jeudi, septembre 13, 2007

Allumer le feu!

Version 1

Eh oui, toujours là!


Ca faisait longtemps, dites! Mais ça manquait à Karl, que de passer dire quelques bêtises entre deux des mes lectures trop sérieuses. Alors, il revient, imperturbablement, vers la cause qui lui donna vie. Il se souvient d'avoir promis aux dirigeants de Swissmetal, voilà bien longtemps et comme tant d'autres, qu'ils ne s'en tireraient pas comme ça et que les mots "Jura bernois" lui résonneraient dans la tête pour toujours. Il se souvient des paroles d'une amie: "Je ne sais pas quand, je ne sais pas comment, mais un jour, je sais que vous paierez". L'heure des comptes semble être maintenant à portée de main. Ce moment risque de signer l'arrêt de mort de la Boillat, même s'il faudra tout essayer encore et encore, et de plus de licenciements. Mais, quand cela arrivera, Karl se dira que, si vraiment elle est morte, la Boillat a eu l'élan de dignité qu'elle méritait autour d'elle. Et, si licenciements il doit y avoir, il faudra se rappeler que, sans la grève, la Boillat, ce serait déjà du passé depuis longtemps.

Alors, à l'heure des comptes, Karl rira, et il se moquera bien de cette direction de Swissmetal, capable seulement de se fracasser dans le mur qu'elle s'est elle-même construite autour d'elle.

Karl avait, au début, mal évalué deux choses: Swissmetal était, contrairement à de trompeuses apparences savamment orchestrées par Martinou, une entreprise très riche. Grâce à la Boillat, Swissmetal possédait un parce immobilier intéressant, de petits systèmes d'entraide, comme le défunt "Club de la fourmi" aux caisses bien pleines et à jamais disparues et surtout, Swissmetal possédait un stock de métaux aussi énorme que sous-estimé. Bref, ce groupe était la proie idéale pour une bande de rapaces dépeceurs. A voir les attentions portées au stock de matière, ce doit être la chose que Martinou a vu en entrant chez Swissmetal. Avec une seule idée en tête: le réaliser, dégager des liquidités, étendre le groupe, et en faire quelques chose de clinquant à l'extérieur tout en le vidant de l'intérieur. Le tout, bien sûr, en encaissant un salaire de roitelet et en jouant au sauveur.

La deuxième chose nous étions nombreux à n'avoir pas su évaluer, c'est la folie de la direction de Swissmetal. Cette folie, consistant à aller toujours plus loin dans la bêtise et dans l'excès, ceci dans l'unique but de ne pas reconnaître la moindre erreur, a mené à des extrêmes difficilement imaginables. Franchement, qui pouvait croire que, quitte à mettre tout le groupe en faillite, cette direction persévérerait? C'est pourtant bien ce qui semble devoir se produire. Au point qu'on peut se demander si, en son sein, quelqu'un est conscient de la responsabilité prise dans une telle débâcle. A force de dire que c'est la faute de la grève, d'Unia, des politiques, des prix du cuivre et de l'énergie, du monde entier et de l'univers qui ne tourne pas rond, peut-être ont-ils fini par le croire. Tout est que, des comportements aussi délirants, qui pouvait les prévoir?

Mais tout a une fin, y compris les ressources énormes que possédait Swissmetal. Au moins, l'argent dégagé n'a-t-il pas pu servir à démanteler la Boillat puisque, démonter une fonderie et des presses, c'est actuellement trop cher. Alors, du côté de Martin Hellweg, y a-t-il encore un joker caché dans une manche?

Bref, Karl vous tiendra au courant, dans la mesure de ses possibilités. Et, toujours, de manière décontractée.


Un rapport fort tendancieux

Ainsi, histoire de se détendre un peu, Karl vous propose, en primeur, l'édito de Martinou dans le rapport trimestriel à venir, avec la photo habituelle dans sa nouvelle version (un peu retouchée, avouons-le). "Allumer le feu", disais-je... C'est ici que ça se passe!

Voilà... A l'instant, j'aimerais bien savoir quelle tête on tire dans les bureaux de Dornach, s'il y a des lecteurs de ce blog. Et surtout, n'allez pas croire que ce canular ne contient que des fadaises.

Déjà, les "Calotiles", tenez-vous bien, ce semble être l'innovation technologique révolutionnaire que Martinou compte annoncer bientôt (page 1 du rapport semestriel 2007)! Karl se réjouit de voir si Swissmetal réussira à surpasser le coup de l'escalier en laiton! Quoi qu'il en soit, ce nom, si l'on en croit certaines sources, semble bien être celui du projet. N'hésitez surtout pas à poster vos idées sur ce que peut bien être, selon vous, une tuile à chaleur. Comme c'est révolutionnaire, je dirais que cette tuile servira à mettre entre le réchaud et le caquelon à fondue, pour bien répartir la chaleur. Ah non, ça existe déjà, mince. Décidément, j'attends vos solutions!


La nouvelle presse, en dépression?

A Dornach, lorsque, en lisant le communiqué de Swissmetal du 24 août 2007, les employés ont appris que la nouvelle presse produit "à 50-70% de la capacité finale planifiée", la hauteur de leur bond devait aussi être à 50-70% de la capacité planifiée. Là, les employés de Dornach ont au moins pu constater, preuve à l'appui, une vérité cardinale qu'ils on voulu ignorer de toutes leurs forces: leur direction se fout d'eux depuis le début, dans des largeurs intergalactiques (qui ne sont pourtant que de 50-70% de la capacité planifiée, hein!). Maintenant, ils se frottent les yeux et, lentement, sortent, espérons, d'un long sooommeil. Ah ça... Eux, à Dornach, ils savent combien elle produit, la nouvelle presse. Et il savent aussi que, même si elle marchait -ce qui n'est donc pas le cas-, elle marcherait mieux avec une entreprise qui peut s'offrir de quoi alimenter la machine, véritable gloutonne à cuivreux.


Déstockage gratuit

Mais, chez Swissmetal, du stock, il n'y en a plus. Tout a été vendu, ratiboisé, épousseté. A la limite, même la poussière de métaux dans les filtres doit faire l'objet d'études pour savoir si quelqu'un voudra bien l'acheter. Ce point est toujours pudiquement abordé comme un problème de "préfinancement des commandes". Et, depuis peu, il est prévu de mettre en garantie la matière qui est dans les machines. Autrement dit, pour avoir de la nouvelle matière, Swissmetal, qui ne peut la payer, hypothèque en quelque sorte celle qui reste dans ses locaux, soit la matière en cours de transformation. Prétexte affiché à la Boillat: en Allemagne, le système a été appliqué à Lüdenscheid et fonctionne. Mais, en Allemagne, le contrat en transformation, où c'est le client lui-même qui fournit la matière à usiner, est une pratique très courante, ce qui n'est pas le cas en Suisse. Allez savoir pourquoi, la direction de Swissmetal n'a pas cru bon de le signaler à ses employés.


Un rapport de plongée

Il suffit d'ailleurs de lire le rapport semestriel de Swissmetal pour se rendre compte de l'ampleur du problème. Les fonds étrangers étaient à environ 39 millions fin 2005 et à environ 90 millions fin 2006. Fin juin 2007, ce montant dépasse les 106 millions (les fonds propres étant à 135 millions). Le trou s'est donc encore bien creusé en raison "de l’utilisation plus importante du crédit existant et de l’acquisition d’Avins USA" (page 6 du rapport). Certes, la ligne de crédit est fortement sollicitée. Dans le langage courant, ça ne s'appelle pas "vivre à crédit" pour rien, d'ailleurs! La banque prêteuse, probablement Fortis au Luxembourg, doit commencer à s'inquiéter... On pourrait encore disséquer le free cash flow, qui se trouve maintenant à moins 21 millions passés. Ou les flux de trésorerie qui, eux aussi trahissent certains soucis d'argent. En bref, Swissmetal peine à se financer, car la caisse est vide, et même largement au-delà. Et l'activité industrielle, de toute évidence (et selon certaines rumeurs), fait perdre passablement d'argent au groupe. Le classement sur lequel je parie, en matière de rentabilité, le voici: Boillat, toujours l'usine la moins déficitaire. Puis, ensuite, Busch-Jaeger et enfin Dornach.

