, qui n'était sorti que 3e d'une étude, mais avait l'avantage d'être celui employé chez BJ, ce qui laisse penser à des fuites concernant les technologies). Gestion déloyale, je crois.

-Swissmetal n'a pas respecté le protocole d'accord de 2005.

-Swissmetal a enfreint la CCT de la branche à de multiples reprises.

Dans l'ensemble, il me semble qu eles lois suisses sont suffisamment lacunaires pour permettre un


@Bronstein

Vous surinterprétez ce que j'ai dit, ce qui porte à croire que vous manquez d'arguments.

Je n'ai pas fait de "plaidoyer étatique" mais j'ai simplement signalé qu'en Suisse (et donc avec la législation actuelle, san srévolution aucune) rien ne s'oppose, par principe, à une intervention étatique plus marquée. Ce n'est pas interdit par la loi, ou si?

De plus, je n'ai jamais prétendu que l'Etat suisse avait des compétences supérieures à celle d'une entreprise privée en matière de choix d'alliages. Personne, à la Boillat, ne prétend cela, d'ailleurs. Au contraire.

Simplement, en cas de crise, il me semble que l'Etat suisse à la possibilité, et le droit, d'intervenir pour résoudre une crise, ce qu'il a fait dans le cas de la Boillat. Au-delà, les discussions avec "Un Fribourgeois" démontrent bien qu'un désaccord, et un débat, sont possibles, et contructifs, sur le degré d'une telle intervention. L'Etat est-il trop intervenu, ou pas assez, pouvons-nous nous demander. Pour moi, c'est "pas tout à fait assez, il aurait pu faire plus".

Vos considération sur la planification centralisée, la révolution, etc., sont donc, à mon avis, hors-sujet.

mai 02, 2006 9:17 PM  
Blogger Karl said...

@Idéaliste incurable

Martigland... Hihi. Le "concours" des surnoms de Martin Hellweg débouche sur de sacrés résultats.

mai 02, 2006 9:21 PM  
Anonymous brise said...

@ tous
Fribourgeois n'est de loin pas un idiot, ça se verrait... et il y a bien une chose qu'il a dite qui bourgeonne : que font les politiciens locaux en ce moment pour soutenir la Boillat ? Ne croyez-vous pas que Josef Deiss se sentirait un peu plus concerné s'il sentait un véritable ramdam des politiciens que nous avons élus et qui sont sensés eux pour sûr, défendre les intérêts de notre réserve d'indiens ? Ne tapez pas sur l'ambulance, je posais juste la question... !

mai 02, 2006 9:39 PM  
Anonymous Rigueur said...

@ anonyme de 3:34 pm, 4:33 pm --> "un fribourgeois" de 5:52 pm, ...
@ tous [qui ont donné la peine de répondre à anonyme --> "un fribourgeois"]

Hélas, force est de constater que tout se règle en fonction des intérêts de chacun, qu'il soit du politique, des syndicales, voire des Boillat eux-mêmes. Le comble de cette histoire: seuls les Boillat sont des victimes les plus évidentes pour l'instant. Ensuite, en fonction de l'évolution de cette affaire, il se pourraient que d'autres victimes vont ressurgir.

Du point de vue politique, tant que ce conflit ne déborde pas le cadre Swissmetal, objectivement, il faut reconnaître que l'état n'a pas de raison/intérêt à intervenir. Par contre, s'il déborde du cadre Swissmetal, comme par exemple, il pourrait ternir l'image d'une Suisse politico-économique stable pour attirer les entreprises étrangères, là l'état va intervenir. A ce moment là, les défenseurs du libéralisme d'aujourd'hui vont trouver les termes adéquats pour nuancer un interventionnisme étatique afin de préserver l'intérêt général/national. Hahahaha.... blablablabla.... [noter que personnellement, je préfère que les Boillat s'en sortent seuls comme des grands!]

