dimanche, novembre 26, 2006

Chaud, ce mois de novembre

Un vrai succès

Quelques mots, pour commencer par remercier les Femmes en colère (même si c'est en retard), et les personnes ayant participé, en l'organisant ou en y venant, à la soupe marquant le deuxième anniversaire de la première grève.

On se demandait tous s'il y aurait du monde, si à force, le dégoût ne l'emportait pas sur tout le reste, si, si, si... Finalement, non. Il y avait du monde, et de loin pas assez de soupe. Des Boillat licenciés, des Boillat de l'intérieur, d'anciens Boillat, des personnes solidaires: une fois de plus, cette ambiance si particulière semble avoir été au rendez-vous, infaillible. Le 25 janvier nous attend.

En matière d'infaillibilité, il faut aussi noter que Martin Hellweg n'avait pas manqué de placer son mouchard, en l'occurence Hanspeter Weidlich. Ce dernier, présentant un mélange de naïveté et de mauvaise foi assez paradoxal, expliquait qu'il était là pour sympathiser, et que lui voulait simplement faire fonctionner la Boillat. Si ce n'est que ça, qu'Hanspeter Weidlich se rassure: il peut s'en aller de la Boillat demain, ça ne changera rien au niveau de la production (mais ça changera quelque chose au niveau du flicage).


Fondation stratéchique


Swissmetal, comme Philippe Oudot l'a déjà largement décrit dans le Journal du Jura du 15 novembre, a créé son "fonds social en faveur de collaborateurs/trices licenciés à la suite de la grève de janvier 2006". On a donc renommé, dans un effort quasi humain (ce n'est pas une petite affaire, chez Swissmetal, ce genre d'effort), les "cas sociaux difficiles" autrement. Mais comme on sait, les mots, ça ne coûte rien, et il faut donc s'intéresser à la question financière. Déjà, ce fonds est créé par la Fondation en faveur du personnel de l'Usine Boillat. Et cette fondation, comme on sait, est la fondation patronale de la Boillat, conçue pour pourvoir à ce type de situation. Donc, Swissmetal ne débourse pas un centime, et se contente de se servir dans une caisse que d'autres ont patiemment remplie. Le tout, évidemment, pour payer la facture de sa bêtise personnelle. Comme dit un vieux proverbe communiqué par le très crédible Sam Furrer: "Qui casse paie, avec l'argent des autres".

Le papier reçu par les Boillat pouvant faire une demande au fonds ne s'arrête pas en si bon chemin, sur la voie du cynisme, pensez-vous. Pour ce qui est des critères, comme l'a relevé P. Oudot, ils sont "très restrictifs". Ce dernier, en journaliste professionnel (nous verrons plus bas un bel amateur à l'oeuvre), a eu la bonne idée de contacter la personne de chez Hewitt en charge de ce fonds, Dominique Callandret. Surprise, ce dernier ne sait pas ce que Swissmetal entend par "un revenu net disponible de 1'000 francs par mois" (ce qui veut dire?), pour qu'un Boillat puisse avoir droit à ce fonds. Surprise, il redirige P. Oudot sur Sam Furrer, qui explique que les critères sont très clairs, très bien -merveilleux même, sans doute!- mais pas publics.

Donc, un Boillat entrant dans les critères, déjà peu clairs et restrictifs, doit contacter D. Callandret. A partir de là, c'est l'Euromillion (vous ne savez pas si vous serez des gagnants ou pas), mais avec un maximum de 1'000 francs par mois pendant un an. Il y a de quoi plaindre ceux qui vont devoir aller quémander cet argent, sans savoir s'ils recevront quelque chose, et combien. Imaginez-vous que l'administration mélange les feuilles d'impôts de tous les contribuables, et que vous tiriez la vôtre dans un grand chapeau. Imaginez qu'au chômage, un jury choisisse, pour des raisons inconnues, à combien vous avez droit.

La non transparence des critères, c'est exactement la même chose qu'une absence de critères, car lesdits critères ont été fixés par une instance en laquelle personne n'a confiance: Swissmetal. Demander à des gens de se porter candidats à l'octroi d'argent sur cette base, c'est exiger d'eux qu'ils mendient. Oh, n'allons pas croire qu'ils le font exprès, Martinou, Sam, Fridou, et toute cette clique. Non, pour eux, traiter les petites gens comme ça, c'est un réflexe. Comme cirer les bottes des plus forts qu'eux.


Le buffle en visite

Martinou est venu à Reconvilier, mais sans tambour ni trompette. Tout au plus avait-il intégré, à sa suite de laquais, quelques gardes du corps discrètement éparpillés (et payés par Swissmetal?). Amaigri, semble-t-il, l'incompétent en chef de Swissmetal n'était pas là pour prononcer un discours fédérateur aux Boillat. Après 2 grèves, il commence à comprendre que, parfois, il vaut mieux se taire (en fait, avec Martinou, toujours serait plus exact). Tout est que son but du moment était de faire tomber des clients de la région sous le chaaarme. Quand on se souvient de la reprise du travail à la Boillat, où lesdits clients étaient placés sur des listes selon le degré de représailles que Martinou voulait leur faire subir, l'ampleur de la tâche laisse songeur. Mais c'est la méthode habituelle: un discours lénifiant, un Martinou qui prête l'oreille aux problèmes exprimés puis... Rien. Avec un peu de chance, un ou 2 interlocuteurs tombent dans le panneau, c'est toujours ça de gagné.

La semaine passée, c'est donc aux clients que Martinou s'adressait. Faut-il que Swissmetal soit dans une situation dramatique pour que Martinou tente de séduire des décolleteurs de la région. Petit discours de Martinou -poliment applaudi-, puis visite guidée de l'usine. Pardon, visite très guidée. Sous certains régimes, il y a des prisons modèles, qu'on fait visiter à des délégués d'ONG. Les prisonniers qu'ils rencontrent sont traités correctement, punis, disent-ils, comme il l'ont mérité en commettant d'odieux crimes, mais dans l'ensemble, c'est bien. Si, si, c'est bien. Dooorment-ils bien, ces prisonniers? A vrai dire non, mais les délégués, au bout de la visite, il se peut que oui. Surtout quand la visite se déroule avec le maîîître en personne. Bref, le parcours était soigneusement fléché, les interlocuteurs triés, les bobines et barres d'apparat... Heureusement qu'un célèbre journaliste a pu, par courrier anonyme, nous livrer un témoignage accablant, au péril de sa vie:

Tout bientôt, Karl poursuivra par l'analyse des résultats trimestriels de Swissmetal. Mais là, il va au lit...

86 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Trop beau Karl. La paille qui brûle c'est pour faire un écran de fumé. C'est un peu comme les fumigènes à l'armée, on peut y faire ses conneries à l'abri. Par contre des tintins il y en a de moins en moins.

novembre 27, 2006 12:24 PM  
Anonymous SanA said...

Excellente cette référence au "bolsévisme", cette idéologie au pouvoir chez Dornach et son satellite de Reconvilier, le dogmatisme totalitaire fondé sur la dictature de l'incompétence, l'obscurantisme érigé en religion industrielle opium des actionnaires!

novembre 27, 2006 1:03 PM  
Anonymous oignon rouge said...

@ Karl

Merci pour l'édito qui synthétise bien les riches débats de ces derniers temps sur le blog.

Le reportage ô combien téméraire de notre Tintin est du véritable et pur génie !

@ SanA
impossible d'ajouter quoi que ce soit à votre post des plus inspirés ! saisissant raccourci hélas.

novembre 27, 2006 1:54 PM  
Blogger ancien1 said...

@jfbo
Vous avez raison de rappeler que le début de la fin a commencé avec P. Schneuwly. La période des processus des graphiques qu'il fallait fournir et surtout en couleurs qui plaisent pour faire bonne figure vis à vis du prince. Le départ de cadres compétents déjà à l'époque (hein Bernard) on croyait plus le chef de gare que ceux qui mettaient en place l'avenir de Boillat. Les contremaîtres devenaient des chefs d'atelier, mais d'atelier ils ne connaissaient que leur bureau et leur écran ... Toute cette façon de faire ou de laisser faire nous a conduit tout cuit dans les sales pattes de Martinou et sa clique. Ce qui faisait la fore ce la Boillat outre ses décideurs c'était ses techniciens, ses dépanneurs dès l'instant qu'on leur donnait plus de travail en écriture que ce pour lesquels ils étaient formés, il en résultait beaucoup d'inconvénients dans la production, ceci indépendamment de la qualité de leur personnel. Mais manque de temps pour la formation sur le terrain donc il en résultait beaucoup de problèmes surtout dans les nouveautés (profils, alliages spéciaux). Chacun aurait dû rester à sa place, les informaticiens, les chefs de projets, les méthodes étaient là pour les seconder. Ne parlons pas des querelles de pouvoir qui ont accentué tout cela.
Parfois, je rêve que Martinou et sa clique quitte le navire et commnent la Boillat pourrait elle se reconstruire, tout ce savoir faire parti avec ses cadres et ses meilleurs ouviers. En ayant les fonds et les clients, il faudrai au minimum 5 ans pour commencer de voir le bout du tunnel ; tout cela en n'ayant pas peur de se rapprocher de certains anciens cadres pour des conseils ou des mandats bin ciblés. Ce serait une rude tâche, mais qui en vaudrait la peinse.
J'ai quand même le droit de rêver ...

novembre 27, 2006 4:39 PM  
Blogger jb.zonez.ch said...