N'allons pas plus loin... Les chiffres du rapport semestriel de Swissmetal, c'est tout simplement une visite gratuite du monde des abysses.

Ce même rapport contient toutefois, parmi tant d'autres, une perle que Karl ne résiste pas à citer:
"Pour les experts en communication, ce phénomène est bien connu: lorsque quelque chose est répété suffisamment longtemps, cela prend très vite une tournure véridique dans la perception publique. Alors que nous nous trouvions dans une phase où nous devions nous battre pour notre survie et que nous n’avions pas d’autre choix que de mettre en oeuvre les mesures proposées, ce mécanisme a été utilisé par les adversaires de notre entreprise pour poursuivre leurs propre intérêts dans leur agitation aveugle contre Swissmetal."
Il est piquant de voir que le personnage qui a dit qu'un mensonge, à force d'être répété, finit par devenir une vérité, s'appelait Joseph Goebbels et aimait bien les casquettes et les uniformes. Car, même si Martinou ne le dit pas, tenez vous bien, "quelque chose" de pas "véridique", comme il dit, c'est en effet un mensonge. Ce qui surprend, dans le texte de notre CEO amoureux de références historiques discrètes, c'est que, pour lui, Goebbels fut un "expert en communication". Pourtant, chacun dirait plutôt de ce dernier qu'il fut simplement un nazi. Bref, alors que Martin Hellweg, par la bande, veut traiter ses adversaires de menteurs pour les discréditer, il en vient à parler de Goebbels comme d'un "expert en communication". Moi, ce genre de choses, ça me scie.



A suivre!

52 Comments:

Anonymous Anonyme said...

PRESSE/Swissmetal: le CEO Hellweg envisage la fin de son mandat

Zurich (AWP) - Le CEO de Swissmetal, Martin Hellweg réfléchit déjà à son avenir après Swissmetal. Il n'a cependant pas donné de précisions sur le moment de son départ dans un entretien avec le «Cash Daily». Cela se fera lorsque l'entreprise se trouvera sur une voie de croissance stable et profitable. «Mais ce ne sera pas que dans cinq ans», a dit M. Hellweg.

Le CEO aimerait encore poser des jalons pour assurer la poursuite de la croissance du groupe par des acquisitions. Il vise surtout des fournisseurs de niches. La distribution devra elle aussi être renforcée par des achats.

Par ailleurs un nouveau site sera établi en Asie. «C'est l'Inde qui a le vent en poupe en ce moment», a laissé entendre M. Hellweg.

ra/rt/jg/rp
(AWP/13 septembre 2007 08h47)

septembre 13, 2007 8:55 AM  
Blogger un voisin said...

Voici le lien vers l' article de Cash et de l'interview (vidéo).

Karl a bien senti le vent tourner ... la crise étant passée (selon Hellweg) et Swissmetal étant dans un bien piètre état, Martinou est à la recherche de nouvelles victimes. Partir avant que la justice ne le rattrape ?

septembre 13, 2007 1:48 PM  
Anonymous oignon rouge said...

MERCI à Karl pour l'édito, extrêmement intéressant comme toujours. Et inquiétant.

Le pseudo -édito incendiaire Swiss Meta :-) est un pur et véritable régal, merci de parvenir à garder tant d'humour - caustique, percutant, virulent, et qui met le doigt très profondément dans toutes les plaies du Martinou. Puisse-t-il rôtir en enfer jusqu'à la fin des temps.
Excellentissime parodie, du pur Karl. Merci.

Juste un point sur lequel je serais plus nuancée, ou même pas d'accord, c'est d'avoir minimisé la folie de MH et consorts. Je crois, au contraire Karl, que tu l'as bien, très très bien perçue et analysée d'emblée, il suffit de se référer à tes premiers éditos, aux photos délirantes que tu as fabriquées à cette époque, et par la suite également, à tes commentaires - et à ceux des bloggeurs.
Rappelons-nous aussi la scientologie.....

De cette folie, de cette mégalomanie, je crois que tu nous en as fait pleinement prendre conscience, et nous en étions et sommes tous convaincus, peut-être que la question se pose autrement : jusqu'où irait-elle et combien de temps?

Actuellement MH est dans le plus pur des dénis : après le glorieux Mémorandum, il enfonce encore le clou, tout est toujours et encore et encore de la faute de l'autre, oh les vilains méchants coupables, et il se permet de donner des leçons à la Suisse en tant que nation !!!! aux politiques !!!! alors qu'ils ont cassé la médiation ! aux partenaires sociaux ! quel culot, quelle arrogance !

Oui, mégalomane, démiurge fou !

Mais aussi, maître d'école devant ceux qu'il considère comme une bande de petits enfants turbulents " Espérons qu'un tel comportement ne se reproduise plus". Ah là, vous êtes pitoyable, Martin Hellweg, vous êtes pathétique, vous êtes grotesque.

Mais peut-être est-il moins fou que nous ne le pensons, et qu'il sent venir l'HALLALI ?

Lisez cet extrait du rapport, on hallucine.

"Mais est ce que tout va bien pour autant? Du point de vue de Swissmetal, on pourrait être tenté de le pen ser. Mais est ce que la Suisse, les partenaires sociaux, les politiques, les associations économiques ont ils tiré une leçon de cette histoire lourde de conséquences?
Nous pensons que ce qui s’est passé chez Swissmetal ne devrait plus se répéter en Suisse. Nous espérons y avoir contribué largement en n’ayant pas cédé à la pression d’un syndicat hors jeu et en restant fidèles aux devoirs et obligations qu’incombent à tout Conseil d’administration et à tout management: faire le nécessaire afin de garantir l’avenir de l’entreprise.
Nous avons publié notre mémoire* sur le conflit à
Reconvilier qui sert de base pour résoudre ce démêlé.
La tenue de cette discussion dépendra de l’attitude qu’adopteront les participants au conflit et plus précisé ment de leur capacité d’autocritique et de leur courage pour se joindre à cette entrevue. Les premières
réactions n’ont pas été convaincantes. Il a été question d’un «tir à 360°» de Swissmetal, comme si c’était de notre faute si personne n’a réellement brillé dans ce conflit. Nous ne nous excluons pas de la chose. Mais ce conflit ne serait jamais arrivé si tout particulièrement le partenaire social Unia avait accepté de dialoguer en novembre 2005 au lieu de sonner la charge. Espérons qu’un tel comportement ne se reproduise plus.
* Le mémoire sur le conflit à Reconvilier peut être télé chargé sur notre site Internet, www.swissmetal.com.

HONTE à vous, Martin Hellweg.

septembre 13, 2007 2:12 PM  
Anonymous melusine said...

Merci à Karl, vos textes sont vraiment bien goupillés. Quel plaisir de vous lire !

@oignon rouge
Je ne pense pas que M.H. soit fou, non ce serait trop facile, les fous on peut encore les excuser....je pense au contraire qu'il est parfaitement conscient de ses actes.

C'est un froid calculateur, manipulateur et implacable. Une fois lancé et bien sûr guidé par d'innombrables conseillers, juristes, etc...plus personne ne l'arrête, d'où son ptit nom de BUFFLE !

Maintenant que son plan a fonctionné, il s'est bien rempli les popoches avec ses copains, et il va bientôt voguer vers un autre challenge, c'est à dire se remplir encore plus les popoches. De toute manière, si Swissmetal coule, il a déjà fait savoir à tout le gratin économique que c'est la faute à la grêve, aux ouvriers en maladie, aux politiciens, etc... etc...(liste trop longue à taper, excusez-moi ;-) )
Ah sacré Martin, t'es vraiment le meilleur ! Faire tant de mal et ceci en toute impunité. Bravo !

J'espère que l'adage qui dit qu'un jour tout se paie sera vrai pour toi !

septembre 13, 2007 3:38 PM  
Blogger Karl said...

Ah c'est un plaisir d'voir écrit à nouveau quelque chose, et surtout de lire vos réactions!