Du point de vue du bon sens, je rejoins parfaitment les explications de "Un voisin" de 5:35 pm. A moins que, au conseil fédéral, il y a un état-major des stratégies économiques pour la Suisse qui ont choisi délibéremment d'orienter l'économie suisse vers d'autres secteurs plus porteurs et ceux-ci considèrent que le secteur de LA BOILLAT et du décolletage comme secteur non prioritaire. Dans ce cas, nous sommes à 100% interventionnisme étatique, seulement il est bien camouflé. Notre belle démocratie directe a donc un problème sérieux à résoudre.

Quant aux délits punissables, MH a toute une armée d'avocats très chèrement payés par les actionnaires de Swissmetal qui lui montre le chemin de navigation à la limite de l'illégalité. S'il y a un délit punissable, c'est un devoir de l'état d'intervenir. Il n'y a donc pas d'appel à une intervention de l'état.

Bref, il ne s'agit pas de démontrer quoi que ce soit!!!
Par contre, il s'agit bel et bien d'une recherche de solutions applicables pour sauver une industrie qui, à mon avis, a encore de bel avenir devant elle, très bel avenir même. Quel gâchis!!!

Bonne soirée et bonne nuit à toutes et à tous!

mai 02, 2006 9:39 PM  
Anonymous SanA said...

@Un fribourgeois

Ce que révèlent tant les événements de Swissmetal, que le comportement des voyous qui la dirigent et que vos propres constats, ce sont les lacunes dans les règles du jeu de l'économie de marché. L'économie (sans aucune connotation idéologique et en simplifiant à l'extrême) vise à maximiser l'utilité. Les mécanismes du marché, fondés sur la propriété privée et la loi de l'offre et de la demande, sont considérés par les tenants du libéralisme comme les plus aptes à le permettre. Je pense aussi, comme le disait Churchill (je crois) de la démocratie, que c'est "le pire des systèmes à l'exception de tous les autres". Ce n'est pas un acte de foi, c'est du pur pragmatisme.

Pour que les "mécanismes" du marché (terme peu pertinent d'ailleurs pour des phénomènes humains si complexes et si liés à des contraintes multiples et variables dans le temps et l'espace) jouent le rôle de régulateurs, il faut un minimum de règles du jeu et des moyens pour les faire respecter. Ils font malheureusement gravement défaut.

Alors d'un médecin peut perdre le droit d'exercer suite à une erreur professionnelle, alors qu'un juriste peut être radié faute d'éthique et de respect de la déontologie, le pire des managers (d'une société en bourse) n'est jamais sanctionné. Ni par le marché, ni par ses pairs, ni par la loi. En dépravant les principes de l'économie et en dégradant l'esprit d'entreprise, il peut impunément engendrer les pires conséquences industrielles, économiques, financières, sociales, environnementales et humaines. Non seulement il n'existe aucun moyen réel de l'arrêter pendant ses méfaits (alors qu'un entraîneur sportif sera viré après quelques mauvais résultats), mais rien ne l'empêchera non plus de recommencer. Parce que les actionnaires (seuls détenteurs en droit de ce pouvoir) ne savent même pas qu'ils le sont. Parce que les organes de révision examinent surtout la forme et la conformité aux règles comptables. Parce qu'un CEO peut être administrateur et que les administrateurs ne contrôlent pas le CEO, les uns et les autres appartenant à la même coterie, se cooptant, se renvoyant l'ascenseur, se partageant le gâteau.

En conclusion, si certains en appellent aujourd'hui au monde politique, c'est parce que le monde de l'économie, ses associations, ses organismes, ses dirigeants, ne font pas le ménage chez eux. C'est parce qu'ils ne sont même pas capables de faire respecter un bon fonctionnement des lois du marché qu'ils invoquent rituellement. Un prédateur notoire comme Hellweg (il n'en est pas à son coup d'essai chez SM), devrait déjà avoir été éliminé par l'économie en vertu des critères de succès et d'efficacité qu'elle implique (les meilleurs gagnent et durent).