Swissmetal a publié il y quelques heures un communiqué de presse (27.11.06) disponible ici.

novembre 27, 2006 7:27 PM  
Anonymous Petit Ours said...

Merci Karl pour ce Tintin revisité, c’est super.

Merci jb.zonez.ch pour ce communiqué de Swissmetal. Pour être honnête on s’en tape mais cela montre bien dans quel sens malheureusement les choses évoluent. Cela devient une affaire entre allemands. Le bolsévisme aura peut-être bientôt vécu mais on est pas encore au bout de nos peines. Les idéologues de Cologne vont recouvrir d’eau du même nom toutes leurs magouilles financières. Le but étant naturellement de faire passer leur stratégie peu reluisante sous couvert de patchoulis.

…Ah! mais il me semble que j’entends des messages codés sur radio Cologne ; écoutons un peu :

Les allemands parlent aux allemands :

Les sanklots longs des fiolons…

Le Linkotière ist kaput, une ponne chose de faite. Les krévistes irrécupérables n’ont ka mancher des saucisses, faudra qu’ils s’hapituent.

Le krand chien de Martin a très faim…

Le paie plus gross c’est seulement pour nous. Pour les Perner Churassiens, kein keld, zon ka posser. Ces idiots de Palois on fa les perner encore un peu et après…item pour ceux de l’Eqsakone.

Perce mon keur t’une lankeur monotone….

Assez entendu, je coupe la radio… Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris mais j’en déduit que le débarquement a déjà commencé…

novembre 27, 2006 10:10 PM  
Anonymous Fred said...

@ Petit ours

Oui bien vu, mais que reste t'il des Tintins, en est-tu un? Je pense personnellement que oui.


@ Tous(tes) les solides-airs.

Sujets à ne pas confondre avec le solidaire, espèce qui reste fixé sur un objectif commun, qui fort heureusement existe encore dans cette vallée, mais est menacé d'extinction.

Non j'entends par solides-airs, ces airs qui ventent dans nos oreilles, les faisant siffler... Airs qui doivent être d'une consistance solide, puisqu'inépuisables et répétitifs.

Je viens d'écrire un chat-pitre de + à mon bouquin "SOlidaireS" mais je pense qu'au vu de la tournure des évènements, je vais dans la résignation la plus totale dans un dernier geste solidaire avec cette race humaine finir par brûler ce manuscrit.

Le feu, ou alors plus subtilement le noyer dans une improbable soupe à la grimace, remuée par d'autres improbables grailleurs et grailleuses de merde. On fera l'annonce sur le blog pour la promotion de cet évènement, à moins d'une panne momentanée du systhème...(ouais ça peut arriver)
Une gigantesque soupe à la grimace, ça c'est une idée, j'ai déjà un bouquin à proposer, si vous avez d'autre ingrédiens, n'hésitez pas à me le faire savoir.

J'imagine bien que, même symboliquement on pourrait venir y faire macérer quelques objets porteurs et significatifs, se débarasser de quelque chose, pour mieux passer à "la suite".
Pour les remueurs et remueuses, une fine équipe bien déterminée semble s'être déjà constituée dans cette vallée, pas de soucis donc de ce côté là, et même si quelques éléments sont encore sauvables, et même si il faut laisser la porte ouverte à toutes les bonnes surprises, je pense que le noyeau dur est bien dur, alors pas de soucis.

En tout cas il faut être solide pour ne pas touner des vers à la PAM, je me suis parfois laissé allé à cette prose et je vous assure que le terrain regorge de sources intarissables, du fiel de ma plume coulerait qu'on en dirait un fleuve...

Mais laissons ces improbables, puisqu'ils et elles sont improbables, justement....


@ Mon ami Sindo

Il t'a fallu du courage pour faire cette paëlla, et je tiens à te rendre cet hommage sur le blog, merci mon ami. Elle était super bonne.
J'ai toujours eut de l'admiration pour ces acteurs qui viennent donner leurs représentations alors qu'ils viennent d'être frappés par une catastrophe personnelle.

Je suis dans l'admiration de cet homme, et répète à qui veut l'entendre, que si l'uZine3 n'aura servie qu'à ça, un ou deux qui "vont mieux" et ne bouffent pas des tonnes de médics, reprennent leurs destins en main, et bien moi le QU'A CA me suffit largement, n'en déplaise aux remueurs et remueuses de tout poil.

Et puis je veux encore croire aux miracles, qu'est-il de plus beau au monde que de voir un remueur ou une remueuse laisser tomber sa spatule? Il ne faudra pas de grandes théories, juste un sourire complice autour d'un verre, et une nouvelle amitié possible en laquelle je veux croire.

novembre 28, 2006 8:22 AM  
Anonymous Anonyme said...

@Petit Ours
Je confirme, le débarquement à commencé. Fin 2007 égal fin de la fonderie. A voir les gueules de vainqueurs sur les photos prises à Cologne, on sent que Reconvilier sera traité comme une sous merde.
Au moins on remarque que lors de ces fêtes l'argent est bien géré. Bateau, orchestre et tutti quanti.
Mac Gay à l'air particulièrement heureux, on se réjouit d'avance de le revoir à Reconvilier parmis ses potes.

novembre 28, 2006 12:06 PM  
Anonymous marc said...

En prenant un peu de recule, ce qui étonne le plus avec la Boillat, c'est son endurance. Survivre aux méthode du colonel Schneuwly, ça mérite déjà une médaille. Et ce n'était qu'un début...
(Si,si,je sais de quoi je parle).
Courage.

novembre 28, 2006 12:46 PM  
Anonymous grand démoniac said...

Non mais,

Z’avez vu le Torchinou de ce mois ???
Pire qu’un journal de carnaval, incroyable !
Il ne manque plus que les Béni oui-ouis de la Boillat qui applaudissaient le Maîîître devant la réception la semaine passée avant de faire des courbettes à en se tordre le bas du dos lors du passage du défilé du PolitBuro…
Pour finir, qu’ils bouffent (hein JePeTo, rentre ton bide, la prochaine fois) qu’ils s’empifrent et s’ennivre cette bande de poufs….
Mais alors, la présentation du nouveau Seigneur de la barre en fil pour la Suisse Romande. Ça dépasse tout ce que la Terre a pu accoucher de plus grotesque depuis la nuit des temps. Demander un peu à sa clientèle se qu’elle en pense. Si ce bouffon est chef d’entreprise, je postule pour la présidence du conseil d’administration de Nestlé !
Heureusement, ce guignol est bon skieur. Cela lui évitera peut-être de s’éclaffer contre le mur qui se trouve en bas de la pente. Et elle est raide. Ça glisse fort Chef ! En plus avec le Martifart Evo 06, la vitesse est doublée à chaque seconde.

Pauvre Boillat, tu auras vraiment bu le calice jusqu’à la lie.

Swissmetal : si vous me trouver 4 Swiss sur toute les photos, faites moi signe. Allez, encore plus simple : un seul Boillat

novembre 28, 2006 6:26 PM  
Anonymous Poivre said...

Longtemps, je ne suis pas venue...j'étais dans un tempête.

Ce soir, ce mardi, je suis retournée auprès de mes soeurs de coeurs, les femmes en colère.

Débat, fous rire, silence, boutade, idées parfois délirantes, réalisation toujours présente, c'est le mardi soir, c'est la réunion des femmes en colère, c'est de l'or en barre

Longtemps, je ne suis pas venue, je suis toujours dans la tempête...mais le mardi soir avec les femmes en colère,la tempête tourne en coup de vent

novembre 28, 2006 11:31 PM  
Blogger Rigueur said...

Excellent et merci, Karl!!!

novembre 29, 2006 7:01 AM  
Blogger pauvre diable said...

@ poivre

Les bisous ont été transmis. Je suis heureux de te retrouver aussi sur le blog. A une prochaine ici ou là-bas.
(Hey nos transferts sont meilleurs que les vôtres)

novembre 29, 2006 9:49 AM  
Blogger jb.zonez.ch said...