Merci pour les liens, que je m'apprêtais à chercher, vers Cash daily! On croirait voir une offre spontanée.

Pour ce qui est de la folie de Martin Hellweg, j'aimerais apporter quelques éclaircissements. La folie, c'est l'opposé de ce qui est rationnel, ou raisonnable, du moins selon une définition générique et non médicale. Du point de vue médical, tout comme Mélusine, je ne parierais pas que Martinou est fou. Mais, par contre, je ne parierais pas le contraire.

On peut être, dans une certaine mesure, par exemple, dans son cas, par orgueil, irrationnel ou déraisonnable. Mais, tant que ça reste cantonné à une certaine mesure, on peut imaginer que ces débordements sont encadrés par quelque chose de rationnel. Dans le cas de Martin Hellweg, il était logique d'imaginer que tout son mépris, son orgueil, son incompétence et son vampirisme étaient encadré par un principe rationnel, qui est l'appât du gain et la défense de son propre intérêt, au détriment même de celui de l'entreprise. Or, ce qui se passe, c'est que ce qu'a fait Martinou -dépecer Swissmetal- il a été trop bête pour le faire intelligemment. Car il aura détuit Swissmetal, mais en y perdant lui-même sa réputation, son image, et en ne gagnant pas l'argent qu'il espérait. Il voulait, à terme, revendre Swissmetal et, à l'évidence, il n'y parviendra pas. Il voulait se faire passer pour un sauveur d'entreprises qui, contre son souhait, doit procéder à de douloureux sacrifices. Eh bien, je crois qu'on peut le dire, c'est raté.

De ce point de vue, Martin Hellweg aura même sacrifié son intérêt personnel, c'est-à-dire la raison pour laquelle il occupe ce poste de CEO, à son propre délire. Sortir à ce point de la rationnalité, non, je n'avais pas imaginé que ce fut possible.

Mais, ce débat là, il est très long à clore ;)

septembre 13, 2007 4:30 PM  
Blogger gromouer said...

Martin Hellweg, fou ou non, d'un point de vue médical ou non, on n'en a pas grand-chose à battre...
Ce qui est préoccupant c'est que l'environnement est en train de se dérégler. J'essplique.

Nous sommes dans un pays qui se soviétise pour le citoyen:
- démarrer trop vite à un feu rouge vous conduit à des excès administratifs que Kafka n'aurait pas renié.
- ne pas pouvoir payer ses primes d'assurances à temps vous condamne à jeter à l'as toutes les années où vous vous êtes soigneusement entretenu la barbaque.
- ne pas faire preuve de déférence envers un préretraité de l'ORP vous condamne à envisager tout l'arsenal des petites mesures de rétorsion mises à sa disposition.
- aller les mains dan les poches dire que vous n'êtes pas d'accord avec un politicaillon bien connu vous amène à rencontrer des grenadiers superfétatoires et des chiens policiers baveux de fureur.

Nous sommes dans une société qui se ploutocratise pour l'élite:
- piller une entreprise...
- faire des "affaires" avec les millions des autres...
- abrutir à coup d'articles miteux dans la presse "gratuite"...
- couper dans le pécule de ceux qui ont épargné des années durant
- faire le beau sur un petit bateau avec les milliards escroqués aux malades...
- promettre, promettre et ne jamais tenir...
- échanger des infirmières bulgares contre des exocets...

... tout ça vous vaudra de beaux graphiques rouges sur la TSR ou FR2 et une estime de bon aloi parmi vos paires nantis et surtout, le pire, le regard brillant du pékin abruti. Si en plus vous êtes condamné avec sursis et que vous avez fui comme un pleutre devant vos responsabilités, on vous appellera pou venir faire le ménage là où il y a mouton à tondre ou brebis à traire.

Non, Martin Hellweg n'est pas seul.
Il est bien aidé par les vendeurs de miroirs aux alouettes qui s'enrichissent sur le dos des moutons. Ceux à croix blanche sur leur cul rouge comme les autres.
On a réussi à inculquer la saine attitude de l'obéissance bornée.
Continuons de voter comme des citoyens modèles, en acceptant comme une fatalité que les sangsues les scorpions et les tarentules tombent le masque sans réagir.

Dire "c'est Martin" "c'est Martin", même si c'est effectivement Martin, ne permettra pas de modifier les ferments dans lesquels une aberration a pu naître. Hitler n'était pas le seul Allemand à être une pute. Martin Hellweg n'est pas issu du néant. En plus on la cloné sur Sirius (vous allez voir, c'est comme les suicides: il suffit d'un suicide pour en déclencher trois de mieux). Il fait/fera des émules.
L'aisance avec laquelle il a pu faire ce qu'il a fait en dit long sur les compromissions en cours.
Il faut changer le biotope.

septembre 13, 2007 6:05 PM  
Anonymous Tamino said...

Bravo et merci Karl pour ce magistral édito.
Sur la folie ou non d'Hellweg il n'y a pas photo. C'est un abruti punkt schluss. Ses collègues du conseil d'administration c'est du même tabac. La différence entre un train et Hellweg, c'est que le train quand il déraille fini par s'arrêter. Hellweg continue. Aucune autocritique, aucun apprentissage de ses échecs. Une certitude absolue qu'il a raison et que les autres ont tort. C'est un incurable. Le seul traitement, c'est celui de la chanson qui dit à la fin de chaque couplet: "on y foutra du 6.35 dans l'trou-du-cul". Je suggère de rajouter un couplet pour Hellweg dans cette fameuse chanson. C'est tout ce qu'il aura mérité.

septembre 13, 2007 7:04 PM  
Blogger david brawand dit shreck said...

Pour parler de folie, je ne pense pas que Martin soit fous, quoi que, à y regarder de plus près, je crois que ces deux citations reflettent bien ce que ceux qui ont lutté auraient pus penser:

" Les fous se précipitent où les anges craignent de poser les pieds"

ou alors aussi celle-ci

" Seuls ceux qui sont très riche peuvent décider d'êtres fous"

Nous nous étions les anges,enfin je crois, et Martin le très riche.

Quoi il en soit, chaque fois que je lis tel ou tel communiqué de SM (non pas sado maso, quoi que des fois il faut l'être pour lire de tel tonrchon), les cheveux se dressent sur ma tête ( si si j'en ai), comment peut-on croire de tels absurditées et dire qu'il y a des fous qui y croient,

AHHH tient, Martin serrait alors le ROI DES FOUS????

Vous avez raison mes amis(es), Martin et fous.

Voilà je retourne dans ma douce folie, la mienne, bien à moi, pas la sienne.

Salutations à vous tous.

septembre 13, 2007 7:50 PM  
Anonymous oignon rouge said...

PS rapport MH

Autre chose que j'ai oublié ( mon post avait disparu, sans doute erreur de ma part, j'ai dû le reconstituer )

"la capacité d'autocritique " des participants que MH réclame : pure projection, culpabilisant et attaquant l'autre, concernant ce que lui-même est absolument incapable d'accomplir.
Déstabiliser, discriminer, abaisser l'autre.

Manipulation, manipulation. Bien consciente je crois. Technique éprouvée. Pas si fou...mais tellement tordu et pervers.

Bon, ça fait depuis 14 h30 que mon post ne passe pas !!?? ...problème quelque part.J'essaye encore.

septembre 13, 2007 8:05 PM  
Blogger Karl said...

@Gromouer

Personnellement, j'avoue ne pas partager ce propos:

"Il fait/fera des émules.
L'aisance avec laquelle il a pu faire ce qu'il a fait en dit long sur les compromissions en cours."

Au contraire, grâce à ce que les Boillat ont fait, et grâce à ce que nous avons fait, son aisance s'est vu très contrariée, et la chute de Martinou, à laquelle il faudra donner bien de la publicité, fera réfléchir à 2 fois les personnes dans son genre. Bien sûr, une victoire, à part en sport, n'est jamais acquise, ni jamais totale, mais nous aurons tout de même montré que, pour David que nous sommes, les Goliaths de l'argent ne sont pas invulnérables.

Enfin, chacun son avis :)

Merci à tous pour vos commentaires!

septembre 14, 2007 12:49 AM  
Anonymous Anonyme said...