Les ennemis du libéralisme économique auraient des raisons de se réjouir: faute de respecter les principes qui le fondent, faute d'engendrer de l'utilité par plus de biens et de services satisfaisant plus de besoins, à force d'engendrer plus d'injustices (ou du moins ce qu'on trouvera injuste) et d'inégalité matérielle, de donner une image d'arrogance et de mépris de la part de quelques dominants à beaucoup de dominés, bref, faute de s'autoréguler le système risque de s'autodétruire. Pour moi, ce n'est pas une bonne nouvelle. Ça concerne tout le monde et en ce sens, c'est politique. Les (ir)responsables politiques qu'on élit (je n'ose pas écrire "qui nous gouvernent") pourraient au moins prendre verbalement position à ce propos. Tout ce que je leur reproche, c'est de n'en rien faire, donc de ne pas remplir leur rôle. Ce ne serait pas de l'interventionnisme, se serait un peu de lucidité et de sens des responsabilités.

mai 02, 2006 9:45 PM  
Blogger Karl said...

Rectification:

On m'a signalé que, si la Boillat n'était pas, pour la première fois, à Paperworld, en 2006, Busch-Jaeger y était en 2006, et en 2005.

Cela laissait présager ce qui se se profile maintenant clairement: la concentration de la production de pointes de stylos à Lüdenscheid.

mai 02, 2006 9:56 PM  
Blogger dos formatted said...

Martigland, super idée!

A tous les Boillats, ne perdez pas courage, des milliers de gens sont avec vous, derrière et à vos côtés!

mai 02, 2006 10:09 PM  
Anonymous raptor said...

@ tous
J'ai reçu vers 20heures une info :Brendel a été viré avec effet immédiat il ne fait a ce jour plus partie de swiss métal,on parle d'une démission de sa part avec effet immédiat tu parles Charles

mai 02, 2006 10:31 PM  
Anonymous in situ said...

Bye bye M. Brendel.... :-)

mai 02, 2006 10:33 PM  
Anonymous raptor said...

@karl
je t'envoie le document par email il y a d'autres renseignements concernant d'un nouvel arrivé un certain philippe Michel et une nouvelle organisation.Si tu n'as pas l'info...

mai 02, 2006 10:35 PM  
Anonymous Un fribourgeois said...

@Tous ceux qui se sont donné la peine de me répondre

Un grand merci pour vos interventions. Je ne pensais pas susciter autant de réactions. Mon idée première était avant tout de rendre à César ce qui est à César.
Comprenez par là que je trouve que Joseph Deiss a fait ce qu'il avait à faire et que c'est un peu facile de lui jeter la pierre.
En contre-partie, je trouve que les élus bernois, même s'ils ont fait plus de bruit, on obtenu bien moins que lui. Simplement pour remettre l'église au milieu du village. C'est toujours un peu facile de tirer sur l'ambulance.

Pour le reste, j'avoue ne pas connaître suffisamment l'histoire de Swissmetal, ni celle de la Boillat pour pouvoir mener un vrai débat. J'ai découvert le lien sur le blog un peu par hasard il y a quelques jours, en cherchant tout à fait autre chose sur le site de la TSR. J'ai lu pas mal de choses, mais certainement pas assez pour prétendre connaître l'histoire.

Je voulais juste faire part de mon avis personnel, c'est-à-dire que trop d'état est certainement plus dangereux que pas assez d'état.
J'en profite pour rebondir sur une remarque très pertinente de Paddy :
" Les deux granes révolutions du XXème siècle, russe d'abord, chinoise ensuite, ont été déclenchées par un abus de pouvoir généralisé. Et le résulttat n'était prpobablement pas ce que l'humanité a produit de mieux. On peut y réfléchir avant, non?"
C'est absolument exact! Un abus de pouvoir généralisé dû à un trop d'état. C'est ce qui se passe dans toutes les dictatures.

Pour ce qui est des délits énumérés par "Humble avis", s'ils s'ont avérés, je ne comprends tout simplement pas pourquoi personne n'attaque clairement la direction. Et ceci, chaque employé qui se sent lésé à la possibilité ou même le devoir de le faire. Nul besoin d'une intervention du conseil fédéral.