Quelques dossiers développés par Karl sont disponibles en ligne :

- Femmes en colère (soupe populaire)
- Rapport financier
- Annonce de fermeture définitive de la Lingotière

Bonne lecture et profitez du soleil si vous êtes en dessus !

novembre 29, 2006 2:20 PM  
Blogger jb.zonez.ch said...

... du brouillard.

novembre 29, 2006 2:20 PM  
Blogger jb.zonez.ch said...

L'imprimerie Weber à Bienne a été reprise par un groupe financier allemand et menace les employés de licenciement ; ça vous rappelle quelque chose ?

Lire l'article complet

novembre 30, 2006 8:31 AM  
Anonymous Anonyme said...

@ jbzones

Merci pour les articles concernant l'usine Weber à Bienne.

@ tous
Plusieurs références faites à la Boillat :"éviter un scénario à la Swissmetal..." et surtout ce directeur qui "rejette la comparaison avec Reconvilier" (Ah oui, je le comprends, s'il a envie d'en finir rapidement, il vaut mieux ne pas penser à la Boillat...). En plus, pas vraiment un coup de pub pour Martinou... Cela signifie que nous avons réussi à faire exister un problème (ce qui est déjà une grande victoire dans notre pays).

Externe-Z

décembre 01, 2006 11:57 AM  
Anonymous oignon rouge said...

@ jb.zonez

Merci une fois de plus pour la très très précieuse mise en ligne de tous ces articles....

La Lingotière, quel gâchis une fois de plus, oui, casser, détruire un symbole, il me semble que cette analyse est juste. Mais quelle stupidité aussi, une cantine qui marche est un lieu de forte chaleur humaine, d'identification à l'entreprise et à l'amour du travail. Ce que prétend vouloir MH dans ses mensongères envolées.

@ Externe-Z
Terrible cette nouvelle affaire de l'usine Weber. Les employés ont pourtant fait des concessions incroyables...
Mais je suis bien d'accord avec ce que vous relevez.

Toutefois, je n'ai rien vu ou entendu à ce sujet dans les médias depuis jeudi 30 ... j'y ai pourtant fait attention. Et vous ? ou un autre bloggeur ?

décembre 02, 2006 1:29 AM  
Blogger jb.zonez.ch said...

@Oignon Rouge, Externe-Z et tous :

Bonjour et merci ! Si vous avez vu des articles, photos ou reportages qui traitent de la Boillat ou d'un sujet qui y est lié, c'est avec plaisir que vous pouvez me faire parvenir le lien vers le document.

Bon week-end à tous !

JB

PS : pour une meilleure clarté, les coupures de presse ont été classées par mois de publication.

décembre 02, 2006 12:57 PM  
Anonymous Anonyme said...

Interview de Rolf Bloch aujourd'hui dans le QJ. Quand j'ai eu fini de lire, j'ai regretté le temps que j'ai perdu à cette lecture. Rolf Bloch n'a manifestement rien compris au conflit. Il n'a toujours pas réalisé qu'il s'est fait rouler dans la farine. Nous qui avions tant d'espoir avec cette médiation, nous avons été poignardés dans le dos. Au début, Rolf Bloch voulait aider le conseil d’administration à surmonter ses problèmes. Il s’adressait uniquement à Fridou car il le croyait capable de prendre ses responsabilités. La première proposition de Rolf Bloch largement acceptée lors du vote à la Boillat nous faisait voir une issue heureuse du conflit. Martinou ayant refusé, Rolf Bloch s’est dégonflé petit à petit et s’est laissé mener dans un énorme bateau. Il pense avoir sauvé des places travail. En fait, son action n’a été qu’une perte de temps. Il a largement atteint son niveau d’incompétence selon le principe de Peter. Il aurait eu mieux fait de rester dans son coin.
La seule personne en qui nous pouvons encore espérer, c’est Martinou lui-même. Son incompétence est telle que la Boillat sera finalement sauvé grâce à la faillite de SM. Je crois plus que jamais à une nouvelle Boillat sans Dornach et sans Busch-Jaeger.
Courage à tous.
Un ancien Boillat licencié.

décembre 02, 2006 2:24 PM  
Blogger jb.zonez.ch said...

Andreas Rieger succède à Vasco Pedrina au poste de co-président du syndicat Unia dès le 1er janvier 2007.

Lire l'article.

décembre 02, 2006 3:29 PM  
Blogger ancien1 said...

pourquoi perdre son temps a parler du syndicat unia c'est du passé. La boillat ne pourra survivre que par sa technique et sa production.Les syndicatsl'ont trahit il ne vaut mieux ne pas en parler.La lutte lalutte lalutte intérieure c'est la seule solution.mai tout cela doit être fait intelligement ce combat doit être mené par des gens capable et maître d'eux mêmes.je fais confiance en cette minorité qui reste à la boillat. un ancien qui croit encore.

décembre 03, 2006 1:21 AM  
Anonymous Anonyme said...

@ancien1
Le buffle continue de foncer tête baissée. Sa trajectoire n'a pas dévié d'un iota depuis le début. Fin 2007 égal arrêt annoncé des fours à Reconvilier. A Dornach ils engagent déjà du personnel de fonderie. Quand à l'augmentation de la productivité,laissez moi rire, quand on sait que le camion qui part livrer, sa charge ne dépasse souvent pas 1000 Kg et que certains jours il ne part même pas. Maintenant que la vache à lait ne rapporte plus, on verra bien, car les lois économiques sont implacables. Les deux nouvelles marionnettes en place à Reconvilier me font penser à des joueurs de football qui ne touchent jamais la balle, c'est le sponsor qui les impose à l'équipe, tout en sachant qu'ils sont là pour la figuration. C'est sûrement Panzer qui sauvera l'usine, lui qui vend des tonnes et des tonnes qui finissent à la fonderie.

décembre 03, 2006 10:39 AM  
Blogger jb.zonez.ch said...

L'interview de Rolf Bloch est à votre disposition ici.

décembre 03, 2006 10:40 PM  
Anonymous Anonyme said...

@ uzine3

Bravo pour votre nouveau blog et surtout les liens pour les recherches d'emploi.

Quant on voit de nouvelles initiatives ça fais plaisir, la lutte n'est pas terminée.

LA BOILLAT VIVRA

JE LE DIS HAUT ET FORT

ET MARTINOU VA A LA FAILLITE

Un cadre licencié

décembre 04, 2006 9:46 AM  
Anonymous Anonyme said...

@ jb.zonez

Merci pour le lien de l' interview du " médiateur ".

@ Tous

Le chocolatier R. Bloch s' est couvert de ridicule lors d' une parodie de médiation, mais c' est insuffisant pour ce " Monsieur ", il poursuit sa démagogie et sa démonsration de partialité et d' imcompétence en donnant des interviews au sujet de notre lutte légitime contre le monstre SM.

N' en déplaise à " Monsieur " R. Bloch, LA BOILLAT REVIVRA !

Un licencié

décembre 04, 2006 8:27 PM  
Blogger ancien1 said...

@jb zone z
Merçi pour le lien.
M.bloch n'était pas l'homme de la situation.Il n'explique pas pourquoi la boillat étant l'usine à la pointe du groupe.Les dirigeants ne se sont pas servis de cette énergie pour tirer le groupe vers le haut.Au contraire ils se servent des cadres de l'usine qui marche le plus mal.Donc n'en déplaise à m.bloch il à soutenu des incapables.

décembre 05, 2006 9:16 AM  
Blogger un voisin said...

Je suis déçu.

Le médiateur est dans une position délicate, il doit tout faire pour permettre le dialogue durant la médiation. Il a de ce fait un devoir de réserve. Et quand est-il lorsqu'une des parties quitte la table de médiation :

- soit il se considère comme libéré de son devoir de réserve et il prend publiquement position pour dire clairement ce qui a été un frein à ce dialogue et même - dans le cas de La Boillat - dénoncer l'attitude de la direction qui a instrumenté cette médiation

- soit il respecte son devoir de réserve et il renonce à s'exprimer. Punkt Schluss.

Je déplore vivement l'attitude actuelle de Monsieur Bloch qui navigue au gré des situations entre ces deux attitudes. Sa dernière interview donne une bien mauvaise image du rôle qu'il jouait réellement : permettre que la paix du travail ne soit pas remise en question ... sans égard avec la justesse du combat et sans prendre en compte la gachis du démentellement d'un outils de travail constituant l'une des conditions cadres à l'activité économique dans notre région.

Monsieur Bloch, vous n'avez pas été à la hauteur de la tâche difficile qui vous été confiée ... mais, face à cet échec, vous n'êtes toujours pas à la hauteur.

décembre 05, 2006 12:24 PM  
Blogger jb.zonez.ch said...