Un vrai plaisir de vous lire

Alors-là, mes amis, vous avez fait fort avec vos messages de mercredi !

C'est un ravissement de vous lire; vos analyses sont tellement pertinentes.

Notre Martinou en prend pour son grade !

septembre 14, 2007 8:28 AM  
Anonymous Anonyme said...

Dans le JDJ de ce matin :

"Swissmetal, Hellweg reste à la barre.
Dans son édition d'hier, le quotidien gratuit Cash Daily annonçait en titre le départ prochain de Martin Hellweg de son poste de CEO de Swissmetal. Hier, la direction a fermement démenti l'information, parlant d'un «malheureux choix de titre conduisant à des incompréhensions». Elle rappelle que l'engagement de Martin Hellweg sera terminé lorsque l'entreprise sera durablement sur le chemin de la croissance et du profit». A en croire des sources internes à l'usine de Reconvilier, on en suit pas le chemin: le groupe aurait été contraint de mettre ses stocks en gage pour obtenir de nouvelles lignes de crédit. /pho-c"

On attend la suite avec impatience!

septembre 14, 2007 10:52 AM  
Anonymous Anonyme said...

A Gromouer

Que de vérités dans ton message et encore, si on le voulait, on pourrait dénoncer sur des pages et des pages toutes les brimades et les injustices dont le peuple est victime de la part de tous les ripoux qui nous gouvernent, à savoir requins de la finance, politiciens, fonctionnaires, magistrats, etc)

Il serait intéressant que des sociologues, psychologues et autres psychiatres nous expliquent les raisons de l'apathie des citoyens.

Alors, Gromouer, toi qui sent si bien les choses, fait nous un petit plaisir, donne-nous ton point de vue sur cet état de léthargie des Helvètes !

septembre 14, 2007 2:15 PM  
Blogger gromouer said...

@Karl
Je disais:
Il fait/fera des émules...
La remarque concernait principalement les "décideurs" (ou les "arbitres") financiers, politiques, économiques et industriels de notre belle démocratie...

Je partage ton point de vue pour ce qui est de la contrariété infligée au plan de route de Martin Hellweg et consorts, mais ce n'était pas mon propos.
J'aurais dû être plus clair.

septembre 14, 2007 4:40 PM  
Blogger gromouer said...

@anonyme de 2:15

A propos des causes de la léthargie des Hélvètes...

Je suppose et je suppute mais j'en sais rien.

La propension à vouloir s'identifier à ses chefs pour ne pas avoir peur?

Les chats sont perturbés quand on déménage leur gamelle. On leur ressemble?

septembre 14, 2007 4:51 PM  
Blogger Rigueur said...

Ce n'est pas aussi claire et nette cette histoire d'une fin (éventuelle et probable) du mandat de Martin Hellweg, annoncé (volontairement ou pas) par le concerné lui-même.

Primo, on parle de quel mandat, du CEO ou du Conseil d'Administration?

Secundo, peu importe de quel mandat il s'agit, n'oublions pas que Martin Hellweg est connu (du moins officiellement et surtout dans son milieu) comme un expert de la restructuration (turn around). Or, malgré la soi disant crise de crédits à risque (suprime), l'économie réelle n'est pas encore en crise (peut-être bientôt, mais pas encore). Par conséquent, Martin Hellweg aura beaucoup de mal à trouver un autre boulot (ou une autre victime, si vous voulez bien) si tôt. Parce que ce milieu a besoin de restructuration seulement en période de crise pour regagner l'option du grand public.

Ce qui nous conduit à la question du comment la fin du mandat. Par exemple, pour utiliser un language politiquement correct, quitter Swissmetal de son plein gré ou par exemple "a été remercié".

Conclusion (une des possiblités à choix):
1) Hellweg est en train de faire pression sur ses amis investisseurs, style LAXEY, pour qu'ils continuent de lui faire aveuglement confiance. Plus la connerie est grosse, plus il est facile de piéger ses soi-disant copains, amis - partenaire (reconnaissons que Hellweg est plutôt fort dans ce jeu).
2) Hellweg est en train de préparer l'option de son milieu pour un futur proche de son éviction de Swissmetal.

A la prochaine mes amis

septembre 14, 2007 8:46 PM  
Anonymous oignon rouge said...

@ rigueur

CONCERNE : Départ MH, INTERVIEW

Bon, j'ai écouté déjà hier l'interview signalée par un voisin (merci !!! ) et réécoutée à nouveau ce soir, elle est toujours en ligne et c'est sur elle qu'il faut se baser je crois.

MH paraît très détendu, très à l'aise et souriant, mais il parle vraiment très très vite, pas facile de tout saisir, vu le vocabulaire économique et aussi divers concepts que je ne maîtrise pas- voici les éléments que j'ai relevés :

1) il se déclare très clairement ( suite à la question du journaliste ) comme un "spécialiste du turn-around " et avoue que cela lui plaît ( il parle plus tard de son expérience avec Keramik Laufon, à 29 ans...)

2) concernant SM, il dit que le but de son job de turnaround manager est de laisser une entreprise stable, qui ne fait plus de "yoyo tous les trois ans " ( je cite), ce qui lui semble inacceptable- et déclare qu " il sait ce qu'il est capable de faire et ce qu'il n'est pas capable de faire " et à une autre question du journaliste, il affirme être déjà dans la seconde phase de ce travail de réhabilitation, plus tard il déclarera que dans le cas de SM, il s'agit d'un refinancement.

3) concernant Swissmetall, à la question posée " A quand votre départ ?" il répond que, en tant que VERWALTUNGSRAT ( = membre du CA ) il lui faut pouvoir regarder les investisseurs dans les yeux et leur affirmer "OK, l'entreprise est profitable " - "pour le moment ce n'est pas le cas, mais nous y travaillons " dit-il, et il peut donc envisager son départ dans environ 5 ans, mais peut-être plus tôt.
Il a aussi dit que le but visé est l'indépendance de SM, mais que si quelqu'un le souhaitait dans son portefeuille, ce n'était pas tout à fait entre leurs mains. ( C'est du moins ce que j'ai compris !)

Après ce départ supputé, il déclare vouloir faire une pause d'un certain temps pour se reposer...et ensuite repartir ailleurs en tant que spécialiste d'entreprises en crise.

La fin de l'interview est assez comique et intéressante concernant ce qu'il voudrait réaliser, le journaliste lui demande s'il souhaiterait se profiler comme CEO dans une très grande entreprise. Nestlé n'est pas encore dans son collimateur !!!

Question : existe-t-il un moyen de conserver cette interview et de mieux l'étudier que je ne suis capable de le faire ?

Amitiés

septembre 15, 2007 12:44 AM  
Blogger Karl said...

J'ai aussi regardé l'interview. La fin est encore plus comique que ça, si je l'ai bien comprise: Hellweg dit qu'il a beaucoup d'admiration pour les gens qui font tourner des entreprises comme Nestlé, mais qu'en gros ce n'est pas son "truc", parce que son "truc" à lui, ce sont les périodes de crise. Presque sous-entendu qu'il maîtriserait la gestion d'un Nestlé, mais que ça n'est pas le genre de chose qui le motive. L'auditeur connaissant Martinou relèvera surtout que lesdites périodes de crise lui permettent de masquer son incompétence crasse!

Et tout l'interview peut se comprendre dans ce double niveau: d'un côté, la façade clinquante, et de l'autre, une réalité bien moche. Oserais-je le dire? A mon avis, l'interview de Martinou s'écoute comme se regarde le pseudo rapport financier que j'ai créé. Il y a un téléscopage de ces deux documents que je trouve assez ironique: dans le pseudo-rapport, sans avoir une image de la réalité -grossie, certes!- sous les yeux (Swissmetal en flammes) on peut s'imaginer que des expressions comme "casser la baraque" ou "péter le feu" recouvrent des évènements strictement positifs. Mais, le décor donne un tout autre sens aux mots...

Rigueur, voilà environ une année, parlait de Martinou comme d'un "poker face": eh bien, ça ne s'est pas démenti!