Merci en tout cas pour ces échanges. Nos points de vue ne sont pas forcément très éloignés. Je ne suis pas confronté au problème, et peut-être que ça me permet une analyse différente. Prenez-la juste comme un regard différend, car je ne prétend bien sûr pas détenir la vérité.
Mais, si vous voulez faire pression sur les politiques, je crois que vous devez vraiment commencer par les locaux pour qu'ils s'engagent plus efficacement que par des discours.

mai 02, 2006 10:48 PM  
Anonymous raptor said...

@ tous
Ya du chambardement a la direction et c'est pas fini,les gens vont sauter par les fenêtres,ils sont en plein délire...la mère Michel fait son entrée et le père Brendel passe a la trappe...t'es plus d'accord d'être ridicule alors je te bute...quelle merdier, c'est pire que Dallas JR en moins.Martinou va devenir le manager qui aura liquider le plus de collaborateurs dans un laps de temps aussi cours,il mériterait d'entrer dans le guisness book.A la Simon school ils ont fait vraiment du bon boulot,Haha l'Amérique et sa bannière étoilée je suis fière de l'Amérique,de ses écoles,de sa culture,de ses traditions,de Ford,Marylin,Fred ...Astaire pas le pote d'Uzine3,Coppola,Kennedy,Amstrong le cosmonaute et louis le trompettiste,le pasteur lutherking,MalcomX,quel peuple merveilleux...poutant en ce qui concerne Hellweg..ils se sont complètement..loupé,c'est Pearl Harbourg..il faudra qu'on termine le boulot et là les copains c'est plus fort que la navette spatiale parcequ'il va falloir lui allumer le trou de bal a distance..va chercher les allumettes shreck qu'on rigole ce coup- ci...

mai 02, 2006 11:16 PM  
Anonymous Petit ours said...

Alors comme ça il semblerait qu'il n'y a plus de Branlou. Quelle dommâge, on commençait à s'habituer à lui! On ira quand même pas jusqu'à lacher une petite larme mais l'arrivée d'un nouveau lascars n'amènera rien de plus pour nous les Boillats, ce n'est qu'une péripétie de plus.

En tout cas les personnes qui sont en contact avec les clients ne sont pas à la fête ces jours-ci. Après le chef des ventes, le Danou...qui osera encore tremper dans ce guépier ?
Gagons que bientôt les clients qui demanderont des délais de livraison entendront ceci:
-ici c'est l'automate qui parle...bip...nous ne pouvons pas vous renseigner...bip...prenez quelques mois de vacances et rappelez-nous...bip...la bande est terminée...bip.

mai 02, 2006 11:27 PM  
Anonymous paddy said...

@fribourgeois
Merci pour cet échange.
Je te re-cite (pour changer):
Mais, si vous voulez faire pression sur les politiques, je crois que vous devez vraiment commencer par les locaux pour qu'ils s'engagent plus efficacement que par des discours.

C'est une des choses que Martin Hellweg jette à la face de la Suisse dans un article de la NZZ: les politiciens locaux sont des électoralistes. (On lui met une dizaine de milliers de claques pour lui apprendre la démocratie au gamin?)

Le gouvernement bernois a été renouvelé et entrera en fonction le 1er juin 2006. Une pétition http://berne.laboillat.ch a été lancée jusqu'à cette date et lui sera remise dans les jours qui suivront son entrée en fonction. Tu peux aller la signer et/ou la faire signer.
Des politiciens bernois et jurassiens se sont fait berner et/ou ont agi en faveur de la Boillat, mais comme l'ont dit certains, ils n'ont pas pu faire grand-chose. La pétition est là pour leur fournir des munitions...
Des fonds de solidarité alimentés par des milliers de personnes ont permis de récolte rplus d'un million de francs. Les artistes jurassiens (aussi bernois et soleurois et argoviens et..., ont contribué lors d'une vente aux enchères à récolter 60000 frs (http://www.laboillat.ch
, il faut aller plus bas dans la page), un site http://boillat.org)a récolté plus de 13'000 signatures électroniques en quelques jours pour une Déclaration de soutien, un autre site (http://jb.zonez.ch) remarquablement complet, te permettra de suivre l'historique à la trace, de te documenter si tu le souhaites.
En outre la manifestaiton à Berne le 8 avril a rassemblé entre 7 et 10000 personnes (2500 selon la police et 5000 selon un syndicat connu dont la tête n'a pas souhaité s'engager plus avant pour des raisons que j'ignore). Rends-toi compte: 7000 personnes qui paient le prix fort pour venir à Berne en train de toute la Suisse, et ça pour une boîte à Petaouschnok qui fabrique un truc à base de laiton.