@Ancien1 :

C'est sûr que si on pouvait mettre la main sur le fameux rapport de l'expert Jürg Müller, ... ça aidera à mettre les points sur les i et pour pas mal de monde.

décembre 05, 2006 1:12 PM  
Anonymous Anonyme said...

M. Bloch a été mandaté par M. Deiss, la consigne semble donc avoir été : faites respecter la paix du travail et rien d'autre. Confirmation encore une fois que pour ces messieurs d'en haut, il est plus important de ne pas faire de vagues que de sauver des places de travail....les vagues risqueraient de leur faire perdre LEUR place !!!!!
Toujours en pensées avec tous les Boillat, un combat juste n'est jamais perdu !?!?!

décembre 05, 2006 8:23 PM  
Blogger pauvre diable said...

Alors Matinou à trouvé un nouvel allié dans la région: son nom J-C C. oui le directeur de l'hôpital. Et celui-ci a finalement refusé d'engager notre Zaza de la Lingotière avec comme pièce à conviction le JDJ qui parlait d'elle.
Un tout petit monsieur et dire que c'est nous qui le payons.

décembre 05, 2006 10:32 PM  
Blogger jb.zonez.ch said...

Communiqué de presse du 6 décembre 2006 de Swissmetal :

"Clarification juridique de la grève et demande de dommages et intérêts à l'encontre d'Unia"

décembre 06, 2006 7:50 AM  
Anonymous Anonyme said...

Il y a quelques années, J.C.C. était directeur de l'hôpital de Moutier, ceci avant d'être nommé directeur "hôpitaux de Jura bernois". A cette époque donc, de forts soupçons d'appartenance à la scientologie plânaient sur ce monsieur: mais intelligemment, ce personage, probablement aidé par les hautes sphères scientologues, a réussi à dissiper tous soupçons,
de sorte que l'affaire s'est tassée.
Pour en revenir au commentaire de pauvre diable, on peut se poser la question: quelles sont les relations entre J.C.C. et martinou??? Notre Zaza ferait-elle les frais d'un coup de fil scientologue???
A mon avis, la boucle est bouclée...et les démons scientologues de poursuivre J.C.C.!

décembre 06, 2006 9:51 AM  
Anonymous Anonyme said...

Info sur Bluewin ce matin : Swissmetal veut faire un procès à Unia pour avoir soutenu la grève de Reconvilier et extorquer 5-10 millions au syndicat ! En bref, Unia floué sur toute la ligne !

Après avoir instrumentalisé le syndicat contre les Boillat (dans un deuxième temps), Swissmetal n'hésite pas (sans doute mû par le manque de liquidités) à attaquer en justice ses alliés d'hier, reprochant à Unia d'avoir soutenu une grève "illégale" (toujours le même argument)...

Comme quoi, ce n'est pas avec Swissmetal que l'on peut avoir des "rapports de confiance", gages d'un bon travail, comme on aime à se gargariser de cet argument aujourd'hui. Mieux vaut choisir d'autres amis. Mais il faut laisser à Martinou ce double pouvoir : celui de nous endôôôrmir quand on est réveillé, mais aussi celui de nous réveiller au cas où on allait s'endoooooormir...

Externe-Z

décembre 06, 2006 11:01 AM  
Anonymous Anonyme said...

Quoi !!!

Cette charmante Dame en photo dans le JDJ ??? JCC n'en veut pas !

Dommage pour l'hôpital de Moutier, car Mme Zaza a l'air très compétente.

décembre 06, 2006 11:55 AM  
Anonymous Anonyme said...

Alors Martin on cherche des sous pour honnorer tes commandes???!!!

5 a 10 millions ces chiffres me disent qq chose.

Shreck

décembre 06, 2006 12:19 PM  
Anonymous paddy said...

Unia devra payer Swissmetal... on parie?
Ce sera moins que ce qu'exige la bande de ladres, beaucoup moins.
Ce sera peut-être un franc symbolique, mais Unia le paiera.
Notre démocratie a des lois. Swissmetal a des avocats.
Notre démocartie a des juges qui s'appuient sur des lois.
Unia se félicitera d'avoir tenu tête et d'avoir réduit considérablement le montant du racket ou d'avoir contribué à maintenir la "paix du travail"...
Si Unia gagnait, on pourait mettre en cause les autorités et tous les simulacres qu'elles ont initiés.

Sinon, c'est la chienlit, hein?

On continue de marcher sur la tête.

décembre 06, 2006 1:30 PM  
Blogger Karl said...

Quoi qu'il en soit, un procès serait effectivement clarifiant. Imaginez combien de contradictions dans les rapports d'activité de Swissmetal et dans les interviews des divers membres de la direction cela mettrait au jour. La grève, slon Martinou en juin, avait coûté 4 million... En plus, si lancer une procédure à pris tellement de temps (j'avais entendu parler de cette idée, de manière assez nette, voici bien 2 mois), c'est que les personnes consultées (avocats, Swissmem) devaient peu croire en l'aboutissement d'une telle procédure.

En effet, il est fort possible qu'Unia ait à payer un petit quelque chose. Ce serait bien dommage. Il existe aussi des chances qu'émerge au tribunal le très simple constat que la direction de Swissmetal est constituée de bandits pas très malins. Et là, on pourrait commencer à rigoler.

A voir... Mais Swissmetal prend de gros risques. En même tant, pour un groupe allant tranquillement vers sa faillite, est-ce surprenant?

décembre 06, 2006 1:47 PM  
Anonymous paddyfool said...

Tu pense au chant du volatile blanc. Moi je préfère les perroquets à béton (hihihi)

décembre 06, 2006 2:05 PM  
Blogger ancien1 said...

L démarche de Martinou montre qu'il est en train de racler les fonds de tiroirs et que ses autres usines ne lui apportent pas les liquiditées necessaires.Pour ce qui est de la grève je pense que chaque fois qu'ily a eu déclanchement oû poursuite la question a été posée à l'ensemble du personnel.Pauvre Martinou il a tué la poule aux oeufs d'or.

décembre 06, 2006 2:25 PM  
Anonymous Un autre monde est possible said...

(Je me demande des fois...)

Rien n'a décidemment changé depuis "Germinal". Les patrons et les guignols de Swissletal le savent.
Ils disposent d'une justice de classe et de juges à leurs bottes, pourquoi se gêner?
Ils nous amènent à un sacré paradoxe:
celui de devoir défendre Unia malgré ses carences et son manque de combativité, je reste poli, pour faire respecter la légitimité et le courage des Boillat's au cours de leur lutte.

On marche décidemment sur la tête.

décembre 06, 2006 3:27 PM  
Anonymous Syndiqué en grève said...

Il y a beaucoup de CCT et je ne suis pas sûr de celle qui lie la boîte en question et le syndicat… Je suis peut-être nul mais les CCT ne sont pas en ligne sur le site du syndicat ! (juste des dépliants, des tracts)

J’aurais voulu lire exactement les termes employés qui parle de «la paix du travail» car je pense que le terme est galvaudé par les employeurs… je pense aussi que ce genre de truc devient caduc quand une des parties ne tiens pas ses engagements, c’est un contrat et si il est cassé par une partie (le patronat) l’autre n’est plus tenue à le respecter (le syndicat).

Il me semble, en plus de cela, que les gens n’y sont pas tenus s’ils ne sont pas syndiqués… ce qui devait être le cas pour beaucoup de chez la Boillat au début de la grève…

décembre 06, 2006 4:14 PM  
Blogger jb.zonez.ch said...

Cette page contiendra les différents sujets qui vont venir compléter l'information concernant la plainte de Swissmetal à l'encontre de Unia.

décembre 06, 2006 4:44 PM  
Blogger un voisin said...

Elément intéressant : le rapport de l'expert Müller, dont seul Rolf Bloch a reçu un exemplaire (officiellement du moins) devrait servir de pièce au dossier. Il me semble que ce n'est pas dans l'intérêt de Swissmetal que certains éléments soient portés au jour.

Je me demande à quel jeu Martinou joue-t-il ?

- Une tentative de faire encore un peu monter le cours de l'action, le temps de se défaire de ses actions et de celles de ses souteneurs avant la faillite ?

- Une mesure d'intimidation pour limiter le soutien qu'Unia pourrait apporter aux collaborateurs qui ont saisi la justice ?

- Une tentative de paraître comme LE défenseur de la paix du travail face aux milieux financiers (on sait la difficulté à trouver un financement) ... En se positionnant de cette manière, SM espère recevoir les fonds nécessaires à la poursuite de ses activités ... sinon ce serait la victoire des grèvistes ?