Cela dit, je souscris tout à fait aux interprétations de Rigueur. Il me semble qu'il y a un peu des deux: Martinou cherche d'un côté à se recaser, sentant certainement le couteau lui appuyer sous la gorge (qui sait, peut-être est-ce une banque, ou Laxey, qui tient le couteau...). D'un autre côté, comme il a l'habitude de le faire, il joue certainement à "c'est moi ou la catastrophe". C'est ce qu'il fit pour pousser le CA à licencier MM. Dupont et Villemin et là, il y a lieu d'envisager encore une fois cette possibilité.

Quoi qu'il en soit, on peine à croire à une véritable erreur sur le titre de l'article, qui annonçait le départ de Martinou. Simplement, mais c'est une hypothèse, le journaliste n'aura-t-il pas saisi qu'il fallait faire transparaître la chose sans la dire.

septembre 15, 2007 2:35 AM  
Blogger jb.zonez.ch said...

Voici un lien à une page qui contient l'article en allemand ainsi que l'interview filmée.

Le communiqué de presse de Swissmetal (titre inapproprié laissant penser que M. Hellweg cherche de nouveaux "challenges") figure également en fin de page.

septembre 16, 2007 10:35 PM  
Anonymous Petit Ours said...

Bonjour à tous,

Après un long sommeil me revoilà. A la question de Karl, à quoi peut donc servir cette tuile, voici quelques pistes :

Une tuile anti-big-bang ? possible mais pas efficace.
Une tuile anti conneries ? il en faudrait tellement et SM n’a de toute façon pas les moyens d’acheter la matière.
Une tuile anti-antiMH ? rêve pas trop Martinou, on te lâchera pas !
Une tuile anti-gel ? chauffe Martin !
Une tuile anti-pathique ? de toute façon.
Une tuile anti-rides ? quand tu la ramasses sur la tête.
Une tuile anti-mites ? parfait pour les greniers.
Une tuile anti-constitutionnel : ça c’est déjà plus dans le registre de SM.
Une tuile anti-torchinou ? voilà une bonne idée.
Une tuile anti-acariens ? pas très confortable pour dormir.
Une tuile anti-char ? anti char à bœufs oui.
Une tuile anti-dépresseur ? utile mais pas facile à avaler, peut-être en suppositoires.
Une tuile anti-feu ? là c’est Karl le spécialiste.
Une tuile anti-sociale ? sûrement.
Une tuile anti-dérapante ? les dérapages ils connaissent.
Une tuile anti-tuile ? finalement j’opte pour cette idée, la tuile qui protège de tout… mais ils sont pas assez malins pour la trouver…

septembre 16, 2007 11:12 PM  
Blogger Rigueur said...

Constat amer, mais c'est une idée oubliée lors de mon dernier post.

Si Martin Hellweg quitte Swissmetal demain c'est parce que lui-même et son commanditaire (ou ses commanditaires) sont convaincus - aujourd'hui - que LA BOILLAT est définitivement rayée du marché.

Remarquez la distinction nette entre Swissmetal et LA BOILLAT de ma part.

Bonne journée à vous!

septembre 17, 2007 7:09 AM  
Anonymous oignon rouge said...

@ Karl

Concernant Nestlé : c'est aussi ce que j'avais cru comprendre en gros, merci de le confirmer ! la question du journaliste était marrante, en tous cas MH l'a prise au premier degré avec son autosatisfaction céleste, pardon - intergalactique

@ petit ours

quel plaisir de te lire de nouveau ! que de tuiles et quelles tuiles :-)
que dis-tu d'une tuile aux amendes bien salées pour MH -et d'une tuile aux amandes à cuire délicatement sur ta tuile anti-feu ?

@ rigueur du 17 à 7:09 AM

Dans ta distinction entre SM et la Boillat, est-ce que cela signifie que tu n'es pas tellement d'accord avec ce que propose Karl dans l'édito : "Le classement sur lequel je parie, en matière de rentabilité, le voici: Boillat, toujours l'usine la moins déficitaire" ?

Amitiés et bonne nuit

septembre 17, 2007 11:52 PM  
Blogger Rigueur said...

@ oignon rouge septembre 17, 2007 11:52 PM

au contraire et non seulement que je suis d'accord avec Karl, mais je sais que c'est la vérité.

N'oublions pas que Martin Hellweg est un personnage très peu rationnel. Je m'explique:

Le mot consolidation a un double sens pour Martin Hellweg.
Extension de Swissmetal est une consolidation de la branche des cuivreux. Fermeture de LA BOILLAT est aussi une consolidation de la branche. Eh oui! L'art du métier de ces gens est une interprétation au bon moment et au bon endroit. Juste pour certains et fausse pour d'autre. Objectif est de gagner (pas seulement de l'argent!) et tant pis pour les conséquenses.

j'espère t'avoir répondu, oignon rouge!

Bonne journée à toutes et à tous!

septembre 18, 2007 7:09 AM  
Anonymous oignon rouge said...

@ Rigueur

Merci beaucoup de m'avoir répondu avec précision, je comprends l'explication et ton amertume bien sûr, que nous partageons tous.

Si l'on part du principe que consolidation = destruction, c'est limpide.

Et sur un plan plus général, une telle vision du monde, une telle distorsion de la "réalité" (en ce cas -ci, le savoir faire qui existait et ses résultats tangibles ) font peur, car elles permettent de tout justifier.

Bonne journée et merci encore.

septembre 18, 2007 12:00 PM  
Anonymous SanA said...

Ce n'est pas la manière de déformer les faits qui doit faire peur, c'est la lecture qu'en font ceux à qui elle est destinée: actionnaires petits et grands, analystes financiers, journalistes économiques et autres "croyants" en la "parole" de ces grands-prêtres du dieu Profit que sont les CEO (et qu'ils servent pourtant souvent si mal, Hellweg en est une sinistre caricature).
Dans le cas du susdit, disons que sa crédibilité est bien érodée et sa parole (sans cesse trahie ou démentie) toujours moins entendue. Il ne peut plus bouger aujourd'hui sans que résonne derrière lui le bruit de ses casseroles.
C'est sans doute ce qui lui fait repousser encore son départ du groupe et envisager une année "sabbatique" (dans le sens des sabbats du Moyen-Age?): qui voudrait encore de cet incompétent "au CV international" pour reprendre l'expression grotesque du grotesque Furrer (qui a lui aussi fait preuve de ses "qualités" derrière d'autres frontières)?

septembre 18, 2007 1:36 PM  
Blogger Karl said...

Après une journée où 3801 action furent échangées, le cours de l'action UMS avait plongé de 50 centimes, soit plus de 2%. Mais c'était sans compter sur l'intervention de superboursicoteurman qui, grâce à un achat de 50 actions à 17H30 a fait remonter le cours à 24 francs 05! L'aide précieuse de ce héros de la SWX aura donc permis de faire regagner 80 centimes à l'action et de boucler en hausse!

Grâce à superboursicoteurman, l'action UMS survole à l'heure qu'il est les basses réalités matérielles et crapahute dans les cieux abstraits de la manipulation des cours. Mais, la tâche de superboursicoteurman est sans fin, et chaque jour, il doit, tel un Sysiphe de l'offre et de la demande, reprendre son oeuvre là où il l'avait laissée.

Merci, superboursicoteurman ;)

Et merci à tous pour vos commentaires!

septembre 18, 2007 7:39 PM  
Blogger Rigueur said...

Qu'on soit actionnaires petits ou grands, peu importe. Dès qu'on veut gagner beaucoup de l'argent et très vite, on a forcément une mémoire très courte. La mémoire est très développée chez les personnes qui ont beaucoup de patience, parole de Rigueur.
Pire, si on a beaucoup de titres dans son panier, le suivi n'est pas aussi évident. Même pour les professionnels dotés de moyens très sophistiqués.
Combien d'actionnaires de Swissmetal se posent-ils encore la question pour savoir si Swissmetal a vendu quelques choses pour l'industrie avionique (train d'atterrissage, ça vous dit quelque chose?) ou autre, comme précédemment communiqué?
-Réponse: O

Bref, Martin Hellweg peut raconter n'importe quoi, tout le monde s'en tape. Ce qui compte dans ce milieu c'est d'anticiper les communiqués à la c$$ de Martin Hellweg pour acheter à bas prix et revendre à prix fort avant la baisse. Et tout de suite derrière, tout le monde oublie que Martin Hellweg a raconté une connerie.