Voilà concrètement quelques actions menées par des inconnus, des politiciens, des patrons, des syndicalistes, des cadres, des employés, des ouvriers, des gens qui existent, qui sont remarquablement dignes et souhaitent le rester.

mai 02, 2006 11:32 PM  
Anonymous paddy said...

@tous
Autre nouvelle qui n'a rien à voir. Mais elle vaut son pesant de cacahuètes: Alain Monney (Carabine FM pour les vieux, et le feuilleton de la TSR avec Lolita pour les plus jeunes) et François Silvant (le petit Silvant Illustré et Monsieur Brechbüüüühl) ont signé la pétition...
On attend les autres artistes, personnalités, politiciens, bateleurs, clowns, musiciens pompistes, tourneurs (derviches acceptés), héros de BD, inventeurs fous et plombiers divers avec impatience!
Merci tica

mai 02, 2006 11:44 PM  
Blogger Karl said...

@Un fribourgeois

Heureux d'apprendre que votre passage ici a été positif!

mai 03, 2006 12:04 AM  
Anonymous expatrié said...

trop d'Etat? en ce moment ça se saurait... c'est un peu comme si on craignait les avalanches en pleine canicule...

Aujourd'hui, c'est surtout trop de Paradeplatz et trop de conseils d'administration chez nos politiques.

3% de la population résidente en Suisse qui possède autant de fortune privée que le 97% restant...
vous avez dit démocratie? Arrêtez de rêver. On est en dictature. Point barre.

mai 03, 2006 12:29 AM  
Anonymous Blondinet said...

Communiqué télétexte:

Swissmetal modifie son organisation en deux secteurs d'activité, l'industrie et le décolletage. Cette nouvelle répartition qui vient d'être mise en place, vise à proposer de meilleurs services aux clients.
Le secteur industriel concerne l'électronique et l'automobile. Le décolletage touche les stylos à bille et les pièces usinées. Swissmetal a vu sa rentabilité chuter l'an passé et la grève n'a rien arrangé.

-----------------
Meilleurs services aux clients, laissez moi rire. Un carnet de commande plein à craquer et plus personne pour faire le boulot grâce à une bande de mistons, de malhonnêtes, fourbes et méchants.
150 personnes licenciées, personnes dont nous avons absolument besoin si la Boillat veut continuer d'exister. Il y a du travail pour tous, les charges sont au maximum, ces Sal.... son entrain de commettre un CRIME, ils ASSASSINENT la Boillat.

mai 03, 2006 1:08 AM  
Anonymous paddy said...

5232 signatures validées et sans doublons
Combien il en reste à saisir?
15...
20...
30'000 ?
On verra. Objectif suivant: 10'000

Allez les petites mains! et une chiée de mercis!

mai 03, 2006 1:11 AM  
Anonymous Anonyme said...

up's karl...

Moi ce qui me frappe au sujet des politiciens qui n'oserais pas intervenir c'est que ce sont justement ces mêmes politiciens qui font des lois (y compris donc celles du marché même libéralisé)alors dites moi si les politiciens n'osent plus faire et crée de nouvelles lois qui ne seraient pas aprouvé par une minorité...

C'est ouvrir la porte au trafic d'être humain, c'est tellement "rentable"...
drôle de point de vue sur le politique et la démocratie... Cela doit être un point de vue très "libéral" ça !

mai 03, 2006 1:11 AM  
Anonymous Anonyme said...

Je suis aller faire un tour chez Swissmetal... saviez-vous qu'il y a le SIAMS de Moutier sur le site ? Ben il semble qu'ils n'y ont rien prévu pour cette année !

(La peur qui dirige le groupe ?)

mai 03, 2006 1:25 AM  
Anonymous Anonyme said...