En tout cas il est étonnant que Rolf Bloch se soit exprimé dans une interview pour dire que "La grève de la Boillat restera un cas particulier" quelques jours avant que Swissmetal ne dépose son action en justice en précisant que cette démarche est dans l'intérêt public afin de clarifier le caractère illégal de la grève. Simple coïncidence ?

Ce qui est intéressant, c'est l'abadon du projet de bouquin sur la grève ... parce que pas assez objectif. L'analyse de l'auteur ne va probablement pas dans le sens de Martin Hellweg et sa clique. Et Christine a déjà suffisamment de peine a être crédible dans le Boillat-Hebdo / Swissmetal-News ... Il est réjouissant de voir que même avec les moyens qui sont les siens, Martinou n'a pas pu faire réécrire l'histoire de la grève selon son point de vue.

Je vous souhaite à tous une bonne semaine. Une pensée particulière aux Boillats, aux amis bloggueurs, aux amis de la 3.

Cordialement

décembre 06, 2006 5:12 PM  
Anonymous lauk said...

héhé, peut-être que cette action en justice obligera certains à rendre le rapport public!

décembre 06, 2006 6:38 PM  
Anonymous Anonyme said...

Eh bien voilà! Martinou se distingue à nouveau. Cela arrive à point nommé pour démontrer de manière flagrante à Rolf Bloch qu'il s'est fait rouler dans la farine et que la médiation a été un échec total. Cet échec est aussi celui de Monsieur Deiss lui-même.
Jusqu'à quand laissera-t-on ce Monsieur Hellweg bafouer nos lois, nos autorités communales, cantonales, fédérales, nos institutions ? Ce n’est pas une affaire de patrons et de syndicats. C’est simplement que cet Hellweg est mégalomaniaque et qu’il est grand temps de le stopper. Il a assez fait de dégâts comme cela. J’ai été floué en tant qu’employé de Boillat et en tant que syndiqué. Maintenant je me sens floué en tant que citoyen de ce pays. Il faut absolument que le monde politique, patronal, judiciaire etc. agisse pour le mettre hors de nuire. Il en va de la crédibilité de notre démocratie.
Un ancien Boillat licencié.

décembre 06, 2006 7:23 PM  
Blogger Karl said...

@Syndiqué en grève

En effet, trouver la CCT Swissmem-Unia sur Internet, c'est la croix et la bannière. Des extraits sont fournis sur le site de Swissmem (et Karl ne la trouve plus dans son fouilli informatique... hem!).

Dans la CCT, la paix du travail est qualifié d'"absolue" (donc, il s'agit, même en cas de conflit, de poursuivre la production). Cependant, un CCT est, comme vous le dites, une forme de contrat, entre employés et patrons. Dans la mesure où une partie ne se conforme pas, manifestement, à ses obligations, le contrat devrait logiquement être invalidé.

Encore une chose: la CCT, même si elle est négociée par le syndicat, lie aussi les employés non syndiqués.

En gros, Swissmetal se lance dans une aventure très risquée, que le patronnat suisse risque fort de ne pas cautionner. Mais, quand on est acculé, les solutions limites deviennent applicables...

décembre 06, 2006 7:26 PM  
Anonymous Anonyme said...

Martinou sait très bien qu'il ne peut pas réclamer 15000 Frs à chaque ouvrier, donc il se tourne vers le syndicat, ça fera qu'une facture avec un timbre, au lieu de 330 factures chaque mois pendant 25 ans.
En plus je n'ai pas tenu compte des rappels.

décembre 06, 2006 7:38 PM  
Anonymous SanA said...

J'estime comme Karl que SM prend un gros risque en attaquant Unia. Si le syndicat et d'autres opposant au chacal de Cologne savent s'y prendre, il y aura un déballage public qui lui serait grandement dommageable. Sans parler du problème de fond. A la place d'Unia, je ne serais pas inquiet non plus. Je me servirais même de l'interview de complaisance qu'Hellweg avait obtenue de la NZZ avant l'AG du 30 juin, où il déclarait que la grève n'avait eu que peu d'effets sur les résultats!

A propos de "paix du travail absolue", je participais récemment à une assemblée consacrant la fusion de deux associations professionnelles. (Rien à voir avec le "grand capital", il s'agit exclusivement de PME sous-traitantes de l'horlogerie, ceci pour rassurer certains!). Jean Cavadini y a pris la parole en tant que président de la Convention Horlogère. Il a lui aussi évoqué le caractère "absolu" de la paix du travail… en précisant toutefois que la seule chose qui pouvait légitimer une grève, c'était le non respect d'engagements pris! Je doute qu'il pensait alors à Boillat, mais ce qui est dit est dit!

Comme l'a relevé "Un voisin", Hellweg escompte peut-être un effet (momentané) sur les cours. Ça ne s'est pas concrétisé aujourd'hui en tout cas: comme depuis l'annonce des résultats du 3ème trimestre, l'action baisse le matin et se relève l'après-midi, pour un très faible volume. Signe manifeste que le cours est constamment manipulé et artificiellement maintenu à son niveau actuel. Je doute d'ailleurs qu' Hellweg puisse en tirer un profit personnel: qui, en dehors du "cénacle", peut être assez stupide pour acheter du SM à ce prix aujourd'hui? Rolf Bloch?

Comme l'anonyme de 7H23, je pense qu'il faut arrêter MH. Le moyens légaux manquant totalement, comment faire? Les politiques ont des tribunes, des moyens et des droits que nous n'avons pas. Qu'ils s'en servent. Ils l'ont déjà fait, qu'ils le refassent. Les circonstances s'y prêtent.

décembre 06, 2006 9:24 PM  
Anonymous orage mécanique said...

A Zaza.

Je sais que tu ne laisseras pas abattre, tu fais partie de ces personnes qui arrive encore, lorsque tout va mal, à éclater de rire et à le communiquer. Une petite dose de Zaza à midi vaut tous les antidépresseur du monde.

Mais tout a une fin, et toute fin conditionne un nouveau départ, alors bon vent à toi, et zut pour les idiots qui refusent de t'accorder leur confiance!

A J-CC.
Oui, c'est vous qui passez pour un idiot dans votre Châtôpital, mais je m'en fout, je vais à Beaumont!

décembre 06, 2006 9:57 PM  
Anonymous Grand-mère said...

Cette histoire de procès sent le rideau de fumée à plein nez. Je me demande si ça ne cache pas une manoeuvre de dernière minute avant qu'un scandale financier n'éclate....

décembre 06, 2006 10:48 PM  
Blogger Karl said...

C'est une hypothèse risquée que lance là, mais je crois que, gentiment, on va pouvoir prendre place sur les gradins, et regarder Martinou et sa clique boire la tasse dans l'arène.

Mais Swissmetal n'a pas encore lancé son procès contre Unia... Le pop corn devra attendre.

décembre 06, 2006 11:11 PM  
Blogger jb.zonez.ch said...

Dans tous les cas, l'effet de manche escompté au niveau du cours boursier du titre ne s'est pas produit, du moins pas à ce jour.

Le titre est resté stable aujourd'hui, en légère hausse.

décembre 06, 2006 11:22 PM  
Anonymous paddy said...

Bien sûr qu'il faut arrêter MH.

Reste à savoir pour quel motif.

Il ne se came apparemment pas, il ne pique pas de petites culottes, il ne vent que des produits licites à base de cuivre, et ses sous-fifres pourraient bien prendre les gniaffes à sa place puisqu'ils opinent.

On ne va tout de même pas fabriquer une nouvelle loi rien que pour lui.

Si?

Quand bien même on aurait un motif un tant soit peu solide, encore faudrait-il trouvé un inculpateur assez couillu (pardon mesdames) pour oser.

Un des buts de la pétition était de fournir un début de commencement d'outil, afin d'avoir un bout de ficelle pour commencer la pelote. Elle a commencé par le dépôt de la pétition à Genève, Berne et Vaud. Les Valaisans, les Fribourgeois et les Jurassiens sont en cours de travail. Les Suisses alémaniques s'en foutent comme de leur premier schublig, mais ça on était au courant.

Entretemps il y a des familles, de groupes, des amis qui naviguent vapeurs aigrelettes du chômage et des diverses déchirures collatérales.

Et dire que j'ai pondu toute cette pataraphe juste pour exprimer que le phénomène auquel on assiste n'est pas le désastre de la Boillat, mais l'arrivée en majesté du cynisme (on dit plutôt réalisme d'habitude) économique.

Le cas de la Boillat n'est qu'un épiphénomène qu'on va vite fait bien fait glisser sous le tapis.

Quant au popcorn, désolé Karl, j'y crois pas. Je n'attends plus celui que j'avais commandé pour Werner K. Rey, Plumey, Bonvin, Keke Clerc,...
Non, décidément, le popcorn payé moulte fois et qui jamais n'arrivera, je n'y crois plus.