Mieux, s'ils s'entendent entre eux comme
un complot
ou
un délit d'initié
ou
des criminels,
c'est sûr qu'ils peuvent gagner beaucoup et beaucoup d'argent, de mandats (conseil d'administration, consulting, ...)

Ainsi va notre monde. Il a inventé la bourse pour financer notre économie.

septembre 18, 2007 9:47 PM  
Anonymous Anonyme said...

y'en a un qui a eu l'idée folle d'inventer l'école ;-) ...mais qui a eu l'idée d'inventer la bourse ?!

Merci et bonne nuit à tous

septembre 18, 2007 10:14 PM  
Blogger Rigueur said...

La presse parle ces jours des problèmes de la banque NORTHERN ROCK. Ces nouvelles ont elles rappelé quelques chose aux actionnaires de Swissmetal? Y-a-t il au moins un actionnaire qui a demandé à Swissmetal pour savoir où est-ce qu'ils en sont avec leur projet NORTH STAR?

Réponse: Personne

Dans ce sens le blog de Karl et le site de jb constituent un travail de mémoire honorable.

Bonne journée à toutes et à tous

septembre 19, 2007 7:20 AM  
Anonymous oignon rouge said...

MANIFESTE CONTRE LE RACISME

Je me permets de signaler tous azimuts que l'on peut signer ce manifeste en signe de soutien envers les Droits de l'homme sur le site

www.stopracisme.ch

et suis personnellement convaincue qu'il faut diffuser cette information aussi largement que possible face à une dérive inacceptable.

Amitiés

septembre 20, 2007 3:17 PM  
Blogger un voisin said...

Bonjour à tous !

D'après le décors en arrière fonds, l'interview de Hellweg s'est faite dans le cadre des Swiss Equity smdays des 12 et 13 septembre 2007 (on voit en arrière fonds une colonne avec la raison sociale du Swiss Equity Magazin).

Martinou y était déjà présent l'an dernier. Cette année il était accompagné de Simone Simonis, CFO du groupe.

Ces rencontres doivent permettre aux entreprises quotées en bourse de présenter leurs résultats et les perspectives à des investisseurs institutionnels, des analystes, des journalistes, etc.

Sur le site www.smdays.ch on trouve le powerpoint de SM.

Je vous laisse découvrir. C'est intéressant de constater, par exemple, que Swissmetal tente de tromper son auditoir sur l'importance de AVINS. Les différents logos de fournisseurs d'AVINS figurent sur le powerpoint, un peu comme si Swissmetal les intégrait dans son giron. La (con-)fusion est si vite faite ! ... les Lamineries Matthey apprécieront ...

Une courte visite sur le site www.avins.com illustre bien la situation. Seul le graphisme de la première page a été actualisé pour montrer une image plus dynamique de la société. Les autres pages sont toujours "à l'ancienne" et sans aucune mention de son intégration dans le groupe SM.

PS : en constatant que Swissmetal est en fin de liste des entreprises participant à ces smdays (en raison de l'ordre alphabétique), je comprends un peu mieux le choix de la raison sociale Avins... C'est impressionnant de constater que des managers au CV internationnal maîtrisent à ce point-là le classement par ordre alphabétique !

septembre 22, 2007 9:17 AM  
Blogger un voisin said...

Le cours de l'action USM aujourd'hui :

- en baisse : ouverture à fr. 24.50 (cours du soir précédent ... artificiellement soutenu, comme tous les soirs) pour atteindre fr. 23.50 à 11h53 et fr. 23.75 à 13h25.

- clôture en hausse grâce au traditionnel transfert de 17h31 à fr. 24.70.

Tout va très bien Madame la Marquise ...

septembre 25, 2007 5:55 PM  
Anonymous oignon rouge said...

@ jb @ tous

LE TEMPS du 25.09.07, pp. 2 et 3

Dans le cadre d'une analyse sur deux pleines pages, intitulée "DIS MOI OU TU HABITES, JE TE DIRAI POUR QUI TU VOTES"

www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=215541

4 localités ont été choisies ( Bulle, Genolier, le Kreis 5 de Zurich et....RECONVILIER )

Voir ci-dessous le texte de Serge Jubin, et amitiés.

Reconvilier, ambivalences périphériques dans le Jura bernois
Serge Jubin
Mardi 25 septembre 2007

Reconvilier, 2300 habitants, entre Moutier et Tavannes. Entre Montoz et Moron. Entre tradition agricole et industrie de pointe. Difficile de trouver une âme, une identité dans ce village qui longe la route qui le traverse, articulé autour des deux grosses usines Swissmetal.

A Reconvilier, tout paraît ambivalent. Le village tient sa renommée de Chaindon, du nom du hameau agricole contigu. De sa grande foire agricole, le premier lundi de septembre: 550 forains, 40 000 visiteurs, en majorité alémaniques. On idéalise la tradition et le terroir. Mais à Reconvilier, on s'affiche aussi comme d'industrieux travailleurs. Besogneux, minutieux, loyaux. Longtemps à la «grande famille de la Boillat», l'entreprise du village depuis 150 ans, fabrique d'alliages métalliques où l'on produisait les meilleurs laitons du monde, labellisés chez Boeing! La Boillat fut intégrée au groupe Swissmetal. Contre toute attente, en pays protestant, ses employés se sont révoltés. Deux grèves d'ampleur, souvent incomprises. Pas pour améliorer le quotidien, mais pour «sauver le joyau industriel» des griffes spéculatrices d'un financier allemand. Les grévistes ont perdu. Reconvilier s'applique à conjurer les clichés dévalorisants: périphérique, conservateur, déclinant, hermétique à la modernité. Il y a de cela, dans la défense de la tradition, du modèle industriel familial, du produit bien fait, de la minorité francophone bernoise. Mais Reconvilier dit aussi offrir une vie mi-rurale mi-urbaine, à un quart d'heure de Bienne. Le maire, Flavio Torti: «Tant mieux si on nous sous-estime. On en surprendra plus d'un lorsqu'on arrivera!»

© Le Temps, 2007 . Droits de reproduction et de diffusion réservés.

septembre 25, 2007 9:03 PM  
Anonymous SanA said...

@un voisin

J'allais le dire! Cette fois, Superboursicoteurman s'est mis (deux fois) en quatre: 8 transactions simultanées à 17h31.54!!!
Cette obstination à soutenir le cours depuis des jours est-elle la conséquence qu'une acquisition en vue en Inde? Comme le financement de ladite acquisition ne pourra se faire que par une opération du type échange d'actions (SM n'a ni les liquidités ni le crédit pour faire autrement), les voyous qui détiennent aujourd'hui les actions ont tout intérêt à ce que le cours soit le plus élevé possible au moment d'y procéder.

On ne peut qualifier les manipulations boursières de SM autrement que de tricheries. Si le SWX, qui vise ces temps à se "consolider", tient à sa réputation, il ferait bien de remettre MH et son gang sous enquête.

septembre 25, 2007 9:05 PM  
Anonymous SanA said...

@Oignon Rouge

Merci pour l'info.
Reste un point où donner tort au journaliste, d'une manière générale d'ailleurs peu compréhensif lui-même pour la lutte des Boillat. "Les grèvistes ont perdu", décrète-t-il.

D'abord, il est sûr que sans la grève, Boillat serait déjà cet improbable "atelier de finishing" promis par le chacal. Autrement dit, n'existerait plus!

Et puis, si SM bouge encore en vendant son trousseau et à coups d'artifices comptables et de manipulations boursières, combien de temps survivra-t-elle encore? La mort annoncée du groupe sera aussi la victoire des grèvistes.
D'ailleurs, si on en croit Furrer et son grotesque "mémorandum", dans un aveu assez pathétique, c'est la fin de la grève qui a sauvé le groupe.

septembre 25, 2007 9:27 PM  
Anonymous SanA said...