Non seulement y vont pas au SIAMS mais y seront bientôt obligés de foutre des clients à la porte par manque d'ouvriers et de cadres compétents.
Le B, le O et le 5 ne sortiront plus lors du prochain tirage au sort, pour ceux qui jouaient cette combinaison il va falloir attendre le prochain tirage.
Aufwiedersehen Branlou.

mai 03, 2006 1:50 AM  
Blogger dos formatted said...

extrait du site Swissmetal:

...
Daniel Brendel, Executive Vice President du groupe SWISSMETAL depuis septembre 2005. Dans le cadre sa fonction, il est responsable des deux sites de production, ainsi que de la vente.

Daniel Brendel détient une licence en gestion d’entreprise internationale. Avant son entrée chez SWISSMETAL, Daniel Brendel était responsable du secteur produit/stratégie de marché et management de la qualité chez Tréfimetaux. Au cours de sa carrière professionnelle, il acquit de profondes connaissances en vente et management dans le domaine des semi-conducteurs cuivreux. Daniel Brendel est spécialisé dans l’intégration et l’expansion des réseaux de distribution mondiaux, en particulier dans le domaine des produits de niche.
...


Ses "profondes connaissances des ventes et managment dans le domaine des semi-conducteurs cuivreux." (je cite) ne lui ont pas permi d'être à la hauteur du Maîîître.

Responsable des produits de niche... à la niche!!!

Messieurs les kapos, a qui le tour?

petit exercice de style, prenons au hasard... (extrait du site Swissmetal)

...
Henri Bols, directeur du site de Dornach depuis juillet 2003.

Henri Bols est ingénieur diplômé de l'école d'Arts et Métiers à Paris. Avant son entrée chez SWISSMETAL en septembre 1999, il était actif pendant 8 ans pour Péchiney. Il dispose de profondes connaissances dans le domaine métallurgique des alliages spéciaux.
...

Avec sa petite trogne d'adolescent pas mûr, j'ai comme l'impression qu'il devait refaire un p'tit tour à l'école de la vie ce boutonneux-là. Vivement que Martin Hellweg prenne enfin un peu de son précieux temps pour analyser la situation, Bols n'est pas l'homme de la situation. Voici pourquoi. Mettre la coche dans la bonne case selon le scénario préféré:

( ) Scénario 1. Reconvilier doit redémarrer. Mais qu'est-ce qu'il attend le petit Bols pour stopper la révolte, il fait exprès ou il lui manque un engrenage? Je crois quant à moi que la situation n'est réellement pas à sa portée et qu'il lui manque le charisme et/ou les testicules nécessaires. On appelle cela être péterisé et cela doit être évoqué même chez Simons. Action!

( ) Scénario 2. Reconvilier doit fermer. Thème hautement probable et donc intéressant. Mon petit doigt d'externe me dit que Bols commet trop de bêtises et n'est pas assez futé pour faire porter le chapeau à ses ouvriers paresseux, malades et grève-perleurs. Les nombreuses remarques témoins de ses compétences, rapportées sur ce forum (sic!), montrent qu'il n'est pas à la hauteur des exigences de son bien-aimé maître sur le sujet de la maîtrise de l'information. On aura vite fait de découvrir l'imposture. Une rotation de poste me semble donc opportune.

Cher Martin Hellweg, relisez donc le principe de Peter et appliquez de manière conséquente les actions qui s'imposent. J'estime, comme vous l'avez relaté dans la NZZ, que vous avez effectivement trop tardé avant de licencier l'état major insoumis de Reconvilier. Vous avez aussi trop attendu avant de licencier Brendel après sa bourde magistrale par mail. Vous êtes maintenant en train de vous préparer une réputation de manipulateur lors de la fermeture de ce site. A cause de qui? de Henri Bols qui n'est pas capable de faire porter la responsabilité des problèmes au personnel de l'usine. Vous devez montrer que vous restez maitre de la situation et que vous anticipez les problèmes. Réagissez, bon sang, et virez-moi cet incompétent!

mai 03, 2006 6:41 AM  

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