Mais puisque l'espoir est de mise rêvons qu'on a tort, hein?

décembre 06, 2006 11:27 PM  
Blogger Karl said...

@JB et Paddy

Je ne crois pas que cette annonce soit destinée à faire monter le cours de l'action UMS (à la limite, elle est destinée à lui éviter de baisser).

Il me semble plutôt que:

1) Swissmetal cherche de l'argent là où il peut espérer (même faiblement) en trouver.
2) Swissmetal cherche à faire porter le chapeau de ses erreurs à autrui.

Le point 2 a une raison d'être solide: en cas de faillite, les créanciers de Swissmetal pourront se retourner contre le groupe pour être remboursés. Et les actionnaires aussi. Dans ce genre de cas, on assiste souvent à l'ouverture d'une procédure judiciaire pour désigner les responsables de la débâcle (comem pour la SGS, Swissair, etc.). Cependant, Swissmetal tente peut-être le coup du bouc émissaire à cause de ça.

En ce qui me concerne (mais je me contente peut-être de peu), l'ouverture d'une telle procédure constitue en soi une victoire. Et si, comme avec W.-K. Rey, elle se solde par une défaite des accusés, la victoire est importante. Fini de faire le golden boy, une fois ce genre de casserole solidement accrochée par un juge.

décembre 07, 2006 12:04 AM  
Blogger Karl said...

Deux articles sur les gesticulations de Swissmetal sont parus dans le Temps, ici et . Bon, ce n'est pas très intéressant, encore que... A vous de juger ;-)

Merci à tous pour vos commentaires!

décembre 07, 2006 12:29 AM  
Anonymous paddy said...

@Karl et JB

Voir Machin dans la panade est une petite victoire trés circonscrite. Si elle ne suscite pas d'effets tangibles ou de responsabilisation politique future, c'est mince.

Je ne crois pas non plus à l'effet boursier.
Supposer qu'ils cherchent à se dédouaner préventivement en distribuant les mauvais rôles pourrait indiquer que le "Timbeeeer!" final est en vue. Si les rats commencent à quitter le navire ces prochains jours, faudra surveiller les caisses de pension...et graisser les roues des charrettes. si c'est le cas, les ORP aura des jours difficiles avant Noël. Amoins que les "investisseurs snobés2 sortent du bois.

décembre 07, 2006 12:30 AM  
Blogger Karl said...

Le journaliste du Temps soulève tout de même un point intéressant:

"Or le droit bernois prévoit, dans le cas de plaintes croisées, la tenue d'une commission de conciliation entre les parties avant l'activation de la machine judiciaire. Aux yeux de plusieurs observateurs, ces commissions sont le lieu de négociations où les parties finissent par «déchirer leurs factures respectives»."

Ainsi, on peut imaginer que, comme le signale le journaliste, Swissmetal cherche à marchander sur les plaintes posées contre lui à propos des licenciements abusifs. Bref, Martinou de faire monter les enchères, en essayant de s'attaquer à son adversaire le plus conciliant.

décembre 07, 2006 1:00 AM  
Anonymous paddy said...

Qu'est-ce qui prévaut ? Le droit soleurois ou le droit bernois?

Si les plaintes ont été déposées par Unia, c'est Unia BE, Unia SO ou Unia Suisse qui a déposé la plainte?
Le for juridique est-il dans le canton du supposé lésé ou dans celui de l'autre camp? (il me semble qu'il s'agit du canton du plaignant)

Je ne pense pas que ça ait une importance capitale.

Le canton de Berne a reçu une pétition et pour le moment il n'y a ni son ni image, ni même un murmure qui indique qu'un début de commencement de frémissement soit en cours du côté des murs de molasse ursins...

décembre 07, 2006 1:28 AM  
Blogger uZine3 said...

Information

Le collectif réuni hier soir à fixé la date du repas de Noël qui sera organisé à l'uZine3, ce sera le vendredi 22 décembre dès 17h.

Les discussions sont ouvertes pour ce qui se trouvera dans les assiettes, le mouvement des femmes en colère a été solicité pour organiser ce repas avec le collectif de l'uZine3.

Plus de détails très prochainement au sujet de cette soirée, mais vous pouvez déjà réserver cette date.
Ce repas est ouvert à tous, sans exception, à un prix "conseillé" à mettre dans une urne,à moins que d'ici là un généreux donateur (...) voilà. Venez partager un moment de solidarité, en cette période celà nous semble assez bien indiqué.

Le Collectif

décembre 07, 2006 8:57 AM  
Anonymous Anonyme said...

@ anonyme 0951 du 06.12.2006

J'ai eu vent que JCC était un scientologue.

Cependant se ne sont que des rumeurs et rien ne vient confirmer ces dires.

Cependant, connaissant plus ou moins le personnage, au niveau relationnel il pourrait être un antidote au réchauffement de la planète.

décembre 07, 2006 9:06 AM  
Blogger pittetfam said...

@ A Zaza

Nous sommes de tout coeur avec toi
L'idiot de Moutier ne sais pas ce qu'il perd

Amitiés

décembre 07, 2006 9:52 AM  
Anonymous shreck said...

Très bon article sur le juju aujourd'hui.

Jb au boulot....

décembre 07, 2006 10:20 AM  
Anonymous marc said...

Cette plainte est intéressante en cela que MH a fini par faire un choix entre ces intérêts financiers immédiats (soit perdre du temps dans les procédures juridiques) et son image qui a tout à perdre à voir l'attitude de la direction analysée, qui plus est, avec du recule.

La Boillat, on n'a pas fini d'en parler.

décembre 07, 2006 12:06 PM  
Blogger jb.zonez.ch said...

@Shreck :

Oui, merci de me l'avoir signalé ; pour une fois, je l'ai publié tôt ce matin, presque "en tombant de mon lit"...

Tous les articles qui concernent la plainte (yc le communiqué de presse SM) sont disponible sur cette page de développement.

Ciao et à la prochaine & welcome back parmi nous !

décembre 07, 2006 1:33 PM  
Anonymous zaza said...

Bonjour à tous les boillat d'ici et d'ailleur. merci pour les pts mots sympa...
Je suis très très fière d'avoir pu être à vos coté,pendant cette lutte, et je vous laisse avec beaucoup de regrets.
Restez vous même ....des vrais ...!
Gros becs

décembre 07, 2006 3:33 PM  
Anonymous Syndiqué en grève said...

Merci pour les infos Karl, mais j’ai une question quand-même : si la paix du travail est «absolue» (elle ne peu donc être à sens unique !) alors il est inconcevable que le patronat fait tout pour pousser les gens à la grève… ce serait être illégal, hors convention, hors paix du travail non ?

Question droit ; celui qui porte plainte peu le faire dans sa propre juridiction (Moutier pour la plupart des lésés) où alors au lieu du siège de la boîte attaquée (donc pas Soleure mais le district de Dorneck dont Dornach est le lieu principal)

décembre 07, 2006 8:01 PM  
Anonymous Grand-mère said...

L'Editorial du "Courrier" d'aujourd'hui (jeudi) est consacré aux gesticulations de Swissmetal et la moitié de la page 7 est occupée par un bon article de Michel Schweri sur le sujet + un éclairage de Christian Campiche.
On peut trouver ces écrits en allant sur le site du Courrier.

décembre 07, 2006 11:28 PM  
Blogger Karl said...

@Syndiqué en grève

La paix du travail est en fait, je pense, à sens unique. En effet, il y a paix du travail quand l'outil de production fonctionne selon le cahier des charges défini par le patron. En gros, je pense qu'un patron ne peut pas se mettre dans une situation où il rompt la paix du travail directement (oui, c'est fou!).

Par contre, il peut la rompre indirectement (c'est du moins la thèse défendue par les syndicats, il em semble). En effet, s'il ne respecte pas les clauses de la CCT, il rend ce contrat caduque, et en délie l'autre partie, qui n'est, alors, plus tenue à la paix du travail. Le non respect d'une CCT par un patron peut donc légitimement trouver sa réponse dans une grève, même si la paix du travail y est dite "absolue". Qui plus est, disait un prof. de droit dans le Juju du 7 déc., le contrat est passé en un syndicat et une association patronale. Les travailleurs n'y sont donc pas directement liés.


Pour ce qui est de for juridique, j'avoue ne pas être au clair. Néanmoins, les affaires, jusque là, se sont traitées dans le canton de Berne (au niveau du canton ou du district) parce que les événements liés à la Boillat y ont eu lieu. Qui plus est, Swissmetal avait son siège à Berne au moment des événements.