En Birmanie, comme sous toutes les dictatures pourries et en difficulté (pardon pour le double pléonasme), les opposants sont accusés de déstabiliser la nation (et non le régime), d'être manipulés par l'étranger et de nuire aux intérêts d'une population pourtant fort satistaite de ses dirigeants et de ses conditions!
Cela ne vous rappelle rien? Une direction de groupe injustement vilipendée par quelques agitateurs? Un personnel tout acquis à la stratégie de ladite direction et ne désirant que faire son travail en paix? De méchants activistes extérieurs, syndicalistes, politiciens, anciens dirigeants, aussi frustrés que vindicatifs, véritables Goliath acharnés à la perte d'un irréprochable David?

Toute ressemblance avec des événements et des personnes existant (encore, hélas) ou ayant existés (c'est pour bientôt) n'a évidemment rien d'une coïncidence, vous en conviendrez.

septembre 25, 2007 9:49 PM  
Anonymous SanA said...

La dictature birmane marche encore dans les pas de la direction (déboussolée) de SM: elle vient d'instaurer le couvre-feu! Inspirée par la gestapoïsation de Boillat, la délation institutionnalisée, les menaces, le chantage, le harcèlement,les représailles, les miradors électroniques, sans doute recourra-t-elle aussi bientôt aux services de mercenaires allemands... D'autant que MH a des ambitions coloniales dans la région. D'une pierre deux coups?

septembre 25, 2007 10:25 PM  
Anonymous oignon rouge said...

@ sana

Merci pour tous les messages ! Vous êtes très "remonté " ce soir :-) :-)

1) oui bien sûr les grévistes de la Boillat n'ont PAS perdu, Karl le rapelle régulièrement ! Serge Jubin a fait je pense un raccourci malhuereux.

2) les moines birmans sont AUSSI en grève....refus de recevoir les aumônes des militaires, refus de célébrer toute cérémonie les concernant. Et cela représente une belle paralysie, aussi sur le plan symbolique.
Le couvre-feu est un signe de faiblesse. Ils ( la junte) ont aussi coupé Internet ( cela nous rapelle quelque chose.....)
Mais le couvre -feu peut-être aussi le prétexte pour justifier un assaut terrifiant.
Puisse cette junte s'effondrer.

Quant à MH....son tour viendra.

septembre 25, 2007 11:45 PM  
Anonymous ducon du coin said...

Martin faibli, il a vu trop gros, selon TXT licenciment de 146 postes de travail.

On y est bientôt, pourvu que cela dure encore un moment, que l'on puisse savourer....la fin.

septembre 26, 2007 8:48 PM  
Anonymous Anonyme said...

@ducon du coin
146 licenciements:
on savait, c'est juste une confirmation... et peut-être un moyne de rappeler à ceux qui ne sont pas assez obéissants qu'ils pourraient embarquer sur cette charrette-là

septembre 26, 2007 9:51 PM  
Blogger jb.zonez.ch said...

Bonjour,

Le communiqué complet de Swissmetal qui annonce les 146 licenciements pour la fin de l'année dans les secteur de la production directe est disponible ici.

septembre 27, 2007 9:12 AM  
Anonymous marc said...

@Oignon rouge & Sana
Un signal fort que la Boillat à envoyé à tout le pays est qu'il existe dans cette petite vallée des gens qui n'acceptent tout simplement pas de voir leur région broyées par quelques lointains égoïstes. Il y a du Tell chez les boillats. C'est bien là une mentalité dont on peut être fier.

septembre 27, 2007 1:00 PM  
Anonymous SanA said...

Superboursicoteurman a encore frappé: il a fait remonté le cours de l'action de 23.5 à 14:12:54, jusqu'à 24.95 à 17:30:50, soit +1.45 CHF (6.2%). Pour y parvenir, il a procédé simultanément à 6 transactions d'un nombre de titres apparemment aléatoire (entre 80 et 3327) mais pour un total, ô coïncidence, de 7000 exactement!

septembre 27, 2007 6:16 PM  
Blogger un voisin said...

Avez-vous remarqué que Swissmetal a modifié la partie encadrée au bas de ses communiqués de presses (partie consacrée à la présentation de l'entreprise) ?

Jusqu'à fin juillet 2007 on pouvait lire :
"Swissmetal est le leader mondial technologique dans la fabrication de produits à haute valeur ajoutée à base de cuivre ou d’alliages cuivreux, principalement destinés aux secteurs (...)"

et dès août 2007 :
"Swissmetal produit et commercialise dans le monde entier des produits spéciaux de grande valeur en cuivre et alliages de cuivre qui sont surtout destinés à l’industrie dans les secteurs (...) »

Devant la piètre qualité de leur production, ils ont bien dû renoncer à leur prétention de leadership technologique mondial... La valeur ajoutée des produits a disparu pour être remplacée par la grande valeur (elle n’est plus ajoutée, elle est due au cours des métaux !).

Belle dégringolade du "leader technologique" qui devient petit à petit un simple vendeur de métaux produits par des tiers. Pourtant les managers au curriculum international ne reconnaîtront jamais avoir perdu le savoir faire nécessaire en licenciant les cadres et les ouvriers compétents. Avec l'arrivée aux commandes des "spécialistes" venus de Lüdenscheid la situation ne va pas s'améliorer. Le cours de la bourse n'est maintenu artificiellement que par des transactions quotidiennes de complaisance au moment de la clôture de la bourse à 17h31 ... le temps de refiler leurs actions au prix fort à des investisseurs assez naïfs pour les croire … avant la grande plongée du titre et du groupe tout entier.

septembre 27, 2007 8:26 PM  
Anonymous SanA said...

Merci

@Un voisin

pour son observation aussi pertinente que révélatrice!
Les leurres de SM ont semble-t-il tout de même des limites. Changement à rapprocher d'autres événements:

- la perspective d'une éventuelle "acquisition" de cette fameuse Arlésienne asiatique(à financer par échange de participations)
- l'inquiétude que cette perspective suscite à Lüdenscheid (où certains sont suffisamment lucides pour comprendre que la m... qu'ils produisent peut tout aussi "bien" l'être en Inde ou en Chine)
- le soutien du cours de l'action aussi artificiel et trompeur qu'obstiné
- le licenciement supplémentaire de 150 personnes dont à peine 30 pourraient être justifiés par la nouvelle presse (surnommée notamment "le mouton à 5 pattes") et à la fermeture de la fonderie de Boillat
- le licenciement récent de 35 personnes à Lüdenscheid
- l'achat d'ébauches à la concurrence
- la prolongation de la répression gestapiste à Reconvilier
- la réduction des objectifs purement quantitatifs (en tonnes de gros diamètres) chez Boillat (de 40 par jour à 35 et prochainement à 30)
- une facturation nettement insuffisante en août sur les trois sites
- le prochain rapport trimestriel
- l'absence de confiance de la banque du Benelux (qui a pourtant accordé un crédit d'exploitation aux voyous boches qui sévissent à la tête du groupe)illustrée par l'obligation faite à SM de garantir l'achat de métal par les stocks (que MH ne peut donc plus vendre) et les en-cours de fabrication.

On peut considérer que ces gesticulations sont aussi natatoires que dilatoires. SM patauge mais surnage encore. Elle attend désespérément une bouée de sauvetage: un acheteur. On élague les coûts directs à court terme (le personnel, et tant pis pour la capacité de production) pour "améliorer" les ratios, on prétend se "consolider" en Asie, on évite d'effaroucher le chaland et d'apparaître comme trop industriel (c'est compliqué, il faut investir, les rendements de sont pas immédiats).

Mais on a beau nager le crawl, au milieu d'un océan on finit par sombrer. Et quand on ne connaît que la brasse coulée...

septembre 28, 2007 12:24 AM  
Blogger Nabaroch said...

@ tous

Cela sent le weekend, "superboursicoteurman" était pressé aujourd'hui. L'échange interne d'actions a eu lieu à 17h30 et non pas à 17h31 comme les autres jours.

Peut-être un mouvement de panique ?

Bon weekend à tous

septembre 28, 2007 6:18 PM  
Blogger Rigueur said...

Bonjour,

Il y a de la matière dans différents quotidiens de ce jour:

- "Ancien directeur de Boillat, André Willemin contre-attaque." à lire dans QJ et JdJ, voire d'autres encore.

- "Dans l'usine de LA BOILLAT, peu de place pour la politique" à lire dans Le Temps.

Bonne journée

octobre 02, 2007 7:20 AM  
Anonymous oignon rouge said...

PETITION BOILLAT VAUD !!!!!!!!!

ELLE A PASSE , ELLE EST RENVOYEE AU CONSEIL D'ETAT

par 56 voix contre 55

Je vous donnerai bientôt davantage de détails, aussi sur les députés qui se sont battus pour la cause, merci à eux !

C'est une belle victoire, oui. A bientôt.
Amitiés

octobre 02, 2007 6:15 PM  
Anonymous SanA said...

@Oignon Rouge

Que dire? Bravo et merci!!! Mille fois!

Une autre info en échange:
la Coordination Solidarité Boillat (CSB) a tenu conférence de presse ce matin à Reconvilier. Des articles devraient paraître demain. La RSR ayant été présente, elle pourrait en parler aujourd'hui. La séance (une heure et demie) a été vivante, les discussions ouvertes, l'impression générale très positive.

Un représentant de la CSB a été ensuite interviewé en direct sur RJB.

Les mensonges hellwegiens ont été dénoncés, la situation REELLE du groupe exposée. Cette conférence de presse coïncide (heureusement) avec la lettre ouverte de l'ancien directeur de Boillat qui dément les reproches que le "Mémorandum" de SM lui adresse aussi faussement que stupidement.

octobre 02, 2007 6:42 PM  
Anonymous SanA said...

Suite à la conférence de presse de ce matin, l'ATS a émis cette annonce, reprise par Le Temps et par Swissquote:

Swissmetal Boillat: une partie du personnel serait prêt à la grève

ATS - 02.10.2007, 13:47

Une partie du personnel de l'usine Boillat à Reconvilier (BE) serait prête à repartir en grève, a estimé la Coordination solidarité Boillat. Pour ce mouvement de lutte, la situation est plus mauvaise que ne l'affirme le groupe Swissmetal.
"On va essayer d'être moins sage", a expliqué Jean-Guy Berberat, membre de la Coordination solidarité Boillat (CSB). Mais il n'a pas donné davantage de précision. Cet ancien sous-directeur de l'usine de Reconvilier explique que l'état d'esprit des ouvriers va d'une "résignation morbide" à un sentiment de "révolte".
Pour M. Berberat, "une partie non négligeable" du personnel de l'usine serait prête à reprendre la grève. Mais il admet qu'il est difficile d'évaluer son poids. Les ouvriers s'étaient mis en grève à deux reprises pour défendre le site de production du Jura bernois et dénoncer la stratégie du groupe.
Mais la CSB entendait surtout dénoncer la manière de communiquer de Swissmetal, l'accusant de diffuser des informations mensongères. Des accusations formulées à plusieurs reprises par le passé. "Nous voulons donner un éclairage différent que celui de Swissmetal sur la situation de l'entreprise", relève M. Berberat.

octobre 02, 2007 7:24 PM  
Anonymous SanA said...

La plupart des kiosques étant déjà fermés, je pense qu'on peut se permettre de publier les articles qui parlent de la lettre ouverte de l'ancien directeur André Willemin.

Voici celui du JDJ, signé Ph.Oudot:

SWISSMETALL'ancien directeur contre-attaque

Le mémorandum publié cet été par Swissmetal sur son site Internet a fait réagir l'ancien directeur de la Boillat André Willemin. L'homme dont le licenciement, en novembre 2004, avait mis le feu aux poudres et entraîné la première grève. Alors que jusqu'à présent, il s'était tenu à une certaine réserve, le voilà qui sort du bois, étant directement et publiquement pris à partie par Swissmetal. «Je veux rétablir les faits me concernant et préserver ma réputation.» Dans un document diffusé hier, il accuse ses responsables de «manipuler la réalité sur tous les plans» et de faire leur le précepte de Goebbels qui affirmait qu'«à force de répéter les mêmes mensonges, ils finissent par devenir vrais». Ainsi donc, relève André Willemin, Swissmetal l'accuse d'avoir élaboré dans son coin un projet stratégique exigeant une fonderie unique et centralisée à Reconvilier tout comme la nouvelle presse à extrusion, et d'avoir remis ce projet directement au conseil d'administration. Faux!, dénonce l'ancien directeur, puisque c'est à la demande de la direction et parallèlement à son homologue de Dornach qu'il a élaboré «un concept industriel objectif, rationnel, argumenté et chiffré qui, contrairement à ce que prétend Swissmetal, ne comportait aucune exigence. Emettre une proposition, établir un scénario, ce n'est pas exiger!», tempête André Willemin.Quant à l'accusation d'avoir transmis son concept directement aux administrateurs sans en informer la direction, il la qualifie de calomnieuse. Quant au rôle d'inspirateur de la lettre que les cadres de la Boillat avaient adressée au conseil d'administration, il n'en est pas à l'origine puisque «j'ai tenu le rôle de modérateur qui m'incombait. En réalité cette lettre a été suscitée par le comportement pour le moins inapproprié du CEO.»Accusé de dresser le personnel de la Boillat contre la direction et de s'opposer à un nouveau système informatique, André Willemin demande «en quoi avertir la direction et le conseil d'administration d'un risque réel et sérieux est-il non conforme aux responsabilités d'un directeur. Se taire dans de telles circonstances serait coupable à l'égard de l'entreprise, et non le contraire.» Par ailleurs, il assure ne pas s'être opposé à la mise en place d'un logiciel intégré, mais avoir dénoncé «la légèreté et le manque de professionnalisme dans la conduite du projet». S'agissant du mémorandum dans son ensemble, il constate qu'il tient plus de la propagande que de l'éclairage auquel il prétend et ne cherche en fait qu'à dégager le CEO de ses responsabilités. Enfin, l'ancien directeur annonce qu'il se réserve la possibilité de poursuivre pénalement et civilement la société «en raison de ses assertions publiques calomnieuses et répétées à mon encontre». /pho

Et voici celui du QJ:

Ancien directeur de Boillat, André Willemin contre-attaque.

Mis en cause nommément dans le «mémorandum» publié en juillet par Swissmetal pour éclairer les événements liés au conflit de Reconvilier, l'ancien directeur de Boillat André Willemin réfute les accusations dont il y fait l'objet.
Le groupe métallurgique l'accuse notamment d'avoir exigé une fonderie centralisée à Reconvilier (ce qui aurait impliqué la fermeture de celle de Dornach), d'avoir exigé encore l'installation chez Boillat de la nouvelle presse à extrusion, d'avoir refusé l'introduction du nouveau logiciel informatique SAP et d'avoir menacé que les cadres et tout le personnel de Reconvilier pourraient se dresser contre la direction du groupe.
André Willemin nie en bloc ces affirmations. Il n'a rien exigé mais a simplement présenté un concept industriel objectif, rationnel, argumenté et chiffré. Il ne s'est pas opposé au logiciel intégré mais s'est plaint de la légèreté et du manque de professionnalisme dans la conduite du projet. S'agissant du risque de conflit, il estime qu'il était de son devoir d'avertir la direction de Swissmetal puisque ce risque était bien réel.
L'ancien directeur de Boillat n'a pour intention que de rétablir la vérité des faits et de préserver sa réputation. Il se réserve d'ailleurs la possibilité d'engager des poursuites pénales et civiles contre les assertions publiques et calomnieuses de Swissmetal. (do)

octobre 02, 2007 7:39 PM  
Anonymous SanA said...

"Superboursicoteurman" est aussi attentif qu'impitoyable. Une vente de 500 actions ayant fait reculer le cours de 26 à 25.75 à 16:40:12, il réagit (assez mollement, il faut dire) avec 4 transactions à 17:30:41, pour faire remonter le titre à 25.90.

Après ça, un bon pétard pour retrouver sa lucidité...

octobre 02, 2007 7:51 PM  

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home