@Grand-mère

Merci pour l'info, j'y cours ;-)


@Zaza

Bon courage à vous... Ne pouvant faire mieux, je vous souhaite le meilleur...

décembre 08, 2006 12:19 AM  
Blogger un voisin said...

Selon le dernier communiqué de presse de SM, un projet de livre sur la grève est stoppé. Le journal du jura de ce jour (accessible sur le site jb.zonez.ch) donne quelques informations supplémentaires :
- ce livre était une commande
- la direction et le conseil d'administration ne sont pas d'accord avec son contenu et ont de ce fait interdit sa publication

Swissmetal n'a donc pas réussi à faire réécrire l'histoire !

J'imagine que SM a dû payer le travail d'enquête et d'écriture, même si le livre n'est pas publié.

Avec les nombreuses dépenses inutiles de SM : rédaction d'un livre non publié, service de sécurité pour son PDG, etc. ... il aurait été plus profitable de conserver la lingotière ... cela aurait véritablement contribué à rétablir l'image négative de Swissmetal.

décembre 08, 2006 10:15 AM  
Anonymous Anonyme said...

@ Paddy
Tout comme vous, je ne suis pas forcément optimiste concernant ce procès Swissmetal-Unia.

"Avoir raison ne signifie pas obtenir raison" : c'est ce que m'a dit un juge cantonal il y a deux semaines alors que nous discutions d'un conflit du travail. Et je l'ai observé comme vous : alors qu'on a des preuves éclatantes des erreurs, méfaits, d'une partie, cette dernière peut s'en sortir fort bien : affaires traitées mollement, le plus évident est étouffé ou considérablement atténué... Tout dépend des intérêts en jeu (et de l'avocat qu'on peut se payer (bon là ok, il y a un petit problème de liquidités, mais qui sait...) et du juge),... Mais ceux qui travaillent dans ce domaine pourraient certainement vous en dire bien davantage.

@tous
Pour ce qui est des intérêts en jeu, le syndicaliste P. Maillard y avait fait allusion dans son discours en juin à Reconvilier. Bien des milieux dans notre pays étaient d'avis qu'il ne fallait pas "laisser gagner" les Boillat, car d'autres pourraient suivre... Donc, l'enjeu est tout de même de taille. Mais qui va voler au secours de Swissmetal ? Si la "décadence" est trop visible, certains milieux vont-ils prendre leur distance, soucieux de ne pas être "amalgamés" avec une entreprise-zombie ?

A part cela, si ce procès contre Unia a lieu, j'aimerais moi aussi (au risque de revivre une ambiance AG) y assister ...

Externe-Z

décembre 08, 2006 10:45 AM  
Anonymous SanA said...

Trouvé cette information:

"Tous les faits susceptibles d'influencer les cours boursiers doivent être punissables. Comme promis après les remous suscités par l'affaire Swissfirst, le Conseil fédéral a présenté une révision partielle de la norme pénale sur le délit d'initié.

Dans son projet, le gouvernement propose de supprimer une disposition du code pénal. Ce passage donne une définition trop restrictive du délit d'initié et s'est avéré trop peu efficace, selon lui. Sa suppression étend l'interdiction d'exploiter la connaissance de faits confidentiels à tous les faits susceptibles d'influencer les cours de la bourse." [ats]

Une épine (pas mortelle, certes, mais tout de même...) dans le pied des manipulateurs de cours, des désinformateurs et des spéculateurs sans scrupules à la mode Laxey, Swissmetal et Hellweg.

décembre 08, 2006 12:33 PM  
Anonymous SanA said...

Lu ça dans le JdJ de ce jour:

"LA BOILLAT | Livre sur le conflit

A la poubelle!

Attaché au service de l'agence zurichoise Contract Media AG, Sacha Wigdorovits vient de le faire savoir à toutes les personnes interviewées par ses soins: le livre qu'il préparait sur le conflit de La Boillat ne paraîtra pas. Ainsi qu'il le rappelle, la rédaction de cet ouvrage avait été entreprise à la demande de la direction de Swissmetal.
«Malheureusement, écrit Sacha Wigdorovits, ce livre ne paraîtra pas. Tant le conseil d'administration que la direction ne sont pas d'accord avec certains passages et évaluations...»
Le précité tient encore à s'excuser auprès de toute les personnes qu'il avait interrogées à ce propos. Dont le député-maire de Moutier Maxime Zuber: «Il faut dire que ce journaliste m'avait d'emblée intrigué, tant ses questions me paraissaient orientées, note ce dernier. J'ai tout de suite flairé un coup tordu, car Martin Hellweg m'avait posé les mêmes questions quand je l'ai rencontré. Je me suis un peu énervé et le journaliste a corrigé le tir. Il m'a fait relire le passage qui me concernait, mais j'ai tenu à le mettre en garde. Je lui ai dit que s'il écrivait des choses non conformes à la réalité, il prendrait le risque d'être totalement désavoué et discrédité par un autre livre.» Risque réduit à néant aujourd'hui.

P.-A. Br."

Matière à réflexion, je trouve.

décembre 08, 2006 1:04 PM  
Anonymous SanA said...

@Externe-Z

C'est (malheureusement) vrai qu' "Avoir raison ne signifie pas obtenir raison". Ce qu'on peut ajouter, pour être moins pessimiste, c'est que

- Un procès, c'est aussi une tribune, l'occasion de se faire entendre à travers tous les médias (audience dont nous sommes constamment privés), une circonstance, bien au-delà des tribunaux, de (re)mettre Hellweg et son gang en accusation!
- Un procès ne se termine pas en première instance. Il y aura recours. SM, en chevalier blanc autoproclamé du patronat suisse (hélas pour celui-ci: une chevalerie vaut ce que valent ses chevaliers!), prétend "éclaircir" juridiquement (en pratiquant rigoureux qu'est Hellweg de la transparence, de la clarté et de la vérité, bien sûr!), par une jurisprudence, la notion de "paix du travail". Or, faute d'une décision du Tribunal fédéral, jurisprudence applicable il n'y aurait pas. A relever qu'au-delà, il resterait même la possibilité de recourir auprès de la Cour de justice européenne! Ce serait intéressant et sans doute, connaissant les orientations habituelles de cette institution, favorable à une interprétation plus large en Suisse du droit de grève. Les incapables de Dornach et leur cabinet d'avocats, ne savent apparemment pas bien où ils mettent les pieds.
- Etant donné la durée prévisible des procédures, et quelle que puisse en être l'issue, les caisses de SM ne sont pas près d'être renflouées par UNIA.

décembre 08, 2006 1:56 PM  
Anonymous Grand-mère said...

Je le redis, je suis perplexe: Que SM prenne le risque d'un procès me parait bizarre. Car même si Unia n'en sortait pas franchement gagnante, ce serait tout de même, comme le dit Sana, une belle occasion de remettre publiquement le nez d'Hellweg dans sa m... et rappeler à tout le monde quelques infamies peut-être oubliées.
Alors, qu'est-ce que ça pourrait cacher ?

décembre 08, 2006 5:26 PM  
Anonymous Anonyme said...

Personnellement, je ne trouve pas bizarre que SM prenne le risque d'un procès. Cela fait partie de sa manière complètement irrationnelle d'agir. Il a toujours fait comme cela. Il interprète les lois à sa manière comme certain le font avec la bible ou le coran pour justifier des massacres. Il ne faut jamais chercher du raisonnement chez ce fou hystérique et dangereux qui croit qu’il a toujours raison. En attendant, il aura d’autres procès à affronter car des plaintes sont en cours ne l’oubliez pas. En particulier celles des 21 cadres.
Courage, le lutte continue.
Un ancien Boillat licencié.

décembre 08, 2006 7:07 PM  
Anonymous Syndiqué en grève said...

Karl il a un flou… (mais je suis d’accord avec toi ; il y a des avocats, des juges et des procureurs qui ont étudiés mais ils ne sont jamais d’accord entre eux) (leurs moyens de faire leurs salaires ? (lol))

Quand tu dis (06, 2006 7:26 PM) : Encore une chose: la CCT, même si elle est négociée par le syndicat, lie aussi les employés non syndiqués.

Et que tu te contredis le 8.12.06 avec le : Qui plus est, disait un prof. de droit dans le Juju du 7 déc. , le contrat est passé en un syndicat et une association patronale. Les travailleurs n'y sont donc pas directement liés.

Donc on peu prendre un autre article (ou d’autres) de la loi qui dit que celui qui est de bonne foi n’a pas automatiquement tord. Que celui qui se défend contre une injustice est en légitime défense… les ouvriers ne peuvent donc être responsable d’un éventuel défaut de leurs syndicat voir de leur non syndicat… Donc l’histoire de faire perdre le syndicat pour ne pas payer les ouvriers qui ont enclenchés la justice pour demander leurs droits ne tiens pas (logiquement) debout !

Je continue dans ce sans uniquement pour «conseiller» (mettre sur la piste) les avocats qui doivent défendre le syndicat et ceux qui défendent les ouvriers…

En tous les cas, je pense qu’il faut sur ce site poser les bonnes questions au bon moment et que celle qui sont enregistrées depuis le début sont, de mon point de vue, regardé non seulement par le patronat (y compris Swissmetall) mais aussi par le «procureur» et les avocats des parties en litige !

Je réfléchis encore comment tourner «l’affaire» au mieux de la logique tant revendiqué par le patronat qui nargue tant la logique…

@ Sana 08, 2006 1:56 PM

- Or, faute d'une décision du Tribunal fédéral, jurisprudence applicable il n'y aurait pas.

Votre point de vue est faux, si une partie accepte le jugement (1er où 2ème instance(s)) le jugement peu tout à fait être considéré comme étant une jurisprudence… Il ne faut pas oublier le fait que le tribunal de troisième instance (TF) a été remis à l’ordre par des instances supérieures à plusieurs reprises… La confédération a même due changer certaines lois !

décembre 09, 2006 2:28 AM  
Blogger Karl said...

@Syndiqué en grève

VOus avez raison, je me suis contredit... Mais la contradiction peut être levée. C'est le mot "lié", à propos des employés non syndiqués qui sont aussi liés par la CCT, qui était mal choisi. Je voulais en fait dire que les employés non syndiqués sont aussi bénéficiaires de la CCT. Ainsi, ces derniers sont censés en appliquer aussi les clauses contraignantes (heures travaillées, traitements des heures supplémentaires, etc.). Cependant, cette application est relative, en ce sens qu'ils n'ont pas directement signé le contrat... D'où cet imbroglio juridique. L'application est jugée normale, mais la non application ne tombe pas nécessairement sous le coup de l'illégalité.

Normalement, toutefois, les contrats d'embauche font référence à la CCT. Ainsi, dans une certaine mesure, un employé, en signant son contrat de travail personnel, valide la CCT. Mais là encore, cette validation a des limites, d'après ce qu'on peut lire...

C'est compliqué, surtout quand on remarque que les contrats actuels de swissmetal (du moins les derniers que j'ai vu) ne se réfèrent pas à la CCT.


Merci à tous pour vos commentaires!

décembre 09, 2006 3:40 AM  
Anonymous SanA said...

@Syndiqué en grève

Vous me semblez avoir une conception bien large de la jurisprudence, car rien n'empêche (au contraire) de recourir comme le jugement d'une instance inférieure qui s'appuirait sur un précédent à son niveau(faisant jurisprudence selon votre acception). Vous l'admettez d'ailleurs en disant que la Cour européenne peut remettre en cause une décision du TF, ce qui est effectivement déjà arrivé... et ce que j'ai aussi écrit :-)

Ce que je voulais simplement dire, c'est que pour qu'on puisse se prévaloir d'une jurisprudence applicable à l'ensemble de l'économie suisse, une décision du TF me semble indispensable.
Mais, je le confesse, je ne suis pas juriste.

décembre 09, 2006 1:04 PM  
Anonymous SanA said...

@Karl

Le fait que SM ne se réfère plus à la CCT dans ses contrats de travail, disqualifie à mon sens le groupe pour son action à l'encontre d'UNIA, puisque ce n'est que dans la mesure où on a signé une telle convention qu'on peut invoquer la "paix du travail".

décembre 09, 2006 1:11 PM  
Anonymous Syndiqué en grève said...

@ Sana,

J’espère être plus simple et compréhensible avec ce qui suit :

Une jurisprudence est crée si, pour la première fois, une chose est jugée où il n’y a pas déjà une jurisprudence… Si maintenant les partie en cause s’arrêtent en première où deuxième instance (pas de recours dans les délais impartis) on a crée une nouvelle jurisprudence, pas besoins d’aller au TF pour cela.

Quand à la cour Européenne elle ne se met pas en marche si on n’a pas utilisé toutes les instances disponibles dans le pays donc elle ne donnera jamais son avis sur une jurisprudence autre que la toute dernière instance du pays… le TF quoi.

On ne peu d’ailleurs pas jugé une deuxième fois un cas qui est entré en force (par le fait des délais non utilisés pour faire recours) !

On peu par contre casser une jurisprudence si on a un nouveau cas en justice qui utilise justement la jurisprudence… mais pour cela il faut aller plus loin que l’instance qui a crée cette jurisprudence… exception faite pour le TF qui lui, peu casser ses propres jurisprudences ! (Ils adaptent au monde d’aujourd’hui certaines jurisprudences dépassées en n’en créant de nouvelles)

décembre 09, 2006 5:45 PM  
Anonymous Anonyme said...

@syndiqué en grève

Le droit du travail est très complexe (je ne saurais vous dire si c'est à dessein, mais il me paraît clair que la complexité permet davantage de "marge de manoeuvre", de solution au "cas par cas"). Il est par ailleurs, à ce que je sais, cantonal. Pour "débrouiller un écheveau" dans le cadre d'un conflit du travail, il faut, pour avoir quelques chances de s'en sortir, faire appel à des avocats du canton de son lieu de travail.

@sana
Merci des précisions concernant le procès. Je ne suis pas juriste non plus, mais en effet à ce que je sais, il faut une décision du TF pour qu'il y ait jurisprudence.

La jurisprudence est créée pour des cas "nouveaux" en quelque sorte,qui ne se sont pas encore présentés et pour lesquels la législation existante (donc son application par les instances inférieures) s'est révélée inadéquate ou insuffisante. Ce serait un beau résultat pour le combat de la Boillat d'arriver à créer de la jurisprudence. Mais qui va y arriver ? Les cadres licenciés qui ont déposé plainte ? Le procès qu'envisageait N. Wuillemin ? Celui de Swissmetal contre Unia ? Pour ce dernier, si le camp Swissmetal n'est pas sûr de son coup, il y a fort à parier qu'il adopte la même attitude qu'avec le bouquin...

Externe-Z

décembre 09, 2006 6:13 PM  
Anonymous oignon rouge said...

Bonsoir à tout le monde,

Si j'ai disparu ces jours c'est uniquement par manque total de temps. Mais j'ai suivi dans les médias et viens de finir de tout lire ce soir.

Les plaintes contre SM !!!!! ne pas les oublier comme dit un ancien Boillat licencié, le 8 à 7:07.

Il y a les plaintes des 21 cadres, mais aussi de quelques autres personnes licenciées, et de plus, ne pas l'oublier non plus, l'enquête menée par la Bourse suisse.

Cet aspect-là n'a pas été du tout signalé dans les journaux, par contre la RSR avait très bien développé les plaintes contre SM.
On peut regretter que dans son interview à la RSR, André Daguet n'avait pas rappelé que SM avait unilatéralement rompu la médiation, un argument important dans toute cette affaire.

Oui il faudrait obtenir le rapport de Jurg Muller, depuis le temps que nous en parlons sur le blog....

Voilà, à 16h j'ai entendu sur RSR que SM aurait renoncé à sa plainte formelle contre Unia ! ? tout en prétendant aux dommages et intérêts.
L'info était très brève, à rechercher sur les sites, là je n'ai pas le temps.

Courage - oui le combat continue, en ce moment je suis peu visible sur le blog, mes pensées sont là toutefois.
Mes amitiés chaleureuses à toutes et à tous.

décembre 09, 2006 6:14 PM  
Blogger Karl said...

@Oignon rouge

J'ai retrouvé la nouvelle. Pour faire simple, il suffit d'aller sur un certain blog (http://laboillat.blogspot.com/) et, dans la colonne de droite, en haut, de cliquer sur "Nouvelles de Swissmetal sur Google".

La dépêche concernant ce retrait qui n'en est pas un mais en es un mais... Enfin, c'est dans les premiers résultats, au moins pour quelques heures encore...

Après, ce sera dans le nouvel "édito" (j'espère!) ;-)

décembre 09, 2006 6:27 PM  
Anonymous oignon rouge said...

Voilà, en effet confirmation sur Forums RSR, SM a bien suspendu sa plainte sur le plan formel, mais pas sur le plan de la réclamation des dommages et intérêts demandés à Unia.
Comment fonctionne-t-elle sur le plan juridique, cette nouvelle pirouette ?
On essaye de ne pas perdre la face, mais on est aux abois ???

L'info n'est pas encore sur le site de SM.

décembre 09, 2006 6:28 PM  
Anonymous oignon rouge said...

@ Karl

Merci pour le lien google, suis bête et fatiguée :-)

Mais c'est excellent qu'on en parle à la radio !

décembre 09, 2006 6:47 PM  

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